La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire
La consécration des soldats.
Cet acte solennel rencontre des difficultés en raison de la vie en première ligne. La préparation se fait par une sorte de retraite avec nombreuses confessions et communions. Chacun s’engage à mener une vie chrétienne, à réinstaller le Christ au foyer. Femme et enfants sont avertis de l’acte et de la promesse par une feuille signée.
Le plus souvent la consécration se fait en groupe, en unités, associée au drapeau du Sacré-Coeur.
"Dimanche 31 mai, le drapeau a été béni à l’infirmerie par un des aumôniers de la division, la cérémonie s’est faite très simplement ; notre capitaine était présent. A l’issue de la messe, Monsieur l’aumônier a béni le drapeau que lui présentait le plus ancien sous-officier de la Cie, puis, avec l’autorisation du capitaine, au nom de nos camarades absents, on a lu la consécration de la compagnie au Sacré-Coeur".
Après la guerre, M. Du Plessis de Grenédan, doyen de la faculté catholique de droit d’Angers, écrit : " Depuis le début de la guerre jusqu’à ma démobilisation, le 25 février 1919, j’ ai constamment arboré, soit au cantonnement, soit dans ma chambre, soit en ligne, dans mon poste de commandement, le drapeau du Sacré-Coeur, contre la paroi de la pièce ou de l’abri, bien en évidence. Quand je logeais à la belle étoile, il était, soit dans ma musette, soit au bout d’un bâton fiché dans le sol. J’ai consacré deux fois, en 1917 et en 1918, mon bataillon au Sacré-Coeur, le jour de sa fête. "
La consécration du fort de Vaux, un bâtiment, montre qu’un lieu considéré comme sanctuaire peut bénéficier de ce rite. Henri Bordeaux dans la Délivrance de Verdun, p. 116, évoque " la première messe de Vaux : quel souvenir inoubliable pour les assistants ! " sans parler du Sacré-Coeur.
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