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La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire

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Le Coeur du Christ - Des origines à nos jours (suite et fin)

France fille aînée de l’Eglise


La future reine de France, Marie Leckzinska, épouse de Louis XV , se révélera être l’une des meilleurs soutiens à la cause du Sacré-Coeur à laquelle elle restera fidèle toute sa vie. C’est en effet sous son influence que fut accordée la fête du Sacré-Coeur à la France par le Pape Clément XIII en 1765.


 

La première fête nationale du Sacré-Coeur fut célébrée le 20 juin 1766 dans tous les diocèses, le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement conformément aux demandes de notre Seigneur.

 


 

Le XIX° siècle


L’image du Sacré-Coeur s’impose également tout au long du XIX° siècle par les rappels fréquents des apparitions de Jésus.


Le Pape Pie IX étend la fête du Sacré-Coeur à toute l’Eglise et en 1875, il lui consacre toute la catholicité.


L’une des trois demandes à la France a pu s’accomplir, à savoir la construction d’un édifice consacré au Sacré-coeur : ce sera la Basilique du Sacré-coeur de Montmartre.


L’idée en est lancée avec le voeu national du 11 février 1871, à l’initiative de deux députés et de plusieurs ecclésiastiques. Le voeu national sera approuvé par le Pape peu de temps après.


Le 18 janvier 1872 , Mgr Guibert de Paris, prononce officiellement le voeu national : "C’est là (sur la colline de Montmartre), écrit-il, que Saint-Denis et ses compagnons de martyre ont répandu avec leur sang les premières semences de la foi chrétienne, qui ont fructifiées si rapidement dans la Gaule septentrionale. Ne convient-il pas qu’un temple, élevé pour la protection divine sur la France et particulièrement sur la capitale, soit placé dans un lieu qui domine Paris et qui puisse être vu de tous les points de la cité, ce sera tout ensemble un monument d’expiation pour les fautes commises et l’expression d’une supplication générale pour que les jours de nos épreuves soient abrégés ».

Le 24 juillet 1873, la chambre des députés adopte un projet de loi déclarant d’utilité publique la construction d’une Eglise sur la colline de Montmartre. La construction ne sera achevée qu’à la fin de la première guerre mondiale.



 

 

Le XX° siècle


Le Sacré-coeur est le symbole de ralliement des défenseurs de l’identité religieuse rassemblés autour de l’Eglise et en 1905, l’assemblée générale des évêques de France lui consacre solennellement le pays. Le père de Charles de Foucauld (1858-1916),  a été porter au fin fond du désert africain cette image du Sacré-Coeur qu’il arborait ostensiblement sur sa bure.


En se retirant seul dans ses contrées lointaines et perdues, il entendait bien poser la première pierre d’une conversion ultérieure des touaregs au milieu desquels il vécut, et à travers eux, de tous les peuples colonisés d’Afrique du Nord.


" Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Ecrivait-il. Si elle n’en fait pas, la présence du Saint-Sacrement en fait certainement beaucoup : Jésus ne peut être en lieu sans rayonner." C’est encore l’image du Sacré-Coeur qui est peinte sur le mur de sa chapelle construite en plein désert, au dessus de l’autel. C’est bien par le Sacré-Coeur et la Sainte Eucharistie que le Père de Foucauld veut faire agir Notre Seigneur.


Le 25 mai 1917, les cardinaux, archevêques et évêques réunis prononcent solennellement le voeu suivant : " Afin de répondre complètement à la demande formulée par notre Seigneur à Paray le Monial, afin d’obtenir la prompte victoire de nos armées et la régénération chrétienne de notre patrie, nous, Cardinaux, archevêques et évêques de France, nous nous engageons, par ce voeu, en notre nom et au nom de tous nos successeurs, à faire célébrer solennellement, chaque année, à perpétuité, dans toutes les églises et chapelles de nos diocèses, la fête du Sacré-Coeur au jour qu’il a lui-même indiqué, c’est à dire le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement. »


Aujourd’hui , le Sacré-Coeur n’en reste pas moins l’une des manifestations les plus éclatantes de l’amour divin comme le rappelait le pape Jean-Paul II lors de sa visite à la basilique de Montmartre le 1 juin 1980 : "Nous sommes à Montmartre, dans la basilique du Sacré-Coeur, consacré à la contemplation de l’amour du Christ dans le Saint-Sacrement. Nous venons ici à la rencontre du coeur transpercé pour nous, d’où jaillissent l’eau et le sang.


Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son coeur comme la source de notre rédemption. A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé de l’amour de ce coeur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé."

Nous laisserons la conclusion de ce raccourci historique au pape Léon XIII "

Aujourd’hui apparaît à nos yeux un signe divin et de suprême espérance, à savoir le Sacré-Coeur surmonté de la croix et tout brillant au milieu des flammes. C’est de lui qu’il faut solliciter et attendre le salut des hommes. »

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