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La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire

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Histoire du Sacré Coeur - Guerre de 70

La guerre 1870-1871.

Les désastres français d’août 1870 font reprendre du service aux Zouaves pontificaux rebaptisés " Volontaires de l’Ouest " sous le commandement du colonel de Charette. Le 10 octobre, ils arrivent au au Mans et le 14 octobre, se consacrent publiquement au Sacré-Coeur en prononçant la formule : " Jésus, Roi immortel des siècles, des peuples et des rois, désirant réparer les outrages que l’impiété vous prodigue dans le Sacrement de votre amour et dans la personne, de votre vicaire, Notre Saint-Père le Pape, je consacre à votre divin Coeur ma personne, ma famille et, autant qu’il dépend de moi, la France, fille aînée de ce Coeur Sacré, et l’Eglise universelle notre mère ".

Le 24 novembre, le général de Sonis est nommé à la tête du 17e corps d’ armée dont font partie les 600 "  Volontaires ". Ce spahi très pratiquant a pour emblème sur son fanion une croix héraldique blanche sur fond bleu mais souhaite un emblème religieux plus marqué. Le ler décembre au cours d’une rencontre avec Charette, ce dernier évoque une bannière portant l’image du Sacré-Coeur et relate son histoire.

Fin septembre, en pleine déroute militaire, deux Bourguignons, l’abbé Victor de Musy et son cousin Louis de Montagu se souviennent du message de Marguerite-Marie assurant que le Coeur de Jésus sauvera la France. Aussitôt l’abbé fait exécuter à ses frais un drapeau du Sacré-Coeur avec l’invocation : " Coeur de Jésus, sauvez la France ! " et demande son envoi au général Trochu, catholique, breton, ayant pour devise : " Avec l’aide de Dieu pour la Patrie ", Trochu, chef du gouvernement de la Défense nationale, assiégé dans Paris, ne peut rien recevoir. La bannière est alors adressée à. M.Dupont, à Tours, où réside la délégation gouvernementale, avec charge de la confier à Charette. CeIui-ci accepte et, alors que l’étendard a déjà touché les reliques de Marguerite-Marie, le fait toucher aux reliques de saint Martin et demande qu’on brode à l’envers cette requête : " Saint-Martin, patron de la France, priez pour nous. " Le 2 décembre 1870 de Sonis change d’avis, la bannière ne sera pas son fanion mais le drapeau du régiment Charette. Appelé au secours le 17e corps de Sonis arrive de Paray à marches forcées.

Le général de Sonis ne pouvant renvoyer les fuyards au combat s’écrie : " Puisque vous ne savez pas mourir pour la France, je vais dépIoyer devant vous le drapeau de l’honneur ! " II demande à Charette de lui apporter la bannière.Trois cents Zouaves suivent le général aux cris de : " Vive Pie IX ! Vive la France. " Cinq cents hommes se joignent à la troupe. L’Elan est irresistible, les Allemands reculent, les Zouaves atteignent Loigny, le drapeau du Sacré-Coeur flotte au milieu de la rue, en tête des assaillants, en pleine mitraille. Mais l’ennemi s’aperçoit de leur nombre, contre-attaque. Cent quatre-vingt-dix-huit Zouaves sont hors de combat, de Sonis et Charette blessés ; l’ étendard du Sacré-Coeur change cinq fois de mains, rouge de sang. Héroïsme inutile ? Le 4 Orléans est perdu, l’armée de la Loire désagrégée.

Pour la première fois dans l’ histoire de France le drapeau du Sacré-Coeur paraît sur un champ de bataille.

Le 17 janvier 1871, les Allemands sont aux portes de Laval . A Pontmain, à 50 kilomètres au nord, la Vierge apparaît à 18 h 45 à des enfants et leur dit :" Priez mes enfants, Dieu vous exaucera dans peu de temps, mon Fils se laisse toucher. " Le 17 janvier, Mgr David, évêque de Saint-Brieuc, adresse un voeu à Notre-Dame d’Espérance ; Mgr Fournier évêque de Nantes promet d’élever une église au Sacré-Coeur si la ville et le diocèse échappent à l’invasion. Le général von Schmidt reçoit l’ordre de se rendre sur la Seine au lieu de pénétrer dans Laval. Ce changement de tactique injustifié, arrêt de la poursuite d’anéantissement, fait dire à Von Schmidt : " C’est fini, nous n’irons pas plus loin, là-bas du côté de la Bretagne une Dame invisible nous a barré la route. "

 


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