La vie des Saints, les pèlerinages sur la sainteté, le vie de l'église, la vie missionnaire
Au IIIème siècle, après les différentes persécutions qui déciment les chrétiens et notamment ceux de Lyon, le christianisme naissant se trouve très affaibli en Gaule. Pour remédier à cette situation, le pape prépare une mission nombreuse composée de sept évêques : Gatien, Trophime, Paul, Saturnin, Austremoine, Martial et Denis. Ce dernier se fixe à Lutèce, établit un clergé et fait bâtir une chapelle sur l’emplacement d’un temple de Jupiter au lieu même où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de Paris.
Après quelques années passées à répandre l’Evangile, de nouvelles persécutions éclatent : celle de Dèce en 250-251, puis celle de Valérien en 258. Denis comparait avec Eleuthère, un de ses prêtres, et Rustique, son diacre, devant le préfet des Gaules. Ils subissent le supplice du fouet, mais confessent leur foi avec courage.
Tous les trois ont la tête tranchée sur une hauteur voisine qui deviendra le Mont des Martyrs, Montmartre.
Sur la suggestion de sainte Geneviève, une église en pierre est construite à la place du petit édifice en bois qui marquait primitivement l’emplacement de la sépulture de l’évêque martyr et voyait affluer les pèlerins.
Cette église sera par la suite agrandie aux proportions actuelles. Depuis Clovis, qui choisit le nom de saint Denis pour figurer sur son étendard, tous les rois de France reprendront ce cri de ralliement brodé sur leur oriflamme : « Montjoie Saint Denis ».
La prière à saint Denis, comme à saint Michel a, depuis les Mérovingiens, accompagné partout nos aïeux, dans les bons et dans les mauvais jours pendant que, morceau par morceau, se faisait la France ; C’est près du tombeau de saint Denis que nos rois, conseillés et assistés par lui et après avoir travaillé au bien commun avec les clercs et les nobles, avec les bourgeois et les petites gens venaient, leur dernière heure arrivée, se reposer définitivement.
C’était la sépulture de famille et il se déclaraient ainsi les fils spirituels de l’évêque qui avait fait Paris chrétien.
L’image de saint Denis est bien connue, elle raconte sa mort : le saint est debout et revêtu des ornements pontificaux, il est décapité et porte sa tête dans ses mains.
Saint Denis, toi qui as été malmené dès tes premières prédications dans les Gaules, toi qui, évêque de Paris, as subi la fureur des idolâtres, donne-nous de rester fidèles.
Tiré du Livre 1 des Saints de l’association Bannières 2000