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La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire

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Bienheureux Martyrs de Septembre

Bienheureux Martyrs de Septembre Fête le 2 septembre

 

         Le 26 août 1792 paraît le décret suivant de l’Assemblée Nationale : « L’Assemblée Nationale, considérant que les troubles excités dans le royaume par les prêtres non assermentés est une des premières causes du danger de la patrie ; que dans ce moment où tous les français ont  besoin de leur union et de toutes leurs forces pour repousser les ennemis du dehors, elle doit s’occuper de tous les moyens qui peuvent assurer et garantir la paix dans l’intérieur, décrète qu’il y a urgence. » Ce décret déclenche l’arrestation à Paris de plus de 300 prêtres, religieux, séminaristes, évêques. Ils sont entassés dans les prisons de l’abbaye de Saint Germain et de la Force, puis u couvent des Carmes et au séminaire Saint Firmin.


        
Le 31 août, le député Tallien déclare à l’Assemblée : « Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence. » Du 2 au 5 septembre ont lieu d’ignobles tueries dûment programmées, menées par des hommes de mai recrutés par la Commune et salariés par les ministres Roland et Danton. L’Eglise a jugé, après étude de chacun des cas, que 191 fidèles avaient été massacrés en haine de leur Foi et à cause de leur attachement à l’Eglise catholique et les a béatifiés : 3 évêques, 121 prêtres, 3 séminaristes, 60 religieux dont un Frère des Ecoles Chrétiennes et 4 laïcs : Sébastien Desbrielles, maître d’école, Louis-François Rigot, sous-sacristain, Charles-Régis-Mathieu de la Calmette, comte de Valfrons, ancien officier du régiment de Champagne, Jean-Antoine-Joseph de Villette, chevalier de Saint-Louis, ancien officier.


        
En les béatifiant, le 17 octobre 1926, Pie XI soulignait que ces hommes avaient pu « brûler toutes es étapes pour s’élever au rang le plus glorieux, par le geste le plus fastueux qui soit consenti à la pauvre nature humaine : le sacrifice de la vie à la vérité, à la dignité des âmes, à l’honneur de Dieu.»

Association pour le Xvème centenaire de la France

Le livre des Bannières Tome I p.394

 



Bienheureux Martyrs de Septembre

 

victimes de la Révolution française (en 1792)

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.


Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au-dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin. " Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés " écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.


Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. 86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.

 



Saints Martyrs de Septembre

(+ 1792)


Ils sont 191 : 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées : les Carmes, l'Abbaye, la Force.


Le 2 septembre 1792, elles sont investies par des "sans culottes" exaltés. Les assassinats qui inaugurent le carnage sont suivis d'un simulacre de jugement :" J'appartiens à l'Eglise catholique, apostolique et romaine." A ce titre, exécution immédiate. Plus d'un millier d'entre ces prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d'entre eux on a pu établir qu'ils sont morts certainement à cause de leur foi, mais tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ.


- Parmi eux, plusieurs Eudistes trouvèrent la mort et certains subirent le martyre dans la tourmente révolutionnaire; il s'agit des bienheureux François Louis Hébert, Claude Pottier, supérieur du Séminaire de Rouen, et François Lefranc, supérieur du Séminaire de Coutances, massacrés aux Carmes.


- Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu'au XX° siècle: La Révolution (1791-1794)


- Parmi ces martyrs, le diocèse de Quimper et Léon honore plus particulièrement les Bienheureux Claude, Vincent, Nicolas et François.


- le diocèse de Bayonne honore le Bienheureux François Dardan, texte de soeur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron,

extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.3Mo)


- au diocèse d'Evreux, le Bienheureux Jacques de la Lande


- L'association des Martyrs de la Révolution:


Les victimes par ordre alphabétique, par prison, par ordre religieux, par département, par paroisse... Les lieux...


Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.


Abbé Desprez, l’un des martyrs.

Dates de Fête : 2 septembre, Fête Locale

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