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Texte libre

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" Marthe, pensez-vous que la France ait encore un avenir spirituel ?"
Elle a poussé une sorte de cri et a dit : "Ah, ça j'y crois beaucoup !" Elle l'a dit avec une force dans la voix, comme une jaillissement de son coeur....  
PERE BERNARD PEYROUS   

L’arc-en-ciel de la vocation chrétienne est devenu presque infini ; l’éventail des réalisations de la sainteté le sera tout autant.

Mgr Jean-louis Bruguès, o.p. 

 

Jean-Paul II et la France envoyé par paristocrate 

Biographie de Jean-Paul II envoyé par paristocrate 

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"La chose la plus horrible dans notre monde aujourd'hui, c'est la communion
dans la main"
(Mère Teresa, 23 mars 1989, dans The Wanderer, Pakistan).

Texte libre

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Joli chemin n’allonge pas 

 Prière ne retarde pas, 

Et aumône n’appauvrit pas.   

 

Sous le pommier,

Proverbes de la Terre,

par Henri Pourrat,

éd Dominique Martin Maurin 

 

 ___________________________ 

J'ai rêvé que la vie est joie.
Je me suis réveillé et j'ai vu

que la vie est devoir.
J'ai accompli mon devoir et

j'ai réalisé que le devoir est Joie.  

Tagore 

JMJ SYDNEY 2008
envoyé par Le_Bon_Larron

 ____________________________

 La science prétend aujourd’hui que l’univers est vide et muet Je ne crois pas que l’univers soit muet, je crois plutôt que la science est dure d’oreille…

L’œil qui scrute, qui analyse,
qui dissèque, doit être réconcilié avec l’œil qui vénère et qui contemple…


Il nous faut apprendre maintenant
à vivre en pratiquant à la fois la science et la poésie ;
Il nous faut apprendre à garder 
les deux yeux ouverts en même temps

Hubert Reeves (Il y eut un matin ) 

 


Saint(e)s envoyé par Le_Bon_Larron 
  

Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel 3, 51 sq, extraits)

Toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur !
Sources et fontaines, bénissez le Seigneur !
Vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur !
Vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur !
A Lui haute gloire, louange éternelle!


"Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon coeur." (3,15)

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:17

Saint Raphaël Archange ( Dieu guérit) : Médecine de Dieu, Archange de l’Eucharistie, de la Providence Divine, des Voyages, du Mariage d’En-Haut, Vainqueur d‚Asmodée : nombreux sont ses titres de gloire, alors pensez à lui, c’est sa fête aujourd‚hui, le 24 octobre 2005, en ces jours où se clôture l’Année de l’Eucharistie.

 

Saint Raphaël Archange :

L'ange, c'est l'autre regard, le gardien du sens de la vie. Dans n'importe quelle situation de chaos ou de non-sens, il maintient le lien avec Dieu, ce qui signifie alors, sauvegarde la capacité de comprendre le sens des choses au-delà de leurs aspects négatifs. Par lui, la bénédiction de Dieu peut rejoindre l'homme, et tout éclairer, précisément, dans la lumière de l'Esprit.

L'ange est vraiment notre aîné. Il a une avance sur notre vie. L'ange qui voit Dieu, assume en même temps une proximité avec l'homme qui dépasse de toute évidence ce que l'homme peut en comprendre ou percevoir parfois, par permission divine. Il nous va comme un gant spirituel qui n'épouse pas nos fautes ! Il est le conjoint du meilleur de nous-mêmes dans l'accomplissement de la volonté de Dieu. Il y a tant de choses que l'homme ne voit pas, n'entend pas, n'éprouve pas, ne sent pas, ne connaît pas, n'aime pas, ne chante pas∑ L'ange y supplée. Si l'homme a besoin de l'ange, les anges eux-mêmes ont besoin de collaborateurs terrestres !

" Nos anges gardiens se sont-ils rapprochés de nous, ou restent-ils éloignés ? Car, tant qu'ils ne sont pas à nos côtés, tous nos travaux sont vains et stériles. En effet, notre prière n'a pas la force de confiance, ni les ailes de la pureté pour atteindre le Seigneur, si nos anges protecteurs ne s'approchent de nous et ne la prennent pour la lui présenter. " Saint Jean Climaque

 

Raphaël est le visage de notre visage, toujours tourné vers les cieux. Il nous préserve de la courbure de ce monde, clos de soucis et de peines. Un amour inespéré nous environne, touche notre coeur, et la plupart des hommes vivent comme s'il n'existait pas ! Dans certaines situations échappant à toute aide humaine, il nous faut dépêcher notre ange. Lorsqu'il y a danger, Raphaël est prompt à secourir, pourvu qu'on le lui demande. La persévérance, la louange, l'abandon confiant dans l'épreuve aimantent l'amour divin et libèrent la puissance de l'ange. Celui qui ne recherche rien pour soi, qui ne se recherche plus lui-même est désormais libre comme un ange, si l'amour de Dieu le gouverne. [...] Quand Raphaël est présent, même invisiblement, prier, aimer, respirer, sont une seule et même chose. Comme s'il accordait une nouvelle respiration à l'âme. L'homme apprend vraiment de lui, qu'il ne trouvera son bonheur qu'en Dieu. L'ange nous révèle que toute conscience pure se dessine sur fond de ciel. L'ange a oublié de correspondre à nos ordres conceptuels, à notre idée trop mentale (philosophique) de Dieu. Il prend la main de l'enfant dont l'ange contemple sans cesse la Face du Père.

 

Marc Lorient, Le Sceau de l'Ange - Saint Raphaël, 1997 © Editions Bénédictines - Rue E. Guinnepain - 36170 Saint-Benoît-du-Sault - France

 

 

Saint Raphaël Ce nom, qui signifie "Dieu a guéri", est celui, dans le texte grec, d'un des ancêtres de Tobit (1). Mais il désigne surtout un ange, "un des sept qui se tiennent et entrent devant la gloire du Seigneur" (2), l'un des archanges de la tradition judéo-chrétienne. Sous le nom d'emprunt d'Azarias, il se présente à Tobie et s'offre à le conduire en Médie, chez Gabaél qu'il déclare très bien connaître. Pour donner confiance à Tobit, il s'annonce comme le fils d'un de ses amis (3). Tout au long du voyage il guide le jeune homme et lui prodigue les conseils ; il l'invite à s'arrêter à Ecbatane, chez Ragouél, et à demander la main de la fille de son hôte ; pour déjouer les maléfices du démon Asmodée, qui a déjà tué, avant même que le mariage soit consommé, les sept précédents maris de Sarra, Raphaël enseigne à Tobie un moyen infaillible : il faut brûler le coeur et le foie d'un certain poisson que Tobie a grâce à lui capturé et la fumée écartera tout esprit mauvais (4). Seul, après le mariage de Tobie, Raphaël achèvera le voyage à Raguès d'où il ramènera, non seulement l'argent dû par Gabaèl mais Gabaèl lui-même, invité aux noces (5). Au retour à Ninive, on frottera du fiel du même poisson les yeux du vieux Tobit devenu aveugle, ce qui lui rendra la vue (6). Le miracle illumine le coeur du pieux vieillard qui chante alors les louanges de Dieu et la splendeur de la Jérusalem à venir (7). Et Raphaël remonte "vers Celui qui l'a envoyé" (8). Le nom de cet ange n'apparaît pas ailleurs dans la Bible, mais on le trouve dans l'apocryphe Livre d'Hénoch.

 

(1) : Tobie 1.1

(2) : Tobie 12.15 cf Apocalypse 8.2

(3) : Tobie 5.13-14 ou 18-19 selon les versions

(4) : Tobie 6

(5) : Tobie 9

(6) : Tobie 11

(7) : Tobie 13

(8) : Tobie 12.20

André-Marie Gérard, Dictionnaire de la Bible, Paris, Robert Laffont, Coll. Bouquins, 1989

 

Raphaël est un séraphin, et c'est aussi le chef des anges gardiens, l'ange de la providence qui veille sur toute l'humanité. Son nom signifie "divin guérisseur" ou "Dieu guérit". On le représente souvent en compagnie d'un jeune homme, Tobie, et de son chien : il voyage avec eux et les accompagne aussi fidèlement que le compagnon céleste que l'on trouve dans les contes de fées. Il s'occupe tout particulièrement des pèlerins : non seulement ceux qui sont en voyage, mais tous ceux dont la démarche conduit à Dieu. Par conséquent, il marche avec un bâton, des sandales, une gourde et une besace retenue par une bandoulière autour de son épaule. C'est un être bienveillant. Voici la description que Milton donne de Raphaël dans "Paradis perdu" : "Couché en position de vol, il se déplace à toute vitesse à travers la vastitude du ciel éthéré. Il vole à tire-d'aile d'un monde à l'autre avec ses ailes étendues ; tantôt on l'aperçoit dans les vents polaires, tantôt d'un coup d'ailes il file en sifflant jusque dans l'air moite. "

Sophy Burnham, Le livre des anges, Marabout, Alleur, Belgique, 1994.

Traduit de l'américain par Alain Bories.

 

Antiquité du culte de Saint Raphaël

On peut dire que le culte du céleste Archange a commencé dès l'Ancien Testament, dans la famille même de Tobie, après la manifestation du divin messager.

Le texte sacré nous autorise à le penser en racontant la gratitude des deux Tobie qui restèrent prosternés pendant trois heures dans une sorte de reconnaissance extatique. (Tobie XII)

Au temps de Notre-Seigneur, l'Ange de la piscine probatique venait agiter l'eau à certains jours et le premier malade qui descendait dans la piscine après cette agitation mystérieuse était toujours guéri. (Saint Jean V,4) Cet Ange, croit-on, était saint Raphaël que l'Eglise appelle : Angelus nostrae medicus salutis.

Lorsque l'avènement de Constantin eut donné la liberté au christianisme, sainte Hélène éleva plusieurs temples en Palestine, entre autres celui de Bethléem, dédié aux Anges et aux bergers. (Monori, Dizionario, V. Coro degli Angeli) Or, d'après l'Evangile, c'est la multitude de l'armée céleste qui à Bethléem chanta "Gloire à DIEU et paix aux hommes de bonne volonté". Saint Raphaël, l'un des premiers chefs de l'armée angélique, était donc compris dans le culte de la sainte Impératrice.

Au V° siècle, nous trouvons établie déjà la fête du 29 septembre non seulement pour la glorification de saint Michel mais aussi de tous les Anges. Saint Raphaël est spécialement honoré dans cette solennité que l'on voit célébrer dans la Pouille en 495. Au V° siècle encore, nous trouvons d'autres preuves du culte de notre Archange. Saint Magnus, évêque d'Héraclée, fut obligé à la suite de l'invasion de cette ville par les Barbares, de chercher refuge dans les lagunes vénitiennes. Selon une tradition constante, saint Raphaël lui apparut et lui ordonna de lui ériger une église dans un lieu qui devint plus tard un quartier de Venise appelé Dorso duro. Le saint évêque obéit et connut, dit-on, par révélation, les glorieuses destinées de la ville des doges. Eut-il cette connaissance par l'entremise de saint Raphaël ? Quoiqu'il en qoit, le saint Archange resta dès lors un des protecteurs de Venise.

Le Pape Zacharie, au concile de 745, prescrivit de nommer seulement saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël dans les prières liturgiques, parce que les noms des autres Anges n'étaient pas expressément indiqués dans la Sainte Ecriture.

A cette époque, saint Raphaël était déjà honoré en France; sous Charlemagne, vers l'an 800, un autel lui était dédié dans l'abbaye de Centula, au diocèse d'Amiens.

Enfin, du XI° siècle, nous avons une belle prière à saint Raphaël pour obtenir la guérison de l'âme et du corps. Nous devons ce document à la bienveillance d'un de nos Pères qui l'a copié dans un manuscrit de la Bibliothèque Nationale Victor Emmanuel, à Rome. Plus loin, nous donnerons cette prière.

On le voit, le culte de saint Raphaël Archange existe dans l'Eglise catholique depuis les premiers siècles.

Raphaël Delarbre, L'Archange Raphaël - sa mission, son culte, 1998

© Editions Bénédictines - Rue E. Guinnepain - 36170 Saint-Benoît-du-Sault - France

 

Saint Raphaël et Cordoue

 

C'était en Espagne. La cité de Cordoue était éprouvée par une peste terrible. Les morts remplissaient les rues; les vivants suffisaient à peine à les ensevelir et, ce qui est plus triste encore, un grand nombre mourait sans sacrements parce que les confesseurs survivants étaient trop peu nombreux. Simon de Sousa, commandeur de Notre-Dame de la Merci, religieux qui toute sa vie avait été dévoué au saint Archange, se multipliait pour entendre les confessions des malades et donnait l'aumône aux nécessiteux. Mais voyant ses secours bien insuffisants, il se prosterna au pied de la Reine des Anges qui était dans le choeur de son couvent et la supplia d'envoyer saint Raphaël à toutes les malheureuses familles de Cordoue.

Sa voix fut écoutée. L'ange Raphaël apparut aussitôt sous la figure d'un jeune homme d'une beauté éclatante et parla en ces termes : "Je suis Raphaël; je viens à ton aide; tes prières, tes aumônes, surtout ton humilité et ta charité sont d'un grand si grand prix aux yeux de Dieu qu'Il calmera son courroux, détournera le fléau et fera sentir à cette ville éprouvée les douceurs de sa clémence. Va trouver l'évêque et dis-lui qu'il mette mon image sur le clocher de la cathédrale et qu'il exhorte le peuple à recourir à moi. Immédiatement les malades seront guéris, à la seule condition de demander à la Reine des Anges "la médecine de Dieu". Apprends aussi que tous ceux qui porteront mon image et recourront à mon intercession seront délivrés de tout mal et en particulier de l'impur Asmodée qui perd les hommes et leur enlève la grâce de Dieu."

Simon alla tout de suite tout raconter à l'évêque. La cité obéit à l'invitation de saint Raphaël, promit en outre de célébrer chaque année une fête spéciale afin de perpétuer le souvenir de la céleste apparition. Aussitôt la peste disparut et la ville de Cordoue est demeurée consacrée à saint Raphaël qu'elle appelle son libérateur. Sur une des places publiques nous avons vu en 1884 la statue monumentale du saint Archange.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:14

Prière à Saint Raphaël pour être préservé da la cécité physique et spirituelle (Tirée d'un manuscrit du XI° siècle)

Venez à mon secours, je vous en supplie glorieux Prince, Saint Raphaël, le meilleur médecin des âmes et des corps. O vous qui avez guéri les yeux de Tobie, donnez à mes yeux la lumière physique et à mon âme la lumière spirituelle ; éloignez de moi toutes les ténèbres par vos célestes supplications. Ainsi soit-il

 

 Prière à Saint Raphaël (Tirée des Acta sanctorum de Papebrock)

Dieu qui avez donné le saint archange Raphaël pour compagnon de route à votre serviteur Tobie et pour médecin à son père aveugle, faites qu'étant sous sa garde, nous soyons protégés dans nos voyages et que par son secours nous soyons soulagés dans les maladies.

Priez pour les voyageurs.

 

 


Hymne à Saint Raphaël (Empruntée au bréviaire ambrosien)


 

Divin guide, Raphaël, reçois avec bonté l'hymne que nous te chantons comme une prière et que te consacrent nos voix joyeuses.

Dirige notre course dans la voie du salut. Que par toi nous y fassions des progrès et que nul ne s'égare en quittant le sentier du Ciel.

Abaisse sur nous tes regards et remplis nos âmes des radieuses clartés qui descendent du Père saint des lumières.

Procure la guérison aux malades, dissipe la nuit des aveugles. Tu chasses les maladies du corps ; rends aussi aux âmes leur vigueur.

Assistant du Juge suprême plaide la cause de nos crimes et apaise la colère vengeresse, fidèle à prier Dieu pour nous.

Toi qui repris le grand combat, confonds l'ennemi superbe. Contre les esprits rebelles donne-nous force, fais-nous croître en grâce.

Gloire à Dieu le Père et à son Fils unique ainsi qu'à l'Esprit consolateur, et maintenant et toujours. Ainsi soit-il.

 

Il existe, on le sait, une funeste liaison entre le mal physique et le mal moral. La maladie est souvent la punition du péché et elle en est même, parfois, la suite matérielle et nécessaire. L'intempérance, sous toutes ses formes, exerce une action destructive sur notre organisme. Continuellement attaqué par de vils excès, il se débat vainement contre des attentats de toutes les heures. Un apologiste moderne a soutenu que toutes les maladies ont leur source dans quelque vice proscrit par l'Evangile.

Aussi le divin Maître, avant de délivrer les malades de leurs infirmités et leurs souffrances, commençait-il ordinairement par leur remettre leurs fautes, et s'adressant au lépreux : « Vous voyez, lui dit-il, que je vous ai guéri ; prenez garde maintenant de ne plus pécher, de peur qu'il ne vous arrive pis. »

En même temps que la guérison du corps, sollicitons donc celle de l'âme et, afin d'obtenir l'une et l'autre, adressons-nous à Saint Raphaël ; il saura également combattre les influences qui pourraient nuire à notre vie matérielle, menacer notre vie morale ; car il a reçu de Dieu ce double pouvoir : « Le Seigneur, dit-il à Tobie, m'a envoyé pour vous guérir et pour délivrer Sara du démon ».

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:12

 

ORAISON

O Dieu, qui avez donné le bienheureux Archange Raphaël pour guide à votre serviteur Tobie, accordez-nous, à nous vos serviteurs, la grâce d'être toujours protégés par lui et munis de ses secours. Par N.-S. J.-C.

 

HYMNE DE LAUDES

O Christ, gloire des Saints Anges, maître et auteur du genre humain, permettez-nous, dans votre bonté, de pénétrer dans le séjour sacré du ciel.

Que Marie, mère de notre Dieu, que toute la tribu des Anges et toute l'Assemblée des bienheureux nous assistent toujours.

Envoyez-nous du haut des cieux l'Ange Raphaël, médecin qui procure le salut, afin qu'il guérisse tous les malades et qu'il dirige nos actions au milieu des incertitudes de la vie.

Qu'il exauce notre prière, le Dieu souverainement heureux, Père, Fils et Saint-Esprit dont la gloire est célébrée dans tout l'Univers. Ainsi soit-il.

 

HYMNE DE VÊPRES

O Jésus-Christ, splendeur du Père, vie et force des cœurs, nous vous adressons nos vœux, nous chantons votre gloire en présence des Anges, unissant nos voix à leurs célestes concerts.

Nous louons avec des sentiments de respect tous les Princes du ciel, mais particulièrement l'archange Raphaël, médecin et compagnon fidèle, dont la puissance enchaîne le démon.

O Jésus-Christ, Roi plein de tendresse qui nous donnez un si bon guide, préservez-nous de tous les pièges de l'ennemi, et, purifiant nos cœurs et nos corps, rendez-nous dignes, par votre seule clémence, de votre paradis.

Chantons dans de mélodieux concerts : Gloire au Père ! - gloire à Jésus-Christ ! gloire à l'Esprit consolateur ! gloire à l'auguste Trinité, Dieu unique en trois personnes, dont le règne est avant les siècles. Ainsi soit-il.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:10

Les trois Psaumes dont la récitation a été recommandée par le saint Archange, traduits de l'hébreu

 

PSAUME COELI ENARRANT

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament annonce l'œuvre de ses mains.

Le jour crie au jour la louange, la nuit l'apprend à la nuit.

Ce n'est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont la voix ne soit pas entendue. Leur son parcourt toute la terre.

Leurs accents vont jusqu'aux extrémités du monde. C'est là qu'il a dressé une tente pour le soleil.

Cet astre semblable à l'époux qui sort de la tente nuptiale, s'élance joyeux comme un héros pour fournir sa carrière.

Il part d'une extrémité du ciel et sa course s'achève à l'autre extrémité ; rien ne se dérobe à sa chaleur.

La loi de Jéhovah est parfaite : elle restaure l'âme, le témoignage de l'Eternel est véritable : il donne la sagesse aux simples.

Les ordonnances de Jéhovah sont droites : elles réjouissent les cœurs ; le précepte de Jéhovah est pur : il éclaire les yeux.

La crainte de Jéhovah est sainte : elle subsiste à jamais ; les décrets de Jéhovah sont vrais : ils sont tous justes.

Ils sont plus précieux que l'or, que beaucoup d'or fin, plus doux que le miel, que le miel qui coule des rayons.

Ton serviteur aussi est éclairé par eux ; à les observer il y a une grande récompense.

Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j'ignore !

Préserve aussi ton serviteur des orgueilleux, qu'ils ne dominent point sur moi ! Alors je serai intègre, pur de grands péchés.

Accueille avec faveur les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur devant toi, Jéhovah, mon rocher et mon libérateur !

 

PSAUME SAEPE EXPUGNAVERUNT

Ils m'ont cruellement opprimé dès ma jeunesse. Qu'Israël le dise.

Ils m'ont cruellement opprimé dès ma jeunesse, mais ils n'ont pas prévalu contre moi.

Ils ont labouré mon dos, ils ont tracé de longs sillons.

Mais Jéhovah est juste : il a coupé les liens des méchants.

Qu'ils soient confondus et qu'ils reculent au loin tous ceux qui haïssent Sion.

Qu'ils soient comme l'herbe des toits, qui sèche avant qu'on l'arrache.

Le moissonneur n'en remplit pas sa main, ni celui qui lie des gerbes dans son sein.

Et les passants ne disent pas : « Que la bénédiction de Jéhovah soit sur vous ! - Nous vous bénissons au nom de Jéhovah ».

 

PSAUME DE PROFUNDIS

Du fond de l'abîme, je crie vers toi, Jéhovah.

Adonaï, écoule ma voix ; que tes oreilles soient attentives aux accents de ma prière !

Si tu gardes le souvenir de l'iniquité, Jéhovah, Adonaï, qui pourra subsister ?

Mais auprès de toi est le pardon. Afin qu'on te révère.

J'espère en Jéhovah ; mon âme espère, et j'attends sa parole.

Mon âme aspire après Adonaï, plus que les guetteurs de la nuit n'aspirent après l'aurore.

Israël, mets ton espoir en Jéhovah ! car avec lui est la miséricorde, avec lui une surabondante délivrance.

C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:08

 

Prière à Saint Raphaël

Glorieux Archange, saint Raphaël, grand prince de la Cour céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie, comme vous avez secouru le jeune Tobie dans ses pérégrinations. Puisque vous êtes le remède de Dieu, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités, et mon corps des maux qui l'affligent si cette grâce me convient. Je vous demande, en particulier, une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le temple vivant du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

Prière à Saint Raphaël (Récitée à Orléans aux réunions mensuelles)

O Dieu, nous nous soumettons pleinement aux dispositions de votre providence paternelle ; mais si telle est votre volonté, nous vous demandons d'éloigner les maux qui affligent notre corps et de répandre en nous un esprit de vie ; vous avez commandé à vos anges de nous porter entre leurs mains de peur que nous ne heurtions notre pied contre la pierre, daignez donc nous donner pour protecteur saint Raphaël afin qu'il vous présente nos prières et qu'il soit pour nous le ministre de vos bontés.

Souveraine des cieux et Reine des neuf chœurs des Anges, ô Marie Immaculée, Mère de notre Sauveur Jésus-Christ, vous que l'Eglise appelle le salut des infirmes, nous vous demandons de nous envoyer Raphaël, c'est-à-dire la Médecine de Dieu afin que nous soyons délivrés de toutes nos misères spirituelles et corporelles.

Esprits célestes, qui êtes les sept assistants de la divinité, intercédez pour nous auprès du Très-Haut dont vous contemplez perpétuellement la gloire, afin que nous soyons comblés de. ses plus précieuses bénédictions.

Saint Archange Raphaël, à qui Dieu a confié le soin de secourir les malades, exercez en notre faveur votre bienfaisant pouvoir. Montrez-vous attentif à nos prières. Préservez-nous ici-bas de tout péché et de tout péril, et, au sortir de la vie, soyez notre guide vers le ciel.

 

Prière à Saint Raphaël (Conseillée pendant la neuvaine)

Glorieux Archange Raphaël, assistant au trône du Très-Haut, moi N..., votre indigne mais dévoué protégé, je me prosterne en votre présence, et connaissant d'une part mon indignité, et de l'autre votre grande charité, je vous demande avec toute l'affection de mon cœur, de daigner recevoir mes humbles prières et de les présenter à notre divin Monarque, pour obtenir, par votre médiation, les grâces dont j'ai le plus besoin pour l'âme et pour le corps. Je vous supplie spécialement, ô glorieux Archange, de daigner m'obtenir... (ici il faut spécifier la grâce qu'on désire).

 

Si vous prévoyez que l'objet de ma demande ne contribue pas à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme, je vous conjure, ô céleste Protecteur, de choisir vous-même pour moi la grâce que vous savez devoir me conduire plus sûrement à mon salut éternel et être la plus utile à mes besoins temporels. Ne regardez pas mes désirs, mais seulement mon vrai bien. Rempli d'une entière confiance en vous j'espère obtenir ce que je souhaite par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec le PERE et le SAINT-ESPRIT dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Invocation à Saint Raphaël

Saint Raphaël, modèle des vrais adorateurs du Très-Haut, priez pour nous.

Saint Raphaël, secours des malades, priez pour nous.

Saint Raphaël, consolateur des familles éprouvées, priez pour nous.

Saint Raphaël, médiateur des saintes et heureuses alliances, priez pour nous.

Saint Raphaël, patron de l'enfance et de la jeunesse, priez pour nous.

Saint Raphaël, protecteur des pèlerins de la vie, priez pour nous.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:07

II

 

Parlons maintenant de la pratique du culte de saint Raphaël.

On peut dire que le culte de saint Raphaël remonte aux temps mêmes qui précédèrent l'Evangile. Les premiers honneurs religieux lui furent rendus par Tobie et son fils. Le texte sacré nous les montre prosternés pendant trois heures dans une sorte d'extase lorsque l'esprit céleste se dévoila à eux. Animés des sentiments de la plus vive piété et de la plus profonde reconnaissance, ils bénissaient Dieu et l'ange de paix qu'il avait choisi pour les combler de biens.

L'Eglise élève à saint Raphaël des temples. Chaque année, le 24 octobre, elle nous fait célébrer sa fête ; elle l'appelle dans sa liturgie angelum nostrae, medicum salutis, l'ange médecin chargé de nous procurer le salut. Des ordres religieux le prennent pour patron. Des établissements chrétiens se placent sous son égide. On en trouve en Europe, en Asie, au Canada, dans l'Amérique du Sud, en Afrique, dans la Haute-Egypte, non loin du désert où l'Archange vainqueur enchaîna le démon Asmodée, à Madagascar. Dans cette île devenue française, la léproserie d'Ambohidratimo, près de Tananarive, est dédiée à 1'esprit angélique si plein de piété pour les misères humaines.

 

Voici les principales formes que peut revêtir la dévotion des fidèles envers saint Raphaël :

Adresser au saint Archange des prières, particulièrement celles de son office liturgique. Invoquer également les six archanges qui se tiennent avec lui devant la face de Dieu (Le Pape Pie IV approuva une messe en l'honneur des sept archanges. - La Vénérable Mère Marie de Sales Chapuis avait une grande dévotion aux sept archanges. Sept figurines représentant ces Esprits bienheureux ornent son tombeau).

Prier devant son image.

Porter sur soi sa médaille. L'Archange a fait, on le sait, à Simon de Susa, la promesse suivante : « Apprends que ceux qui m'invoqueront et porteront mon image seront secourus dans tous leurs maux et délivrés de l'impur démon Asmodée qui perd les hommes et leur enlève la grâce de Dieu ».

Visiter un sanctuaire qui lui soit consacré.

Célébrer pieusement sa fête le 24 octobre ; s'y préparer par une neuvaine.

Faire l'aumône, accomplir quelque pénitence, faire un quart d'heure d'oraison, entendre la messe en l'honneur du saint Archange.

Propager son culte.

Honorer les saints qui ont eu pour lui une dévotion spéciale, entre autres : saint Jean de Dieu, sainte Hyacinthe Mariscotti, la Bienheureuse Marie-Crescence Hoss, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies, le Bienheureux Bianchi.

Faire une neuvaine pendant laquelle on joindra à la prière les bonnes œuvres et que l'on terminera autant que possible par la confession et la communion. On peut, chacun des jours de cette neuvaine, honorer un des neuf chœurs des anges et pratiquer plus spécialement une des vertus qui attira sur Tobie la bénédiction de Dieu. Ces vertus furent l'oraison, l'aumône, la charité envers le prochain et une grande fidélité à faire observer au sein de sa famille la loi du Seigneur.

Pie IX par un rescrit daté de Gaëte, le 3 janvier 1849, accorde aux fidèles qui, étant contrits, feront dévotement la neuvaine de Saint Raphaël, en quelque temps de l'année que ce soit, une indulgence de 300 jours chaque jour, et indulgence plénière pour la neuvaine, pourvu qu'ils se confessent, communient et prient aux intentions du Souverain Pontife (Recueil des Prières et Œuvres pies auxquelles sont attachées des indulgences, publié par ordre du Souverain Pontife, Rome, type de la propagande 1878).

On peut pour cette neuvaine se servir d'un livre quelconque pourvu qu'il traite de la dévotion au saint Archange et soit approuvé (Rescrit de S. S. Pie IX, du 26 novembre 1876).

10° Faire brûler des cierges devant l'image de saint Raphaël. Dans une apparition célèbre dont furent favorisées les religieuses Bénédictines du monastère de sainte Félicité, à Florence, l'Archange recommanda de faire brûler neuf cierges de cire blanche, chaque jour pendant neuf jours en l'honneur des neuf chœurs angéliques (Notice historique sur les églises de Florence, par le P. Joseph Richa, Jésuite).

11° Entrer dans les associations de piété en l'honneur de Saint Raphaël. II existe à Orléans une Archiconfrérie en l'honneur de saint Raphaël. Pour en faire partie, s'adresser au directeur.

 

Voici les principales prières que l'on peut réciter en l'honneur de saint Raphaël :

Les hymnes et l'oraison de l'office liturgique de saint Raphaël.

Neuf Gloria Patri en l'honneur des neuf chœurs des anges.

Le psaume XVIII° : Coeli enarrant gloriam, le psaume CXXVIII° : Saepe expugnaverunt me, le psaume CXXIX° : De profundis. La récitalion de ces trois psaumes a été recommandée aux religieuses bénédictines de Florence par le bienheureux Archange dans l'apparition dont nous avons parlé plus haut.

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:05

Sainte Hyacinthe Mariscotti avait une dévotion toute particulière à l'Ange Raphaël. Elle l'invoquait dans tous ses besoins. « C'est le médecin de l'âme et du corps » avait-elle coutume de dire. Un jeune homme désirait servir Dieu et garder l'élévation et la pureté de son âme, mais il était cruellement disputé entre le bien et le mal ; la sainte lui écrivit : « L'ange Raphaël vous fera remporter la victoire comme je sais qu'il l'a fait remporter à quelques personnes qui, à cet égard, sont comme mortes sur la terre, quoi qu'elles vivent au milieu des mortels ».

Etant consultée un jour sur une affaire temporelle, elle répondit : « Invoquez le Saint-Esprit ; recommandez-vous à la Sainte-Vierge et à l'Archange Raphaël, celui-ci arrangera vos affaires ». Tel était le crédit de la servante de Dieu auprès du bienheureux Archange, qu'il prenait sous sa protection ceux qu'elle lui recommandait. C'est ainsi qu'il accompagna à Rome un pieux fidèle qu'Hyacinthe avait confié à sa garde. Il se montra à lui sous une forme corporelle et, à son retour, le pèlerin reconnut dans une image que lui donna la sainte les traits de celui qui lui était apparu (Vie de sainte Hyacinthe Mariscotti, par le P. de Latera, chap. XXIII).

 

La Bienheureuse Marie-Crescence Hoss, franciscaine de Kaufbeuren (Bavière), béatifiée par Léon XIII le 7 octobre 1900, avait pour saint Raphaël un culte tendre et profond. Sans cesse elle l'appelait à son aide.

Elle lui demandait particulièrement qu'il la secourût à la dernière heure et guidât son âme vers le ciel. Le saint Archange le lui promit.

Ce fut le 5 avril 1744 que Dieu rappela à lui sa servante.

Le confesseur de Marie-Crescence, le P. Pamer, qui l'assistait à ses derniers moments et qui connaissait la promesse de l'Archange, lui demanda si saint Raphaël ne viendrait pas bientôt la chercher.

« Il est déjà là » répondit la mourante.

Quelques instants après, elle expirait. Celui qui avait conduit le jeune Tobie et l'avait ramené à la maison de son père, accompagnait cette âme élue vers l'éternelle demeure (Vie de la bienheureuse Crescence, 1901. - Imp. des Francisc. miss.).

Notons ici qu'une pieuse croyance attribue à saint Raphaël le patronage de ceux qui reçoivent l'Extrême-Onction.

 

Notre-Seigneur avait chargé l'Archange Raphaël de secourir dans ses infirmités 1'illustre stigmatisée de Naples, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies, tertiaire franciscaine, canonisée par Pie IX en 1867. « L'esprit céleste, nous dit son biographe, en prit un soin extraordinaire. Il se fit voir à elle sous les traits d'un jeune homme vêtu de blanc, d'une beauté éclatante. Marie-Françoise demeura surprise, et sans parole. L'Archange parla donc le premier et lui dit :

« Je suis Saint Raphaël que le Très-Haut a envoyé pour guérir la plaie de ton côté qui est sur le point de se gangrener. Renouvelle ta foi en Dieu et il la bénira ». Le lendemain matin la plaie se trouva saine, bien que quelques jours auparavant, elle fût dans un état des plus alarmants. II lui resta cependant au cœur une douleur qui l'empêchait de se mouvoir. L'aimable Archange se faisait son infirmier ; lui coupait son pain en lui prenant son couteau des mains et disant avec un gracieux sourire qu'elle n'était pas capable de se servir. Si elle soulevait une chaise ou quelque objet trop pesant pour elle, l'Archange le lui prenait des mains et le portait à l'endroit même où la sainte avait désiré le mettre » (Vie de sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies, par P. D. Bernardin Laviosa. C.R.S., Naples, 1867).

Le Père François-Xavier Bianchi, barnabite, béatifié par Léon XIII, était le directeur de Marie-Françoise. Un jour qu'il lui rendait visite, il sentit, selon son expression, une odeur de Paradis qui remplissait sa chambre : « N'en soyez pas surpris, lui dit Marie-Françoise, à qui il manifestait son étonnement, car ici au milieu de nous, est l'Archange Raphaël ».

L'Archange apportait l'Eucharistie à cette âme privilégiée. Il prit un jour l'hostie entre les mains du prêtre Antonio Cervelino, pour aller la déposer sur les lèvres de la sainte. Ces faits sont relatés dans son procès de canonisation.

Nous n'oserions raconter ce qui suit si le P. Bianchi ne l'avait attesté sous la foi du serment, en déposant devant le tribunal chargé d'instruire la cause de la servante de Dieu.

Vers l'année 1783, il disait la messe dans l'église de Portanuova lorsqu'il observa que la parcelle consacrée que le prêtre met dans le calice avait disparu et que l'espèce du vin avait sensiblement diminué.

Marie-Françoise lui donna l'explication de ce prodige qui se renouvela une autre fois. Par le ministère de saint Raphaël « elle avait participé :à son sacrifice » (Vie du Bienheureux Bianchi) et communié sous les deux espèces.

 

Ainsi nous voyons s'échelonner au cours des siècles les interventions miséricordieuses de l'Archange Raphaël. Les unes remontent aux âges les plus reculés, puisque c'est 700 ans avant Jésus-Christ que l'esprit céleste se manifesta pour la première fois. Les autres se sont produites dans les temps actuels et pour ainsi dire sous nos yeux. Toutes nous sont garanties par les autorités les plus hautes et les plus sûres : celle de la Bible et celle de l'Eglise, celle des Saints et celle de la science.

Depuis le jour où il préparait un remède à Tobie dans 1e fiel du poisson jusqu'à celui où il allégeait les maux de Marie-Françoise des Cinq Plaies et rendait à la sainte infirme les plus humbles services, l'Archange s'est toujours penché sur nos misères avec compassion. Ainsi que le dit un pieux auteur, « on l'invoque pour les maux d'yeux parce qu'il rendit la vue au saint vieillard exilé à Ninive ». On le prie également dans toutes les maladies. L'archange incarne tellement en lui la puissance de guérir, qu'il est non seulement médecin, medicum salutis, mais encore remède, Raphaël, medicina Dei. « Demande-moi, dit la Sainte Vierge à Simon de Susa, la médecine de Dieu ».

Hélas ! depuis le premier péché, le mal corporel nous assiège de toutes parts. Totus homo a nativitate morbus est dit un adage de médecine. L'œil seul peut être atteint de deux cents maladies. « Pour faire de ce robuste un malade à son tour, a écrit A. du Pradeix, que faut-il ? Un petit caillot de sang en travers d'un vaisseau ou seulement un des milliards de germes en suspension, tombé dans son champ de culture » (Correspond., 10 fév. 1895, p. 432, 433).

Recourons donc avec confiance à celui qui reçu de Dieu la mission de guérir.

II éloignera de nous les influences mauvaises, il réveillera notre force endormie. Il développera sur nos langueurs et sur nos faiblesses des secours de toute sorte. II communiquera aux remèdes une efficacité merveilleuse. Invoquons-le pour nous. Invoquons-le pour ceux qui nous sont chers et qu'éprouve la souffrance. Les médecins avant d'entreprendre une cure devraient se recommander à celui que l'Eglise appelle l'ange médecin (Office de Saint Raphaël, Hymne de Laudes). Il leur ferait comprendre la dignité de leur mission qui les élève à la hauteur de mandataires de la divinité. Honora medicum, etenim propter necessitatem creavit illum altissimus (Eccl XVIII, 1). Il les empêcherait de tomber dans cet industrialisme des écoles incroyantes, dans cette ignoble spéculation qui exploite les souffrances de l'homme sans plus de scrupule que telle autre profession exploite la nature brute dont l'homme a été établi le souverain. Il les éclairerait sur la nature du mal et sur les moyens de le combattre d'une manière infaillible.

Alors, quand même le malade serait dans l'état le plus périlleux, quand même l'ombre du tombeau s'étendrait déjà devant lui, il serait permis encore d'espérer la guérison et de dire la consolante parole ; « Cette infirmité n'est point pour la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu afin que le Fils de l'homme soit glorifié par elle. ». (Joan. XI, 4).

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:04

Que de fois, au cours des âges chrétiens, saint Raphaël a rempli son rôle tutélaire !

La ville de Cordoue, en Espagne, était ravagée par une peste effroyable. Les vivants ne suffisaient plus à ensevelir les morts, et ce qui est plus triste encore, beaucoup mouraient sans sacrements, parce que les confesseurs survivants étaient trop peu nombreux. Un religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, nommé le P. Simon de Susa, qui ne cessait de se dévouer aux malades, voyant ses efforts insuffisants, se jeta aux pieds de l'image de la Reine des Anges, la suppliant d'envoyer saint Raphaël au secours de la ville.

L'Archange lui apparut alors : « Je suis Raphaël, dit-il, je viens à ton aide ; tes prières, tes aumônes et surtout ton humilité et la charité sont d'un si grand prix aux yeux de Dieu qu'il calmera son courroux... Que les malades demandent à la Reine des Anges la Médecine de Dieu (Raphaël) et ils seront guéris. Apprends aussi que ceux qui m'invoqueront et porteront mon image seront secourus dans tous leurs maux et délivrés de l'impur démon Asmodée qui perd les hommes et leur enlève la grâce de Dieu ».

Simon alla aussitôt avertir l'évêque ; tout le peuple invoqua la Sainte Vierge et saint Raphaël et la ville se consacra au saint Archange. Aussitôt la peste cessa ses ravages.

La cité reconnaissante éleva sur une de ses places la statue monumentale de son libérateur et dès lors, suivant la promesse qu'elle en avait faite, elle célébra chaque année, par une fête spéciale, l'anniversaire de cette délivrance. La statue de saint Raphaël fut également le présent symbolique que la ville de Cordoue offrit à Léon XIII à l'occasion de ses noces d'or sacerdotales.

 

Grande est la dévotion de la ville de Pouzzoles, en Italie, envers saint Raphaël. Elle lui a élevé un temple où de nombreux fidèles viennent prier. Un jour que des ouvriers travaillaient à réparer l'édifice, l'un d'entre eux, nommé Janvier di Pietro, tomba d'une grande hauteur. Le malheureux gisait à terre ne donnant plus signe de vie lorsqu'un prêtre attaché au service de l'église et que le bruit de la chute avait attiré, se mit à invoquer saint Raphaël. Il invita les personnes présentes à s'unir à lui et à réciter neuf Gloria Patri en l'honneur des neuf chœurs célestes. Le neuvième Gloria était à peine terminé que di Pietro ouvrit les yeux, se leva et marcha. Il n'avait ni contusions, ni blessures, et au bout de quelques jours, celui qu'on avait cru mort reprenait son travail. Les assistants remercièrent Dieu qui venait de récompenser leur foi et de glorifier le saint Archange par un effet si merveilleux de son pouvoir (Le culte des saints Anges, Michel, Gabriel et Raphaël, par le P. Michel de Fontanarosa, Franciscain, Naples, 1791).

 

Retiré à Grenade, saint Jean de Dieu avait fait de sa maison un hospice.

Pour nourrir les pauvres et les malades qui y trouvaient un asile, le saint allait lui-même mendier de porte en porte.

Etant encore au début de son ministère de charité, il rentrait par une nuit froide et pluvieuse lorsqu'il s'entendit appelé par un malheureux qui, à bout de forces, s'était étendu à terre, incapable de poursuivre sa route.

Malgré le poids de sa besace pleine, Jean le chargea sur ses épaules. Mais arrivé à une rue escarpée, dite rue de Gomelez, il fléchit sous son double fardeau et tomba à terre.

Soudain apparut un personnage d'une beauté céleste qui replaça le malade sur les épaules du saint, 1'aida à se relever et le soutint jusqu'au logis.

Avant de se retirer : « Frère Jean, dit-il, c'est Dieu qui m'a envoyé afin de vous assister dans vos pieux labeurs. L'œuvre que vous avez entreprise lui est si agréable qu'il m'a donné l'ordre d'enregistrer fidèlement tout ce que vous ferez pour lui ».

Jean prit la parole et dit : « De quelque part que l'aide me vienne, je sais que toujours elle me vient de Dieu. Mais vous, mon frère, je vous aimerai si vous voulez me dire qui vous êtes. »

Celui qui était intervenu avec tant de bonté répondit : « Je suis l'Archange Raphaël. Sachez que Dieu m'a confié la garde de votre personne et de tous ceux qui s'associeront à vous ».

Murillo a fixé cette scène dans un tableau qui est une de ses plus belles oeuvres. On peut l'admirer dans la chapelle de l'hospice de la charité à Séville.

Un autre jour le pain manquait à l'hôpital. Le glorieux Archange apparut vêtu en religieux et portant une corbeille remplie de pains. Tous ceux qui étaient là furent favorisés de cette vision. Jean reconnut aussitôt son puissant et doux protecteur. L'esprit céleste lui dit : « Mon frère, nous formons un seul et même ordre, car il y a des hommes qui, sous un vêtement grossier, peuvent être les égaux des anges. Recevez ces pains que vous envoie le ciel pour subvenir aux besoins de vos pauvres ». Puis lui remettant la corbeille l'Archange disparut, laissant au cœur de Jean une joie et des consolations que rien de terrestre ne peut exprimer.

Dernier trait. Le puits voisin de l'hôpital étant à sec, saint Jean de Dieu dût aller chercher de l'eau jusqu'à la place Bivarrambla. Pour faire cette course, le saint avait dû laisser inachevée sa besogne de chaque matin. Quel ne fut pas son étonnement de trouver à son retour les salles balayées, les lits faits, les ustensiles nettoyés, le pain coupé, la viande et les légumes cuits. « Qui donc a fait mon ouvrage ? » demanda le serviteur de Dieu. – « Personne répondirent les. malades, vous l'avez fait vous-même. » Jean s'étonne. « Vous avez mal vu ». - « Non, nous ne nous sommes pas trompés » répliquèrent les malades. Alors le saint reconnut que l'ange Raphaël avait pris ses traits pour s'acquitter à sa place des humbles fonctions qu'il remplissait chaque jour. « Mes frères, dit-il, Dieu soit béni, il aime bien les pauvres puisqu'il envoie les anges eux-mêmes pour les servir » . (Vie de saint Jean de Dieu, par l'abbé Saglier. Paris, Plon, éditeur).

A cause de la protection spéciale accordée à son fondateur par l'Archange Raphaël, l'Institut de Saint-Jean-de-Dieu a pris pour patron l'Esprit angélique, et célèbre sa fête sous le rite double de première classe avec octave.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:02

Entendez-vous cette plainte déchirante ? Elle s'échappe des lèvres de Job, le grand malade : « Périsse le jour où je suis né. » C'est que la main de Dieu l'a touché, et que des pieds à la tête son corps n'est plus qu'une plaie. L'un de ses amis a pitié de son affliction, et dans cette nuit d'angoisse fait briller le rayon de l'espérance : « Quand même, lui dit-il, un malheureux verrait sa tombe ouverte, s'il se trouve pour lui un ange intercesseur, un d'entre ces mille qui annoncent à l'homme la voie qu'il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l'ange : Délivre-le, afin qu'il ne descende pas dans la fosse. J'ai trouvé pour lui une rançon. Et sa chair a plus de fraîcheur qu'au premier âge. Il revient aux jours de sa jeunesse ». (Job XXXIII, 22-26).

 

Raphaël, n'êtes-vous pas cet ange miséricordieux dont l'intercession met fin à nos maux ? et quand l'heure fut venue où le juste éprouvé devait être arraché à sa détresse, n'est-ce pas vous qui avez apporté à Job se retournant sur son lit de misère et d'opprobre, le message de la délivrance ?

 

Jusqu'ici nous n'avons pu que pressentir l'action de l'ange Raphaël. Elle va maintenant se révéler avec une admirable évidence et nous apparaître dans une pleine lumière.

Quel est ce jeune homme qui, après une longue route, baigne ses pieds dans les eaux du Tigre ? C'est le fils de Tobie. Tout à coup un poisson énorme s'élance des flots et va le dévorer. Mais l'ange Raphaël veille sur celui qui l'a pris pour guide. Tirez-le à terre, lui crie-t-il et il expirera. Puis prenez-en le fiel et le foie qui sont d'excellents remèdes.

L'affliction règne dans la maison de Raguel, car sa fille, Sara, est tourmentée par le démon Asmodée ; l'esprit du mal fait périr successivement tous ses fiancés. Ne craignez pas, dit l'ange à Tobie de prendre Sara pour épouse, elle vous est destinée. Le jeune Israélite obéit. Fidèle aux prescriptions de son guide céleste, il brûle le foie du poisson qu'il avait mis en réserve et le Démon est mis en fuite. Fort de la puissance de Dieu, Raphaël le saisit et l'enchaîne dans les déserts de la Haute-Egypte.

Pendant les fêtes nuptiales, l'ange va seul à Ragès recevoir l'argent de Gabelus et le ramener lui-même aux noces.

De retour à Ninive avec son jeune compagnon, l'ange manifeste d'une manière admirable le pouvoir de guérison qu'il a reçu d'en haut. Le père de Tobie est aveugle. Il a perdu la vue dans l'accomplissement des devoirs de la charité. Ministre des bontés de Dieu, l'ange met fin à cette épreuve. Suivant ses conseils, le fiel du poisson est appliqué sur les yeux de l'infirme et la vue lui sera rendue. Sur le point de remonter au ciel, l'esprit céleste dit au vieillard : « Je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui nous tenons devant la majesté de l'Eternel. Le Seigneur m'a envoyé pour te guérir ». Ainsi donc, le nom, les actes, les paroles du bienheureux archange nous attestent que Dieu lui a délégué la mission d'accomplir auprès des malades ses desseins de miséricorde.

Nous sommes là en présence de faits réels. L'auteur inspiré ne parle pas en écrivain qui invente, mais en historien qui raconte. Il nous donne les détails les plus circonstanciés sur l'origine de Tobie, sur le lieu de sa naissance, sur le temps où il vivait. On voit les usages nationaux et religieux d'Israël, les ordonnances de la Loi Mosaïque se refléter fidèlement dans ces pages. Des poissons semblables à celui qui effraya Tobie sillonnent encore les eaux du Tigre. « On les pêche souvent dans le fleuve, dit M. Place, consul de France à Mossoul, en 1853, et je vous assure qu'ils sont armés de terribles dents. Lorsque je serai moins occupé, j'irai avec quelques hommes en prendre un de la plus grande taille qu'il sera possible, et, si je réussis, je porterai sa peau au Muséum d'histoire naturelle. On m'en a bien apporté un hier ; mais d'abord ce n'était pas moi qui l'avais pêché ; et ensuite il pesait à peine trois cents livres : c'est trop peu, je l'ai distribué à mes ouvriers chrétiens qui font maigre » . (Ann. de philosophie chrétienne, tom XLVI, p. 389, 381) (L'Eglise grecque célèbre, le 12 septembre, la fête des deux Tobie et de Sara, ce qui prouve bien qu'elle les considère comme des personnages réels. Bollandistes, Addit.).

Sans doute l'histoire de Tobie revêt le caractère du merveilleux. Mais on ne peut voir dans le miracle le signe évident, infaillible de la fiction, du mythe, de la légende. On doit y reconnaître simplement la preuve de l'intervention divine. Est-ce que tout l'édifice de la religion révélée ne repose pas sur le surnaturel ? N'en déplaise donc à l'exégète rationaliste Noldeke et à l'école qu'il représente, un ange peut revêtir une forme humaine, un esprit malin peut répandre la mort autour de lui, il peut être dompté et chassé par une odeur, si telle est la volonté de Dieu.

L'auteur souverain des choses peut communiquer aux éléments matériels une vertu qui les rende propres à agir sur les esprits. C'est ainsi qu'il se sert des rites sacramentels pour pénétrer nos âmes de grâce et de sainteté.

On s'étonne que les esprits célestes s'abaissent jusqu'à rendre aux hommes les plus humbles offices. Mais est-ce que le Verbe Incarné n'a pas, oubliant sa grandeur divine, lavé les pieds de ses disciples. Les hérétiques ne pouvaient comprendre les anéantissements de la Crèche, les opprobres du Calvaire. Pour nous, nous croyons à la charité de Dieu et de ceux qu'il choisit pour exécuter ses desseins. Et nos cognovimus et credidimus charitati quam habet Deus in nobis (Joan. IV, 6).

On ne doit donc pas considérer le livre de Tobie comme une sorte de légende sacrée, mais on est obligé de reconnaître que cet écrit porte un indéniable caractère de vérité historique.

 

Nous voici arrivés au temps de la nouvelle alliance. Ecoutez ce que dit saint Jean au chapitre V° de son évangile.

Il y avait à Jérusalem, près de la porte probatique ou porte des brebis, une piscine environnée de cinq portiques, appelée par les Juifs Bethséda, c'est-à-dire lieu de la miséricorde. Pendant le jour ces portiques servaient d'abri aux malades contre le vent, le soleil et la pluie. On y voyait gisants, une foule d'infirmes, d'aveugles, de boiteux et d'hommes dont les membres étaient desséchés.

A certains jours, l'ange du Seigneur descendait du ciel, touchait l'eau et lui communiquait une vertu de guérison. Celui qui le premier se jetait dans cette onde, ainsi pénétrée de la vertu d'En-Haut, était délivré de tous ses maux.

Or, on croit que l'ange par lequel Dieu manifestait d'une manière si visible sa bonté envers les malades, était l'ange Raphaël.

Ce qui semble l'indiquer, c'est que, au jour de sa fête, l'Eglise nous fait lire la page du livre divin où cette scène grandiose et touchante est racontée.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:01

L'Espoir rendu aux malades par la dévotion à Saint Raphaël, Archange

 

Par l'Abbé H. Lemaire, Chanoine de la Cathédrale d'Orléans. Au siège de l'Archiconfrérie : 14 rue Saint-Anne, Orléans.

Imprimatur : G. de la Bigne, Vic. Gén., 27 Juin 1938. (Cinquième édition)

 

Il est un monde supérieur au nôtre que peuplent des esprits purs, sans mélange de matière, plus proches que nous de la substance divine, les anges.

Les anges sont les astres du matin, les premiers nés de la puissance et de l'amour infinis. « Ils sont vraiment les fleurs de ce monde, dit Saint Ambroise, car le monde est orné de leurs clartés et ils exhalent la bonne odeur de la sanctification ». Contemplateurs de la gloire du Très-Haut, ils le voient face à face. Ils jouissent de sa familiarité la plus intime. La mort ne peut rien sur eux. Leur pure essence échappe à ses coups. Leur nom revient sans cesse pour exprimer la perfection, la grâce, la délicatesse. Nous disons : une beauté d'ange, une pureté d'ange. Ils sont fixés dans le bien pour jamais. « La charité les rend incorruptibles, la contemplation les rend immuables », dit un saint docteur.

Combien sont-ils ? Le prophète en voit un mille de millions qui exécutent les ordres de Dieu, et dix mille fois cent mille qui demeurent en sa présence. Le grand Apôtre en compte des multitudes de multitudes, une foule de foules de mille, mullorum millium frequentiam. Saint Jean, des myriades de myriades, c'est une armée immense dont personne ne peut faire le dénombrement : Turbam magnam quam dinumerare nemo poterat. En effet « il ne faut pas croire que l'on puisse les compter, dit Bossuet, et la prodigieuse multiplication qu'on en a fait par les plus grands nombres, nous signifie seulement qu'ils sont innombrables et que l'esprit humain se perd dans cette immense multitude. Comptez si vous le pouvez ou le sable de la mer ou les étoiles du ciel, tant celles que l'on voit que celles que l'on ne voit pas, et croyez que vous n'avez pas atteint le nombre des anges. Il ne coûte rien à Dieu de multiplier les choses les plus excellentes ; et ce qu'il y a de plus beau, c'est pour ainsi dire ce qu'il prodigue le plus ».

Ces glorieux esprits concourent à l'exécution des plans divins. Ils sont les ministres de la divinité auprès du monde inférieur. Administratorii spiritus in ministerium (Hébr. I, 14). Ils président au gouvernement de la nature entière. On dit par exemple que les uns guident les sphères dans leurs mouvements à travers l'espace, que d'autres sur la terre concourent à la germination des plantes, à la coloration des fleurs, à la maturation des fruits.

Ces frères aînés de l'homme s'inclinent vers lui avec tendresse. Ils sont nos amis, nos protecteurs, nos médiateurs auprès de Dieu. Non seulement ils portent entre leurs mains les soleils, les étoiles ; mais ils portent entre leurs mains immatérielles, comme des abeilles qui volent toutes chargées des sucs cueillis sur les plantes, nos prières. Ils prennent nos cœurs et les montent au sein de Jéhovah.

Rappelez-vous l'échelle de Jacob ; que veulent dire ces anges qui en gravissent les degrés allant d'un vol si léger de la terre au ciel et du ciel à la terre ? Ils descendent de Dieu aux hommes porteurs de ses bénédictions, agents de ses miséricordes ; ils remontent des hommes à Dieu chargés d'actions de grâces et de supplications nouvelles. C'est à notre profit un va-et-vient perpétuel sur l'échelle de lumière. « Quelle merveille, nous dit Saint Bernard, les esprits célestes ne sont pas seulement les anges de Dieu, ils sont les nôtres. Ils sont les anges de Dieu parce qu'il les envoie pour nous assister ; ils sont les anges des hommes parce que nous les lui renvoyons pour l'apaiser ».

Attentifs à nous délivrer des maux de l'âme, ces protecteurs dévoués ne dédaignent pas d'éloigner de nous les afflictions corporelles, la maladie en particulier. Quoi d'étonnant ?

Comme l'a dit le Père Monsabré : « La santé est un reflet lointain de l'éternelle jeunesse qui nous est promise dans les cieux. C'est le trésor du travailleur, l'espérance de la famille, la joie de la vie, la condition du bien et des grandes œuvres, l'instrument des nobles dévouements ; c'est ce qui conserve à notre amour des existences chères. La santé vaut mieux que tous les trésors des rois ».

Dans ce superbe passage, l'illustre orateur n'a fait que commenter l'Ecriture ; nous lisons en effet au livre de l'Ecclésiastique ces paroles : « C'est le Très-Haut qui a créé le médecin et c'est lui qui a produit de la terre tout ce qui guérit, qui a fait connaître aux hommes les remèdes et qui s'en sert pour apaiser les douleurs. Priez le Seigneur, détournez-vous du péché, purifiez votre cœur. Ensuite appelez le médecin car c'est le Seigneur qui l'a créé (Eccl. 38, 1 à 7).

Que voyons-nous dans l'Evangile ? « Jésus, nous dit Saint Mathieu, parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple (Math. 4, 23). « Et Saint Luc : « Toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous » (Luc 6, 19). La plupart des miracles de Notre-Seigneur ont été des miracles de guérison. Lui-même dans le Pater, nous invité à demander la préservation de tout mal, libera nos a malo.

II y a dans le missel une messe spéciale pour les infirmes. Missa pro infirmis.

Nous pouvons donc solliciter de Dieu la santé en soumettant notre volonté à sa volonté très sage et très sainte.

Dans l'essaim des esprits célestes, il en est un qui a été spécialement chargé par lui de combattre les maux qui s'attaquent à notre être matériel, et il porte écrit dans son nom sa glorieuse prérogative : C'est Raphaël. Ce mot est formé de la racine hébraïque rapha (il guérit), et de el (Dieu) comme qui dirait médecin de Dieu. « Cet ange, dit Pierre de Natalibus, n'est pas seulement le guide de ceux qui voyagent, il est encore le médecin de ceux qui luttent contre la maladie. Est hic angelus et dux itinerantibus et rnedicus morbo laborantibus (Pierre de Natalibus : Pierre des Noëls, in Catalogo Sanctorum, lib. 4, cap. 141).

Dans son office, l'Église élève vers 1e ciel cette supplication : « O Christ, envoyez des cieux l'ange Raphaël, médecin qui procure le salut, afin qu'il guérisse toutes les maladies ».

Que de fois au cours des siècles l'ange miséricordieux a usé de son bienfaisant pouvoir ! Ce sont ces interventions secourables du céleste guérisseur que nous allons exposer dans cet écrit. Après en avoir tracé le tableau, nous étudierons les différentes formes de la dévotion catholique envers saint Raphaël.

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