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La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire

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Ste Valérie, vierge et martyrs à Limoges

 

 

46. – Pape : Saint Pierre. – Empereur romain : Claude 1er.

Prévenue des dons de l’Esprit de Dieu, cette rose produite par les épines resta vierge en sa chair. Office de sainte Valérie.

 

        Comme elle achevait de prier, on entendit une voix d’en haut lui répondre : « Ne crains rien, Valérie, les Anges te contemplent avec ravissement, ils envient ton bonheur, et ils s’apprêtent à te recevoir dans les splendeurs éternelles de Sion ».

        A ces paroles, le visage de Valérie s’illumina d’un brillant rayon, et un reflet lumineux des joies célestes sembla s’abaisser sur elle. Puis la glorieuse vierge ayant élevé ses regards vers le ciel, s’écria : « Mon Dieu, mon Père, je remets mon esprit entre vos mains ». Ayant dit ses mots, elle courba la tête, et le bourreau la lui trancha d’un coup. Au même instant, tous les spectateurs de cette scène émouvante, chrétiens ou païens, virent sortir du corps de sainte Valérie son âme toute éblouissante de lumière comme le soleil, et les Anges la transportèrent au ciel dans un  globe de feu, en faisant retentir les airs de chants harmonieux et de ravissantes mélodies.

        Cependant, alors que le bourreau contemplait avec une secrète satisfaction l’œuvre de destruction et de mort qu’il venait de consommer, il fut surpris, et tout le peuple avec lui, de voir le corps de la bienheureuse martyre se lever de terre, prendre sa tête, prendre sa tête avec ses deux mains, et, comme s’il était encore plein de vigueur et de vie, s’avancer d’un pas assuré à travers la ville et se diriger vers le lieu où était alors saint Martial. Le bienheureux apôtre était allé, dès le matin, à la basilique de Saint Etienne, et il y offrait l’adorable sacrifice, afin d’obtenir à sa chère Philothée Valérie, la force et le courage dont elle avait besoin pour consommer généreusement son immolation et conquérir les palmes glorieuses du martyre.

        S’approchant de l’autel où saint Martial offrait la Victime du monde au Père éternel, elle déposa doucement sa tête à ses pieds et son corps s’étendit sur le parvis sacré. Des gouttes de sang tombées du chef de sainte Valérie s’incrustèrent en quelque sorte dans le marbre de l’autel, disent plusieurs chroniqueurs.

        Sainte Valérie ne se borna point à mettre sa tête aux pieds de saint Martial ; elle voulut aussi laisser en ce lieu une marque indélébile et irrécusable de son esprit d’obéissance et de son martyre, en imprimant les traces profondes de ses pieds sur un marbre qui, retrouvé dans le Xie siècle, fut mis à découvert et exposé à la vénération des fidèles. Cette pierre précieuse, soigneusement conservée pendant plusieurs siècles, était visitée touchée, religieusement baisée par de nombreux pèlerins désireux de participer aux mérites et à la puissante intercession de la glorieuse servante de Dieu.

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