La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire
Aussitôt après la mort de sainte Valérie, son culte fut en grand honneur dans toute la contrée. Son corps reposa longtemps au lieu où l’avait inhumé saint Martial, et où le duc Etienne avait fait construire, en son honneur et sous son nom, une somptueuse église, à la gloire du vrai Dieu. Plus tard, à une époque qu’il est impossible de déterminer, ses précieux restes furent transférés dans l’église d’une très ancienne abbaye de bénédictins, appelée Chambon, où ils reposent encore, à l’exception d’une fort petite portion conservée à la cathédrale de Limoges dans un très beau reliquaire. Les prodiges qui se firent au tombeau de la Sainte ne contribuèrent pas peu à rehausser le culte qu’on lui rendait ; ses reliques furent placées dans une chapelle restaurée, et dès lors on vit un nombre de pieux pèlerins accourir à son autel.
Le culte de sainte Valérie se répandit dans toute la France, et sa mémoire était vénérée à Paris dans l’église de Saint Martial, restaurée par saint Eloi au VIIe siècle. Après la tourmente révolutionnaire, une église paroissiale fut élevée dans la rue de bourgogne sous le vocable de sainte Valère, et c’est la même que sainte Valérie, vierge et martyre à Limoges ; cette église a été supprimée et transformée en simple chapelle des catéchismes de la paroisse de Sainte Clotilde, dont la circonscription comprend la plus large part de celle de sainte Valère. Dans l’église de Sainte Clotilde, on voit une chapelle dédiée à sainte Valérie dont la statue est placée au-dessus de l’autel.
Tiré de l’Histoire de sainte Valérie, par le R.P. Ambroise, des Frères Mineurs Capucins.