Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Marie.jpeg
" Marthe, pensez-vous que la France ait encore un avenir spirituel ?"
Elle a poussé une sorte de cri et a dit : "Ah, ça j'y crois beaucoup !" Elle l'a dit avec une force dans la voix, comme une jaillissement de son coeur....  
PERE BERNARD PEYROUS   

L’arc-en-ciel de la vocation chrétienne est devenu presque infini ; l’éventail des réalisations de la sainteté le sera tout autant.

Mgr Jean-louis Bruguès, o.p. 

 

Jean-Paul II et la France envoyé par paristocrate 

Biographie de Jean-Paul II envoyé par paristocrate 

Benoit-XVI.jpg 

"La chose la plus horrible dans notre monde aujourd'hui, c'est la communion
dans la main"
(Mère Teresa, 23 mars 1989, dans The Wanderer, Pakistan).

Texte libre

imTOU.jpg 

Joli chemin n’allonge pas 

 Prière ne retarde pas, 

Et aumône n’appauvrit pas.   

 

Sous le pommier,

Proverbes de la Terre,

par Henri Pourrat,

éd Dominique Martin Maurin 

 

 ___________________________ 

J'ai rêvé que la vie est joie.
Je me suis réveillé et j'ai vu

que la vie est devoir.
J'ai accompli mon devoir et

j'ai réalisé que le devoir est Joie.  

Tagore 

JMJ SYDNEY 2008
envoyé par Le_Bon_Larron

 ____________________________

 La science prétend aujourd’hui que l’univers est vide et muet Je ne crois pas que l’univers soit muet, je crois plutôt que la science est dure d’oreille…

L’œil qui scrute, qui analyse,
qui dissèque, doit être réconcilié avec l’œil qui vénère et qui contemple…


Il nous faut apprendre maintenant
à vivre en pratiquant à la fois la science et la poésie ;
Il nous faut apprendre à garder 
les deux yeux ouverts en même temps

Hubert Reeves (Il y eut un matin ) 

 


Saint(e)s envoyé par Le_Bon_Larron 
  

Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel 3, 51 sq, extraits)

Toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur !
Sources et fontaines, bénissez le Seigneur !
Vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur !
Vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur !
A Lui haute gloire, louange éternelle!


"Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon coeur." (3,15)

Archives

30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:57

La Médaille Miraculeuse

 

Les Apparitions de la Vierge Marie N.D. de la Médaille Miraculeuse 140 rue du Bac Paris 75007 Paris Tél : 01 49 54 78 88 Fax : 01 49 54 78 89 – Métro : Sèvres-Babylone - Vanneau

 

Soeur Catherine Labouré s'était couchée pleine d'espoir, ce 18 juillet 1830. C'était la fête du fondateur des Filles de la Charité: Saint-Vincent de Paul... et elle avait avalé la petite relique reçue de la Mère Supérieure en demandant au grand saint la faveur de voir un jour la Sainte-Vierge.

Vers minuit, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit: "Ma soeur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle; la Sainte Vierge vous attend." Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant. La maison est tout illuminée et les portes fermées à clef s'ouvrent facilement sous les doingt de l'enfant.

À la chapelle, Catherine est à peine agenouillée qu'elle entend le froufrou d'une robe de soie. La sainte Vierge est là, resplendissante. Elle s'asseoit dans le fauteuil de l'aumônier, Catherine se jette à ses genoux. Et pendant deux heures, la Vierge Marie parle à Catherine comme une mère qui se confie à son enfant. Catherine a les mains jointes sur les genoux de Marie...

Ensuite, la vie ordinaire, jusqu'au 27 novembre 1830. Ce soir-là, un samedi, vers 17h30 , pendant que les Soeurs se trouvaient réunies à la chapelle pour la méditation, la Sainte Vierge revient.

Catherine l'aperçoit, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s'agite un serpent de couleur verdâtre. La Vierge avait le pied posé sur le bête immonde. Elle dit à Catherine:

"Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier." (N'est-ce pas l'Immaculée Conception? Le démon cherchant à étendre son emprise et Marie qui entrave sa marche en le foulant au pied comme c'est annoncé dans la Bible?)

La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d'une croix d'or. Elle l'offrait à Dieu d'un geste suppliant...(N'est-ce pas le symbole de sa Médiation universelle à côté du Médiateur et de sa royauté universelle?) Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d'anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de tous côtés...Elle dit:

 

"C'EST L'IMAGE DES GRÂCES QUE JE REPANDS SUR LES PERSONNES QUI ME LES DEMANDENT..." Et pour expliquer les pierres qui ne projettent pas de rayons. Elle dit: "C'EST L'IMAGE DES GRÂCES QUE L'ON OUBLIE DE ME DEMANDER." À ce moment, se forme autour de la Vierge un tableau ovale sur lequel Catherine voit apparaître en lettres d'or: "Ô MARIE CONÇUE SANS PECHE PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS! "...

Puis le tableau paraît se retourner. C'est le revers de la médaille: un grand M, initiale de Marie, surmonté d'une croix. Au-dessus, les deux Coeurs: celui de Jésus, couronné d'épines; celui de Marie, percé par le glaive...douze étoiles entourent ce tableau.

Catherine mourut 46 ans apès les apparitions sans jamais avoir révélé son secret à d'autres qu'à son directeur...Son corps, parfaitement conservé, est dans la chapelle des apparitions, sous la statue de la Vierge au globe.

 

SYMBOLISME DE LA VISION DU 27 NOVEMBRE

Premier symbole: Le serpent

Le premier et le plus apparent de ces divers symboles est " un serpent de couleur verdâtre, avec des taches jaunes" que Soeur Catherine a remarqué sous le pied de la Vierge qui l'écrase.

La piété populaire ne se trompe pas, en désignant sous ce geste le privilège de l'Immaculée-Conception, ainsi que l'a démontré un artiste catholique, Maurice Vlogerg. "La prédiction de la Genèse est à l'origine de cette symbolique. On connaît le texte biblique; "Je mettrai une inimitié entre toit et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci te meurtrira à la tête et tu la meurtriras au talon." (Genèse 111,15)

Qu'on rapporte l'acte d'écraser le serpent à la Femme, suivant le texte de la Vulgate, ou, conformément à l'original hébreu, à la postérité de la Femme, c'est-à-dire le Messie, l'oracle proclame de toutes manières le triomphe de Marie sur la Bête." (La Vierge, notre médiatrice, p.10 Editions Arthaud, Grenoble.)

Saint-Pierre Fourier, au XVIIe siècle, "répandait des médailles où le serpent, placé plus bas que le pied de Marie, encerclait de sa tête jusqu'à sa queue le globe du monde." Trait vraiment bien choisi pour attester que la Mère de Dieu échappe à la malédiction universelle.

Marie semble avoir approuvé cette image, car c'est la même dont la soeur Catherine Labouré vit l'empreite sur la Médaille miraculeuse.(1830). Depuis cette apparition, le thème iconographique de la Vierge au reptile est fixé pour longtemps." (Vlogerg, ibid.p.58-69)

 

Deuxième Symbole: La robe

La Vierge est habillé de blanc vêtue d'une robe de soie "blanche aurore", montante, manches plates, taillée "à la Vierge", c'est-à-dire dans la simplicité qui épouse au cou, aux épaules, aux bras, directement les formes du corps.

Ce deuxième symbole n'évoque-t-il pas l'autre aspect, l'aspect positif de l'Immaculée Conception, à savoir la première grâce, la sainteté initiale du Coeur de Marie? L'introït de la Messe du 8 décembre place, en effet sur les lèvres de l'Immaculée, ces paroles d'Isaie: "Je me réjouirai avec effusion dans le Seigneur et mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu, car il m'a revêtue des ornements du salut, il m'a enveloppée du manteau de justice, comme une épouse parée de ses joyaux." (Isaie, 61, v.10)

 

Troisième Symbole: Le voile

Un voile blanc couvrait la tête de l'Apparition et descendait de chaque côté jusqu'aux pieds.

Ce voile paraît bien signifier la consécration virginale du Coeur Immaculée de Marie. L'usage du voile, dans l'Eglise, est spécialement réservé aux vierges qui se donnent à Dieu dans la vie religieuse.

Peut-être pourrait-on y voir aussi une image de la "Vierge au manteau", de la Mère de miséricorde, de la toute-puissante intercession de Marie, telle qu'on la représentait avec les sarcasmes de la Réforme. "Méprisée des esprits forts et des coeurs durs, l'image fut délaissée par l'art et la dévotion," (Vloberg, p.129). Marie aurait-elle voulu, sous ce symbole, introduire l'idée de sa Médiation, qu'elle va préciser plus loin jusqu'à l'évidence?

 

Quatrième Symbole: La figure, les yeux

La figure, bien découverte, si belle que la voyante n'en pouvait dépeindre ou exprimer la beauté ravissante, révèle l'éclat des vertus et privilèges de Marie, au cours de sa vie mortelle.

Les yeux, tantôt élevés vers le ciel, tantôt baissés, sont le symbole scripturaire de la piété, du recours à Dieu, surtout au milieu des dangers.

 

Cinqième Symbole: Le Globe d'or

Que faut-il entendre par cette boule d'or, surmontée d'une petite croix d'or, que Marie portait dans ses mains et offrait à Dieu?

Ce globe, si proche du Coeur de chair de l'Immaculée, ne pourrait-il figurer l'âme, le Coeur de Marie Elle-même: sa charité envers Dieu et envers les hommes, sa maternité divine et spirituelle; son fruit par excellence, la Rédemption du monde ? Tel le tabernacle de l'ancienne alliance, recouvert de lames d'or, au dedans et au dehors, auquel on a souvent comparé le Coeur de Marie.

Ce globe surmonté de la Croix symbolise aussi les âmes renfermées dans le Coeur de la Vierge et purifiées par le sang de Jésus qui y prend sa source. "Cette boule que vous voyez représente le monde entier, la France particulièrement et chaque personne en particulier." (Témoignage de soeur Catherine)

Si l'on parle du globe terrestre entre les mains de la Très Sainte Vierge, cette terre, entrevue par la voyante de 1830, ne serait-elle point la terre virginale, bénie et sacerdotale, dont parle l'Hymne de Sexte, au petit office de l'Immaculée Conception, c'est-a-dire le Coeur Immaculée de Marie sur lequel est planté l'arbre de la Croix, par opposition à la terre maudite, qui est sous les pieds de l'apparition, terre qu'enveloppe de ses replis tortueux l'infernal serpent?

Saint Grignion de Montfort déclare à plusieurs reprises : "Je dis avec les Saints: Marie est le paradis terrestre du nouvel Adam...,elle est cette terre vierge et bénie, dont Adam et Eve pécheurs ont été chassés; elle ne donne entrée chez elle qu'à ceux et celles qu'il lui plaît pour les faire devenir sants." (Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge no.6,45.)

 

Sixième Symbole: Les mains étendues

Le globe a disparu, les mains se sont étendues, dans l'attitude reproduite par le Médaille miraculeuse. C'est cette attitude que reproduira la Sainte Vierge, à Lourdes, au jour de la gande apparition (25 mars 1858); c'est celle que Marie prendra encore, durant l'apparition de Pontmain (17 janvier 1871), au témoignage réitéré de Joseph Barbedette, l'un des petits voyants devenu Oblat de Marie Immaculée.

Que signifie cette attitude? Quel est le symbolisme de cette extension des bras et des mains?

Marie, à n'en pas douter, veut affirmer par ce geste le fait de sa céleste médiation, de son intercession, de sa prière.

"Un fort mouvement s'est fait sentir, ces derniers temps, en faveur de cette consolante vérité, à savoir que toutes les grâces nous viennent par l'intercession de Marie, passant pour ainsi dire par ses mains maternelles", écrivait, en 1928, le cardinal Lépicier dans son ouvrage, édité à Rome, sur la Vierge Immaculée, Corédemptrice, Médiatrice (p7).

Et il ajoutait: "Depuis que cette Mère miséricordieuse a daigné se faire voir à Catherine Labouré, dans la chapelle des Filles de Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, les mains étendues dans l'acte de faire pleuvoir d'abondantes grâces sur le genre humain, la confiance dans la bonté et la puissance sans limites de cette très aimable Mère a été croissant au sein du peuple chrétien, à telle enseigne que, de nombreux endroits, sont parvenus au Siège Apostolique des supppliques pour cette vérité de la médiation universelle de Marie soit définie comme dogme de foi". (ib.)

 

Septième Symbole: Les anneaux, les rayons

La Vierge porte, à chaque main, quinze anneaux, revêtus d'autant de pierreries, d'où jaillissent de toutes parts des rayons proportionnés, "de manière que l'on ne voyait plus les pieds de la Sainte-Vierge."

Quelle est la signification de ces quinze anneaux ornés de pierreries?

 

On peut y voir, avec le P.Gasnier, o.p., un symbole des quinze mystères du Rosaire. "L'émouvante randonnée de Notre-Dame du Rosaire commence à Paris, chez les Filles de Saint Vincent de Paul, rue du Bac. Là elle évoque sa médiation et, nous montrant ses mains ornées de quinze anneaux desquels ruissellent des flots de grâces, elle laisse entendre de quelles richesses sont chargés les mystères du Rosaire." (Rosaire et Apparitions mariales,p.4) À Lourdes, l'Apparition demande à Bernadette de venir durant quinze jours; à Pellevoisin, elle fera pareillement quinze visites à Estelle Faguette.

Il y a plus et "l'histoire va nous fournir une donnée complémentaire qui renforce l'interprétation. Dans bien des foyers, on conserve, dans le coffret des souvenirs de famille, un anneau semblable à ceux qui paraient les doigts de la Vierge de la rue du Bac. C'est le chapelet dont se servait un lointain aïeul. (Les scouts ont repris cet usage. Ils portent, pendu à leur ceinture, cet anneau-chapelet moins encombrant que les cinquante grains). En 1830, c'était l'instrument dont on se servait pour compter les AVE du Rosaire. L'on passait à l'index de la main droite cet anneau recouvert de dix grains ou perles, et avec le pouce de la même main, on le faisait tourner pour scander les dizaines. C'était donc bien un rosaire complet de quinze dizaines que Notre-Dame portait à chacune de ses mains. Et par conséquent c'est à la prière du Rosaire que doit s'appliquer le symbolisme de cette scène. Le Rosaire lui plaît tellement qu'elle s'en revêt comme d'une parure. Par-dessus toutes les autres prières il a tant d'efficacité qu'il fait jaillir des mains de la Médiatrice sur nos âmes une immense pluie de grâces."(ibib.p.7)

Comme si elle voulait montrer dans la récitation du chapelet l'un des plus précieux exercices en l'honneur de sa maternelle médiation.

Quant aux rayons, la voyante ne savait exprimer leur beauté, leur éclat. Mais une voix du ciel, la parole de Marie elle-même, en donnait la signification: "C'est le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent." Et " les pierreries d'où il ne sort pas de rayons, ce sont des grâces que l'on oublie de me demander."

 

Huitième Symbole: Une boule blanche sous les pieds

La Sainte Vierge était debout, les pieds appuyés sur une boule blanche, c'est-à-dire une moitié de boule, ou du moins il ne m'a paru que la moitié, dit la soeur.

Voici l'explication donnée par M.Chevalier: "Interrogés si elle voyait encore le globe dans les mains de la Sainte Vierge, lorsque les gerbes lumineuses jaillissaient de tous les côtés, soeur Catherine répondit qu'il ne rstait plus que les rayons; et quand la Sainte Vierge parle du globe, elle désigne celui qui est sous ses pieds et il n'est plus question du premier...Le petit globe que la Très Sainte Vierge porte dans ses mains, et le grand qui la porte elle-même, sont l'un et l'autre inondés des mêmes rayons éblouissants ou enrichis des mêmes grâces. L'auguste Marie semble seulement indiquer par la figure du petit globe celle de l'univers sont la forme imparfaite se cache sous ses pieds. Elle vient en quelque sorte rappeler qu'elle est la Reine toute miséricordieuse du genre humain." (La médaille Miraculeuse, 10e édition, p.78)

 

Neuvième Symbole: L'M et les deux coeurs

Au moment où les mains de Marie se sont inclinées sous le poids des rayons, ses yeux se sont baissés, un tableau, de forme ovale, s'est formé autour de l'apparition et une inscription s'est gravée en lettres d'or: "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous." Une voix s'est fait entendre: "Faites, frapper une médaille sur ce modèle."

Le tableau s'est retourné et, au revers de la médaille, la soeur aperçut l'M et les deux coeurs et comprit plus tard que cet M et ces deux Coeurs "en disent assez".

Leur langage est celui du sacrifice, de la Vierge au pied de la croix, de la Vierge au Coeur transpercé, en un mot de la Vierge Corédemptrice ou Réparatrice, qui complète par l'offrande

de ses mérites, de ses douleurs, l'efficacité de sa prière, de son intercession.

 

Dixième Symbole: Les douze étoiles

Ne pourrait-on voir ici une invitation au culte, à l'apostolat de la dévotion au Coeur de Marie et, par lui, au Coeur de Jésus? "Ceux qui auront été intelligents - dit le livre de Daniel - brilleront comme la splendeur du firmament et ceux qui auront rendu justes un grand nombre brilleront comme les étoiles, toujours et éternellement." (X11,3).

Le chiffre des douze étoiles semble bien évoquer l'idée des apôtres. Saint Grignion de Montfort n'a-t-il point parlé de ces apôtres des derniers temps qui "auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu, porteront sur leurs épaules l'étendard ensanglanté de la Croix, le Crucifix dans la main droite, le chapelet dans la main gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur coeur, et la modestie dans toute leur conduite."(traité de la Vraie dévotion à la Sainte Vierge, no 59 ).

Et le saint auteur d'ajouter: "Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut pour étendre son empire sur celui des impies, idolatres et mahométans. Mais quand et comment cela se fera-t-il?...Dieu seul le sait: c'est à nous de nous taire, de prier, soupirer et attendre."(ib.)

les éléments de cette page proviennent de http://www.total.net/~jmarient/medaille/index.htm

 

www.JesusMarie.comAlexis@JesusMarie.com

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:53

Ô Marie conçue sans péché, Mère de Dieu et Mère des hommes, disciple de Jésus-Christ, Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et toutes les générations Vous proclament bienheureuse.

Modèle de consécration à Dieu que Sainte Catherine Labouré, qui venait de perdre sa maman, a choisi pour Mère, à mon tour je Vous choisis pour Mère, afin de me consacrer à Dieu notre Père.


Debout au pied de la Croix, Votre Cœur Immaculé a été transpercé de douleur comme d’un glaive, et Votre Cœur est uni au Cœur de Votre Fils.


Puisque la grâce jaillit du Cœur Sacré de Jésus sur nous tous en passant par
Vos mains, acceptez mon être tout entier, disposez de moi corps et âme pour marcher à la suite du Christ et recevoir la lumière et la force de l’Esprit Saint.

En signe de cette consécration, je porterai la sainte Médaille avec confiance pour que le Dieu d’Amour, Père, Fils et Saint-Esprit, règne dans mon cœur de baptisé et dans tous les cœurs. À Lui la gloire pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Imprimatur du Vicaire Épiscopal de Paris 27 juin 2005

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:50

Neuvième enfant d'une famille de dix-sept, Zoé Labouré vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d'Or. A neuf ans, Zoé perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l'embrasser longuement et la presser sur son coeur en disant : «Je n'ai plus de maman ; soyez Vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge !» A onze ans, la fillette dut remplir l'office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques. Magré son peu d'instruction, Zoé s'occupa de former à la piété sa petite soeur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l'église et priait devant l'autel de la Vierge.


En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Zoé Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Soeur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur Se manifestait à Sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l'intermédiaire de son ange gardien.


Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le coeur de ce Saint lui apparut dans la chapelle du couvent. La Sainte Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l'assurant du soutien de Ses grâces maternelles.


Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, sainte Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l'invocation: "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !" La prière fut le premier moyen qu'employa la voyante pour remplir sa mission.


Soeur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d'onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d'aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-La pour modèle ; c'est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la pénitence qu'elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte. Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « O Coeur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l'amour qui Vous attacha au pied de la croix de Jésus. O doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour Vous, que je meure pour Vous, que je sois toute à Vous, que je ne sois plus à moi !»


En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l'hospice d'Enghien, au faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d'abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office. C'est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 décembre 1876. Elle trépassa à l'âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de l'ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation. Résumé O.D.M

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:38

O Marie, conçue sans péché, Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ et notre Mère, pénétrés de la plus vive confiance en ton intercession toute-puissante et effi-cace que tu as si souvent manifestée par ta Médaille Miraculeuse,

Nous te supplions de nous obtenir les grâces et faveurs que nous demandons si cela peut nous aider à grandir dans l'Amour de Dieu et de nos frères. Amen !

0 MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS

Pour faire cette neuvaine dans l'esprit de sainte Catherine Labouré :

Demandons-lui de mettre en nous quelque chose de son amour si filial envers la Très Sainte Vierge et surtout nous aider à croire comme elle, à Son Amour si maternel pour nous.

 

PREMIER JOUR

PREMIERE APPARITION : 18-19 juillet 1830.

Venez au pied de cet autel - Près de mon Fils Jésus, vous trouverez lumière et force.

Marie nous redit l'amour de Dieu pour nous. Elle nous invite à suivre le Christ, à comprendre ce que le Seigneur veut de nous.

Merci Marie, de nous conduire au Christ, Merci de nous aider à être dans notre vie des témoins de l'Amour.

PATER - AVE MARIA - GLORIA et l'invocation « 0 MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ… »

 

DEUXIEME JOUR DEUXIÈME APPARITION : 27 novembre 1830.

J'ai vu la Sainte Vierge... Elle tenait dans ses mains une boule surmontée d'une petite croix.

J'entendis : «  Cette boule représente le monde entier, chaque personne en particulier ».

Dieu crée le monde par amour pour que les hommes vivent de cet amour.

Merci, Marie de nous apprendre que tous les hommes, sans distinction, sont appelés à entrer dans le peuple de Dieu.

 

TROISIEME JOUR

O MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ.

En transmettant au monde le signe apporté par Marie, sainte Catherine accomplit sa mission :

Faire connaître à l'univers la Vierge « conçue sans péché ».

Avec sainte Catherine, nous te contemplons Marie, toi la toute pure Mère de Dieu.

 

QUATRIEME JOUR

PRIEZ POUR NOUS, QUI AVONS RECOURS AVOUS.

Faites frapper une Médaille sur ce modèle.

Marie est associée par Jésus à son oeuvre de salut. Toutes les grâces nous viennent de Jésus et uniquement de Lui, le seul Sauveur mais elles nous viennent par Marie.

Merci Marie, d'accueillir notre prière mais aussi de nous rappeler sans cesse que c'est ton Fils qui peut tout. Apprends-nous à demander les grâces qui nous sont toujours nécessaires.

 

CINQUIEME JOUR

Ses pieds étaient appuyés sur une boule blanche sur laquelle il y avait un serpent.

Le péché de l'homme c’est le refus de l'amour : l'injus-tice, la violence, l’égoïsme, l'écrasement des petits

- le serpent en est le symbole.

Marie, aide-nous à lutter contre ce mal qui est en nous. Aide-nous à dire comme toi : Oui au Seigneur.

 

SIXIEME JOUR

J'ai vu le revers de la Médaille : la lettre M surmontée d'une croix...

Voici ce que nous explique le revers de la Médaille :

Le Fils de Dieu fait homme nous sauve par sa mort sur la Croix et sa Résurrection.

Marie a une place de choix près de son Fils. Elle est inséparable de Jésus qu'elle nous donne et à qui elle nous mène. Elle a souffert pour nous, avec Lui.

Marie, Mère de Dieu, intercéda pour nous.

 

SEPTIEME JOUR

Au-dessous, les deux coeurs de Jésus et de Marie.

Le coeur de Jésus. entouré d'épines, nous rappelle que la Passion du Christ est la grande manifestation de l'amour de Dieu.

Le coeur de Marie nous suggère que Marie est unie à cet amour sauveur.

Marie, apprends-nous à suivre le Christ sur le chemin de l'amour, jusqu'au don de soi.

 

HUITIEME JOUR

Tout autour, douze étoiles.

Les étoiles représentent les APÔTRES, l'ÉGLISE, CHACUN DE NOUS

L'ancien peuple de Dieu avec ses douze tribus a fait place à l'Église. Ce peuple nouveau est en marche aujour-d'hui. Nous sommes l'Église. Marie, aide-nous à être Apôtres et à porter au monde le message de la Médaille, ton Message de foi, d'espérance et d'amour.

 

NEUVIEME JOUR

La Médaille Miraculeuse :  un « signe » qui évangélise, un message pour notre vie.

Marie, conçue sans péché, pour être Mère de Dieu.

Elle est Inséparable du Christ. Elle nous Le donne et nous mène à Lui.

Marie est notre Mère: Elle Intercède pour nous. Elle est la médiatrice des grâces de Dieu.

MARIE, Mère do l'Église nous appelle :

*        à être Apôtres,

*        à proclamer et vivre la Bonne Nouvelle du Christ Ressuscité,

MARIE, Mère de l'Église, aide-nous à comprendre ton message et à le vivre.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:37

LE MESSAGE DE L'IMMACULÉE


La messagère choisie par Marie Catherine Labouré,jeune paysanne,entre au noviciat des Filles de la Charité de St Vincent de Paul,rue du Bac à Paris,le 30 avril 1830.Elle a 24 ans et va se préparer,par une vie de prière,au service des membres souffrants du Christ. Elle a un grand amour pour Marie qu'elle a prise pour Mère,lors du décès de sa maman,quand elle avait 9 ans.

Chargée de mission  Le 18 juillet 1830,dans la nuit,la Sainte Vierge s'adresse à soeur Catherine.

"Dieu veut vous charger d'une mission "

Dieu a besoin de Catherine pour redire au monde son Amour.Marie s'entretient alors avec Catherine et lui dit "Ayez confiance"

« Venez au pied de cet autel » Par cette invitation,Marie indique à Catherine la source de cette confiance.Venir au pied de l'autel,c'est répondre au désir de l'Eglise qui rassemble auprès du Christ ses enfants,de toutes nations,pour leur rappeler l'Evangile et ses exigences.

 

LE 27 NOVEMBRE 1930 La terre illuminée par l'Amour Au cours de l'oraison du soir,Marie,toute rayonnante de lumière, se présente à Catherine.Debout sur le globe terrestre, elle tient dans ses mains une petite boule surmontée d'une croix.Marie vient montrer la Terre illuminée de la présence de Dieu.

C'est la Terre nouvelle,le Royaume de l'Amour.Marie montre à Catherine que l'Amour est possible à condition de l'accueillir en nous chaque jour.

Les rayons

Des rayons lumineux sortent des mains de Marie.Ces rayons illuminent le globe terrestre sur lequel Marie se tient debout.Ce globe symbolise notre monde d'aujourd'hui;monde déchiré par la misère,la violence,l'égoïsme,mais aussi monde déjà libéré par le Christ.

Marie,notre Mère,est attentive à nos supplications.C'est une joie pour Elle de répandre les grâces de Dieu sur chacun de nous. « Je répands les grâces sur toutes les personnes qui me les demandent avec confiance. »

 

MARIE LIVRE SON MESSAGE A CATHERINE Un cercle se forme autour de l'apparition avec ce message: "0 Marie conçue sans péché,priez pour nous qui avons recours à vous"

Marie révèle ici son Immaculée Conception.Ce dogme sera proclamé à Rome en 1854 et confirmé par Marie à Lourdes le 25 mars 1858.

Le revers de la médaille  Les deux coeurs unis,celui de Jésus couronné d'épines,celui de Marie percé d'un glaive,nous montrent que l'Amour authentique va jusqu'au don total pour le bien de l'autre.Ils nous font comprendre aussi que si nous oublions d'aimer Jésus et Marie: eux nous aiment d'un amour que rien ne peut troubler.

La lettre M surmontée de la Croix nous redit que Marie accompagne son Fils jusqu'à sa Passion et se trouve intimement associée à ce mystère d'Amour.Aujourd'hui,Marie nous invite à aimer profondément Jésus,à porter et à partager les souffrances et les joies de nos frères.

Les douze étoiles Marie Mère de l'Église « Étoile de l'évangélisation,nous réunit,comme les Apôtres au Cénacle. Elle nous rappelle que témoigner de Jésus-Christ c'est se mettre,par amour,au service des autres.

 

LA MEDAILLE  Marie en a montré le modèle à Catherine et lui a demandé de la faire graver :

« Faites frapper une médaille sur ce modèle,les personnes qui la porteront avec confiance jouiront d'une protection toute spéciale de la Mère de Dieu. »

Catherine va confier cette demande à son confesseur qui semble,sur le moment,n'y attacher aucune importance.Mais devant l'insistance de soeur Catherine,le Père Aladel soumet cette requête à l'Archevêque de Paris qui donne l'autorisation :

« Qu'on diffuse cette médaille et l'on jugera l'arbre à ses fruits. »

Le 30 juin 1832,les premières médailles de Marie Immaculée sont répandues et distribuées à tous: malades,souffrants...Devant les bienfaits obtenus: conversions,guérisons,la Médaille de Marie Immaculée est vite surnommée :

« MÉDAILLE MIRACULEUSE »

Depuis,ce nom lui est resté.Aujourd'hui encore,la Médaille est partout diffusée.La porter c'est se confier à Marie sachant qu'Elle intercède pour nous,et nous conduit toujours vers le Seigneur.

 

PRIERE de SAINTE CATHERINE LABOURE

Lorsque je vais à la chapelle,je me mets là devant le Son Dieu,et je lui dis: "Seigneur,me voici,donnez-moi ce que vous voulez"S'il me donne quelque chose,je suis bien contente et je Le remercie.

S'il ne me donne rien, je Le remercie encore parce que je n'en mérite pas davantage.

Et puis je Lui dis alors tout ce qui me vient dans l'esprit:je lui raconte mes peines et mes joies et j'écoute.

Si vous L'écoutez,Il vous parlera avec le Bon Dieu,il faut dire et écouter,Il parle toujours quand on y va et simplement

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:32

Dans cette chapelle choisie par Dieu, la Vierge Marie en personne est venue révéler son identité à travers un petit objet, une médaille, destinée à tous sans distinction !

L’identité de Marie était l’objet de controverses entre théologiens depuis les premiers temps de l’Eglise. En 431 le Concile d’Ephèse avait proclamé le premier dogme marial : Marie est mère de Dieu. A partir de 1830, l’invocation « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous » qui monte vers le ciel, mille et mille fois répétée par mille et mille cœurs de chrétiens dans le monde entier, à la demande même de la Mère de Dieu, va produire son effet !


Le 8 décembre 1854 Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception : par une grâce spéciale qui lui venait déjà de la mort de son Fils, Marie est sans péché dès le début de sa conception.

Quatre ans plus tard, en 1858, les apparitions de Lourdes vont confirmer à Bernadette Soubirous le privilège de la mère de Dieu.


Cœur Immaculé, Marie est la première rachetée par les mérites de Jésus Christ. Elle est lumière pour notre terre. Nous sommes tous, comme elle, destinés au bonheur éternel.

Une médaille, miraculeuse... pourquoi ?... lumineuse en quoi ? ... et douloureuse ?


LA MEDAILLE MIRACULEUSE
 … Quelques mois après les apparitions, sœur Catherine est nommée à l’hospice d’Enghein (Paris 12e) pour soigner les vieillards. Elle se met au travail. Mais la voix intérieure insiste : il faut faire frapper la médaille. Catherine en reparle à son confesseur, le Père Aladel. En février 1832 éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts ! Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les 2.000 premières médailles frappées à la demande du Père Aladel.


Les guérisons se multiplient, comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée.

Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ».


A l’automne 1834 il y a déjà plus de 500.000 médailles. En 1835 il y en a plus d’un million dans le monde entier. En 1839 la médaille est répandue à plus de dix millions d’exemplaires. A la mort de sœur Catherine, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !


LA MEDAILLE LUMINEUSE
Les mots et dessins gravés sur l’avers de la médaille expriment un message aux trois aspects intimement liés. O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. L’identité de Marie nous est révélée ici explicitement : la Vierge Marie est immaculée dès sa conception. De ce privilège qui lui vient déjà des mérites de la Passion de son Fils Jésus, le Christ, découle sa toute-puissance d’intercession qu’elle exerce pour ceux qui la prient.  C’est pourquoi, la Vierge invite tous les hommes à avoir recours à elle dans les difficultés de leur vie.

Ses pieds sont posés sur une moitié de boule et ils écrasent la tête d’un serpent. La demi-boule c’est le demi-globe terrestre, c’est le monde. Le serpent, chez les juifs et les chrétiens, personnifie Satan et les forces du mal. La Vierge Marie est engagée elle-même dans le combat spirituel, le combat contre le mal dont notre monde est le champ de bataille. Elle nous appelle à entrer nous aussi dans la logique de Dieu qui n’est pas la logique du monde. C’est cela la grâce authentique de conversion que le chrétien doit demander à Marie pour la transmettre au monde.

Ses mains sont ouvertes et ses doigts sont ornés d’anneaux revêtus de pierreries d’où sortent des rayons qui tombent sur la terre en s’élargissant vers le bas. L’éclat de ces rayons, comme la beauté et la lumière de l’apparition décrites par Catherine, appellent, justifient et nourrissent notre confiance dans la fidélité de Marie (les anneaux) envers son Créateur et envers ses enfants, dans l’efficacité de son intervention (les rayons de grâce qui tombent sur la terre) et dans la victoire finale (la lumière) puisqu'elle-même, première disciple, est la première sauvée.


LA MEDAILLE DOULOUREUSE
La médaille porte sur son revers une initiale et des dessins qui nous introduisent dans le secret de Marie.

La lettre « M » est surmontée d’une croix. Le « M » est l’initiale de Marie, la croix est la Croix du Christ. Les deux signes enlacés montrent le rapport indissoluble qui lie le Christ à sa très sainte Mère. Marie est associée à la mission du Salut de l'humanité par son Fils Jésus et participe par sa compassion à l’acte même du sacrifice rédempteur du Christ.
En bas, deux cœurs, l’un entouré d’une couronne d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.

- Le cœur couronné d’épines est le Cœur de Jésus. Il rappelle l’épisode cruel de la Passion du Christ raconté dans les évangiles, avant sa mise à mort. Il signifie sa Passion d’amour pour les hommes.

- Le cœur percé d’un glaive est le Cœur de Marie, sa Mère. Il rappelle la prophétie de Siméon racontée dans les évangiles, le jour de la Présentation de Jésus au temple de Jérusalem par Marie et Joseph. Il signifie l’amour du Christ qui habite Marie et son amour pour nous : pour notre Salut, elle accepte le sacrifice de son propre Fils.

- Le rapprochement des deux Cœurs exprime que la vie de Marie est vie d’intimité avec Jésus.
- Douze étoiles sont gravées au pourtour. Elles correspondent aux douze apôtres et représentent l’Eglise. Etre d’Eglise, c’est aimer le Christ et participer à sa passion pour le Salut du monde. Chaque baptisé est invité à s’associer à la mission du Christ en unissant son cœur aux Cœurs de Jésus et de Marie.

La médaille est un appel à la conscience de chacun, pour qu’il choisisse, comme le Christ et Marie, la voie de l’amour jusqu’au don total de soi.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:29

Le ciel est descendu sur la terre… De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune novice des Filles de la Charité, reçoit l’immense faveur de s’entretenir trois fois avec la Vierge Marie.


Dans les mois qui ont précédé, Catherine a bénéficié d’autres apparitions.

Saint Vincent de Paul lui a manifesté son cœur. En prière dans la chapelle, Catherine voit, trois jours de suite, le cœur de saint Vincent de trois couleurs différentes. Il lui apparaît d’abord blanc, couleur de paix ; puis rouge, couleur de feu ; puis noir, signe des malheurs qui vont fondre sur la France et Paris en particulier.


Peu après, Catherine a vu le Christ présent dans l’Eucharistie, au-delà des apparences du pain. « J’ai vu Notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement tout le temps de mon séminaire, excepté toutes les fois où j’ai douté.» Le 6 juin 1830, fête la Sainte Trinité, le Christ lui est apparu comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements.


---------------------------------------------------------------------------------------- 

LES APPARITIONS UNE NUIT D’ETE


Le 18 juillet 1830, en la veille de la fête de saint Vincent qu’elle aime tant, Catherine recourt à celui dont elle a vu le cœur débordant d’amour pour que son grand désir de voir la Sainte Vierge soit enfin exaucé. A 11 heures et demie du soir, elle s’entend appeler par son nom.


Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l’invite à se lever : « La Sainte Vierge vous attend » dit-il. Catherine s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait.»


Arrivée dans la chapelle, Catherine s’arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœur sous le tableau de sainte Anne (emplacement actuel de la statue de saint Joseph). Elle entend alors «comme le froufrou d’une robe de soie.» « Voici la Sainte Vierge » dit son petit guide. Elle hésite à croire. Mais l’enfant répète d’une voix plus forte : « Voici la Sainte Vierge.» Catherine s'élance aux pieds de la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu. «Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses.»


La Sainte Vierge
désigne de la main l'autel où repose le tabernacle et dit : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur.»

Catherine reçoit l’annonce d’une mission difficile et la demande de fondation d’une Confrérie d’Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840.

 

-------------------------------------------------------------------------------
LES APPARITIONS UN 27 NOVEMBRE


Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle. Cette fois, c'est à 17 h 30, pendant l'oraison des novices, sous le tableau de saint Joseph (emplacement actuel de la Vierge au globe). D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent.


Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d' une croix qu'elle élève vers le ciel. « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque  personne en particulier » entend Catherine.


Dans le 2e tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d’un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».


Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or : « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».


Alors une voix se fait entendre : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».


Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LES APPARITIONS UN ADIEU


Au mois de décembre 1830, pendant l’oraison, Catherine entend de nouveau un froufrou, cette fois derrière l’autel. Le même tableau de la médaille se présente auprès du tabernacle, un peu en arrière.


« Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui lui demandent… Vous ne me verrez plus ».


C’est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l’accueille fort mal, lui interdit d’y penser. Le choc est rude.


Le 30 janvier 1831, le séminaire s’achève. Catherine prend l’habit. Le lendemain, elle part à l’hospice d’Enghien fondé par la famille d’Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l’Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

 

 

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:26

Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, à Fain-les Moutiers (21500), huitième d’une famille de dix enfants.

Elle a 9 ans quand meurt sa mère le 9 octobre 1815 et elle est recueillie, avec l’une de ses soeurs, par une tante à Saint-Rémy, non loin de Fain.

En janvier 1818, elle revient à la ferme natale, rendant ainsi possible l’entrée de sa sœur Marie-Louise chez les Soeurs de la Charité à Langres.

A 12 ans, elle assume le rôle de la mère de famille, de fermière et de maîtresse de maison. Elle commande aux serviteurs et à la servante.

Son domaine, c’est le fournil, le verger, l’étable, le poulailler et le colombier.

La première, elle se lève avant l’aurore, prépare les repas qu’emportent les ouvriers aux champs, assure la traite des vaches et conduit le troupeau à l’abreuvoir communal.

Elle prend soin de son jeune frère infirme et veille au bien-être de son père quand il revient des champs ou du marché de Montbard. (21500) ; Mais elle passe aussi de longues heures dans la petite église de Fain, devant un tabernacle vide, car le clergé a beaucoup diminué pendant la Révolution et le prêtre desservant ne vient que pour célébrer les enterrements et les mariages, très raremant une messe dominicale.

En elle, monte un appel.

Durant "le rêve" d’une nuit, comme en parlera, ce rêve prend un visage d’un prêtre âgé, qu’elle reconnaître comme étant celui de saint Vincent de Paul quand elle en verra l’image lors d’une visite aux Soeurs de Châtillon (21400) où elle suit quelques études élémentaires, de 1824 à 1826, chez une cousine qui tient un pensionnat.

Elle revient à la ferme parce que la petite paysanne est mal à l’aise au milieu de ces jeunes filles de bonne famille. Son père voudrait bien la marier, mais elle refuse. Alors il l’envoie à Paris, où son fils tient un commerce de vins et un restaurant populaire.

Elle devient servante. Elle y découvre la misère des ouvriers et le travail des jeunes enfants en usine. Sa décision définitive est prise : elle servira les pauvres. De retour en Bourgogne, elle retrouve le pensionnat de Chatillon et les Soeurs de Saint Vincent de Paul. Son père cède enfin. Le mercredi 21 avril 1830, elle retrouve Paris et entre au " séminaire " de la Maison-Mère de la rue du Bac. Grande joie pour sœur Catherine, le dimanche suivant 25 avril. Les reliques de saint Vincent de Paul sont transférées de Notre-Dame de Paris à la chapelle de la rue de Sèvres.

Durant la nuit du 18 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, elle se sentit appelée par un enfant mystérieux qui la conduit à la chapelle, "dans le sanctuaire, dira-t-elle à son confesseur, à côté du fauteuil de Monsieur le Directeur. Et là, je me suis mise à genoux et l’enfant est resté debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si les veilleuses (les soeurs) ne passaient pas par la tribune. Enfin l’heure est arrivée. L’enfant me prévient. Il me dit : Voici la Sainte Vierge, la voici." "Je doutais si c’étais la Sainte Vierge. Cependant l’enfant qui était là me dit : - Voici la Sainte Vierge -. Je n’ai fait qu’un saut auprès d’elle, à genoux sur les marches de l’autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge." Elle s’en confie à son père spirituel, Monsieur Aladel qui ne voit qu’illusion dans ce qu’elle dit, et surtout dans les malheurs dont elle parle. Or bien vite les événements ratifient ce que sainte Catherine lui avait dit être le message de Marie. La révolution éclate à la fin du mois, du 27 au 29 juillet.


Quatre mois plus tard, le 27 novembre à 5 heures et demi du soir, alors qu’elle est en oraison dans la chapelle au milieu de toutes les soeurs, elle fut saisie d’un grand désir de voir la Sainte Vierge. "Je pensais qu’elle me ferait cette grâce, mais ce désir était si fort que j’avais la conviction que je la verrai belle dans son plus beau... j’ai aperçu la Sainte Vierge à la hauteur du tableau de
saint Joseph... elle avait une robe de soie blanche aurore."

"Il sortait de ses mains, comme par faisceaux, des rayons d’un éclat ravissant..." Elle entendit une voix qui lui disait : "Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux hommes."

Autour du tableau, elle lut en caractères d’or, l’invocation suivante : "O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous." La voix lui dit encore : "Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété cette courte prière, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu." Une fois encore, Monsieur Aladel accueille fort mal le récit de sœur Catherine.

En décembre 1830, elle connaît une troisième et dernière apparition, mais elle ne souvenait plus de la date exacte quand elle en parla, car elle avait obéi, ne s’en étant pas ouvert immédiatement à son confesseur. Comme au 27 novembre, c’est à 5 heures et demie. Les rayons qui jaillissent des mains "remplissaient tout le bas de manière qu’on ne voyait plus les pieds de la Sainte Vierge." La voix se fait entendre au fond du cœur : "Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui les lui demandent." L’apparition a le caractère d’un adieu. Elle reçoit ce message : "Vous ne me verrez plus, mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons." Deux mois plus tard, lorsqu’elle quitte la rue du Bac, la directrice du séminaire résume ainsi ses appréciations : "Forte, taille moyenne. Sait lire et écrire pour elle. Le caractère a paru bon. L’esprit et le jugement ne sont pas saillants. Assez de moyens. Pieuse, travaille à la perfection."

Elle est nommée à l’hospice d’Enghien. Elle s’efface peu à peu, gardant une inlassable patience. Celle qu’on surnommait la "sœur du poulailler" quittera notre monde, comme elle y avait vécu, sans faire de bruit, sans agonie, avec un merveilleux sourire, le 31 décembre 1876. Le soir même au réfectoire, Sœur Dufès apportera le récit des apparitions, écrit le 30 octobre, après la confidence de sainte Catherine : "Puisque Sœur Catherine est morte, il n’y a plus rien à cacher. Je vais vous lire ce qu’elle a écrit."


Elle repose désormais dans la chapelle du 140, rue du Bac, à Paris. Toute à Dieu seul. Toute à Dieu au service des pauvres et des vieillards. Alliance d’un seul amour, celui du véritable secret de Catherine. L’humilité dans le service de Dieu, l’humilité dans le service des hommes Lectionnaire Emmaüs Catherine a été canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 28 novembre.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Sainte Catherine Labouré
commenter cet article