Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Marie.jpeg
" Marthe, pensez-vous que la France ait encore un avenir spirituel ?"
Elle a poussé une sorte de cri et a dit : "Ah, ça j'y crois beaucoup !" Elle l'a dit avec une force dans la voix, comme une jaillissement de son coeur....  
PERE BERNARD PEYROUS   

L’arc-en-ciel de la vocation chrétienne est devenu presque infini ; l’éventail des réalisations de la sainteté le sera tout autant.

Mgr Jean-louis Bruguès, o.p. 

 

Jean-Paul II et la France envoyé par paristocrate 

Biographie de Jean-Paul II envoyé par paristocrate 

Benoit-XVI.jpg 

"La chose la plus horrible dans notre monde aujourd'hui, c'est la communion
dans la main"
(Mère Teresa, 23 mars 1989, dans The Wanderer, Pakistan).

Texte libre

imTOU.jpg 

Joli chemin n’allonge pas 

 Prière ne retarde pas, 

Et aumône n’appauvrit pas.   

 

Sous le pommier,

Proverbes de la Terre,

par Henri Pourrat,

éd Dominique Martin Maurin 

 

 ___________________________ 

J'ai rêvé que la vie est joie.
Je me suis réveillé et j'ai vu

que la vie est devoir.
J'ai accompli mon devoir et

j'ai réalisé que le devoir est Joie.  

Tagore 

JMJ SYDNEY 2008
envoyé par Le_Bon_Larron

 ____________________________

 La science prétend aujourd’hui que l’univers est vide et muet Je ne crois pas que l’univers soit muet, je crois plutôt que la science est dure d’oreille…

L’œil qui scrute, qui analyse,
qui dissèque, doit être réconcilié avec l’œil qui vénère et qui contemple…


Il nous faut apprendre maintenant
à vivre en pratiquant à la fois la science et la poésie ;
Il nous faut apprendre à garder 
les deux yeux ouverts en même temps

Hubert Reeves (Il y eut un matin ) 

 


Saint(e)s envoyé par Le_Bon_Larron 
  

Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel 3, 51 sq, extraits)

Toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur !
Sources et fontaines, bénissez le Seigneur !
Vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur !
Vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur !
A Lui haute gloire, louange éternelle!


"Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon coeur." (3,15)

Archives

19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:48

Outre le Foyer St Jean-Baptiste qui permet de mûrir et discerner l'appel de Dieu pour des garçons de la Seconde à la Terminale et le Foyer de la Sainte Famille à proximité du sanctuaire.

 

On trouve autour du sanctuaire :

- des abords extérieurs bien aménagés avec de nombreuses tables et bancs pour les pique-niques

- une salle d'accueil avec distributeurs de boissons

- une grande salle de réunions, la salle Jean de la Baume (qui sert aussi d'abri pour les pique-niques des groupes les jours de mauvais temps)

- des dortoirs pour accueillir des groupes (surtout pour les jeunes)

- la librairie

 

Renseignements - Réservations: Association des Pèlerins

tél : 04 94 69 64 90 - Fax : 04 94 69 64 91

mél : sanctuaire@nd-de-graces.com  

le Père Chapelain - tél : 04 94 69 64 85

quartier Notre-Dame

83570 Cotignac

 

Envoyez un courrier électronique à :

sanctuaire@nd-de-graces.com  : pour les questions religieuses ou des renseignements sur des retraites ;

programme@nd-de-graces.com  : pour toute question concernant le programme des Sanctuaires ;

webmaster@nd-de-graces.com  : pour toute question ou remarque concernant ce site Web ;

freres@nd-de-graces.com  : pour joindre les frères de St Jean de Cotignac.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:44

 

Chers Pèlerins de COTIGNAC,

 

Le diocèse de Fréjus Toulon est doté de nombreux sites historiques et de sanctuaires qui rappellent aux visiteurs, pèlerins et touristes l'histoire religieuse de cette contrée. Ils sont la mémoire toujours vivante de l'intervention de Dieu dans la vie des hommes et des réponses généreuses que ceux-ci ont su faire à travers les temps aux invitations de Dieu. Cotignac fait partie de ces sites privilégiés, où la beauté de la nature se conjugue avec la mémoire spirituelle.

L'originalité de Cotignac, au coeur de la Provence, est de rassembler deux lieux de pèlerinage, l'un dédié à la Vierge Marie, vénérée sous le titre de Notre Dame de Grâce, et l'autre, consacré à St-Joseph. Ces deux lieux sont animés par deux communautés religieuses, la communauté St Jean et les moniales bénédictines du Bessillon.

Ce site Internet nous présente l'histoire et l'actualité de ce double message: Marie, médiatrice de toute grâce, a su répondre généreusement « oui, » et le Verbe a pris chair en elle, grâce à son consentement. Dans un siècle où l'homme cherche à devenir le maître de sa destinée jusqu'à oublier Celui qui en est la source, Marie nous rappelle l'initiative de la Providence de Dieu.

 

Marie, riche de grâces

Qui, seule, sur votre sein virginal

Avez pu choyer l'Enfant Jésus

Et l'embrasser tout en Le nourrissant

 

Et vous, Joseph, choisi parmi les anciens Patriarches

Pour être le protecteur de la vierge,

Vous êtes aussi celui que l'Enfant divin

Appelle du nom de Père

 

Hymne de la Fête de la Sainte Famille

 

 

Dominique Rey

 

Evêque de FREJUS-TOULON

 

DES LIEUX D'ACCUEIL A COTIGNAC (au coeur de la Provence)

 

Outre le Foyer St Jean-Baptiste qui permet de mûrir et discerner l'appel de Dieu pour des garçons de la Seconde à la Terminale et le Foyer de la Sainte Famille à proximité du sanctuaire.

On trouve autour du sanctuaire :

- des abords extérieurs bien aménagés avec de nombreuses tables et bancs pour les pique-niques

- une salle d'accueil avec distributeurs de boissons

- une grande salle de réunions, la salle Jean de la Baume (qui sert aussi d'abri pour les pique-niques des groupes les jours de mauvais temps)

- des dortoirs pour accueillir des groupes (surtout pour les jeunes)

- la librairie

 

Renseignements - Réservations: Association des Pèlerins

tél : 04 94 69 64 90 - Fax : 04 94 69 64 91

Courriel : sanctuaire@nd-de-graces.com

le Père Chapelain - tél : 04 94 69 64 85

Quartier Notre-Dame

83570 Cotignac

 

Envoyez un courrier électronique à :

sanctuaire@nd-de-graces.com : pour les questions religieuses ou des renseignements sur des retraites ;

programme@nd-de-graces.com : pour toute question concernant le programme des Sanctuaires ;

webmaster@nd-de-graces.com : pour toute question ou remarque concernant ce site Web ;

freres@nd-de-graces

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:37

 

En ces temps faits d'unité et de Foi, où de lourdes menaces pèsent sur l'Europe : En l'an de grâce 1519 , la Provence fait partie du Royaume de France depuis 38 ans; son Roi est François 1er. Le peuple, reste profondément chrétien, à la manière du temps; être fidèle, solidaire, travailleur, et être chrétien, c'est tout un. Hélas, comme l'Europe politique, le monde religieux lui-même va connaître déchirements et affrontements. Deux ans plus tôt, le moine augustin Martin LUTHER (1483-1546) venait d'afficher ses 95 thèses sur la porte de la Schlosskirche de Wittenberg. En mars 1519, il assurait encore le Pape Léon X de sa fidélité. Trois ans plus tard, l'Allemagne était à feu et à sang, et bientôt, une bonne partie de l'Europe.

 

Notre-Dame vient affermir avant les épreuves... : Le 10 août 1519, un bûcheron, Jean de la Baume, gravit le mont Verdaille. Il est seul. Comme d'accoutumée, il commence sa journée par prier. A peine s'est-il relevé qu'une nuée lui apparaît, découvrant la Vierge Marie, et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel. Notre-Dame est debout les pieds sur un croissant de lune. Elle s'adresse alors à Jean à peu près en ces termes: Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. Et la vision disparut. Était-ce une hallucination ? Doutant ou non, le fait est que Jean garda pour lui le message... ce qui lui valut une seconde apparition de la Mère de Dieu et des Grâces! Le lendemain même, 11 août, s'étant rendu au même endroit pour achever sa coupe, il eut la même vision et reçut la même demande. Cette fois, il s'y résolut et redescendit au village sans attendre.

 

Les autorités et les villageois adhèrent dans un même mouvement : Jean est sérieux; la population et ses édiles accordent foi immédiatement au compte-rendu du pieux et sérieux bûcheron. On élèvera donc une petite chapelle à l'endroit des apparitions (laquelle se révélera rapidement trop petite; cinq ans plus tard, on projetait déjà de la remplacer par un sanctuaire d'une taille semblable à celui d'aujourd'hui. Ce sera chose faite en 1537).

La Providence réservait un petit signe aux bâtisseurs de Cotignac, un signe qui ne manqua pas de les encourager. Le 14 septembre, en la fête de l'Exaltation de la Croix, à peine un mois et demi après les apparitions, les travaux avaient déjà commencé après une grande procession de la communauté entière, clergé et syndics en tête, ainsi que nous le rapportent les archives municipales. Et "commençant les fondations de cette église, trouvèrent en terre grande quantité d'ossements, des clous, des ferrailles, des boîtes d'ivoire et une boule de beau cristal, ce qui leur fit croire qu'il y avait là des martyrs enterrés". C'était plausible car dans l'Empire Romain, sous lequel toute la région fut habitée et mise en valeur, en effet, nombre de chrétiens payèrent de leur vie leur attachement de Foi à Jésus-Christ; la Provence fut christianisée dès le 1er siècle, et les persécutions ne cessèrent en Occident qu'en 311! Les annales de l'Oratoire rapportent qu' à l'ouverture du tombeau, plusieurs malades avaient été guéris.

L'approbation ecclésiastique fut rapidement obtenue, car en date du 17 mars 1521 déjà, par une Bulle, le Pape Léon X accordait une série de privilèges au sanctuaire provençal!

 

Des signes : Les signes miraculeux n'ont de sens que par rapport à la pédagogie divine: c'est toujours un aspect de l'Evangile qu'ils signifient et actualisent; à leur contact la foi chrétienne un peu assoupie se réveille.

Les personnages qui apparurent aux côtés de Notre-Dame et de l'Enfant étaient vraiment des signes pour les gens de Cotignac: ils leur étaient connus. Sainte Catherine, martyre d'Egypte au IVe siècle, dont le Roi Saint Louis avait ramené les reliques, était très populaire. A noter: elle fut l'une des voix de Jeanne d'Arc (+1431)! Non moins connu était Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153); il a laissé d'inoubliables pages sur Marie, et est appelé Docteur de Marie Médiatrice. L'Archange Saint Michel, enfin, dont nous parle surtout le livre de l'Apocalypse, chap. 12, est honoré depuis longtemps comme le protecteur de la grande Famille qu'est l'Eglise.

Après les apparitions, l'affluence croissante des pèlerins donne une idée du nombre de grâces accordées - comme Notre-Dame l'avait promis -, au point que les responsables municipaux durent réglementer les pèlerinages (organisation, accueil, etc.) !

En fait, dès 1524, nous disent les archives du village, ils nommèrent des obriers afin de gérer le lieu de pèlerinage (les quelques prêtres qui essayaient d'être présents étant débordés par les tâches ministérielles qui leur sont propres !). Ces laïcs et les conseils municipaux qui se succédèrent contribuèrent ainsi au rayonnement spirituel de Cotignac durant près de trois siècles (jusqu'à la Révolution), avec une probité et une compétence qui n'avaient d'égales que leur esprit de Foi et de service d'autrui. Ne nous étonnons pas : à l'époque, les responsables politiques savaient encore combien la vie religieuse des citoyens contribue au sens du Bien, et au Bien Commun.

 

Des grâces collectives : Ce sont surtout les grâces collectives , c'est à dire demandées par toute une population, consuls en tête, que les trop rares archives du XVIème s. mentionnent. Dès 1522, on voit la ville d'Aix faire une démarche auprès de Notre-Dame de Grâces, ce dont témoigne un arrêt de son conseil général daté du 24 décembre et ainsi rédigé: "On enverra une députation et obriers prier pour la ville dans la chapelle de la Vierge Marie des Grâces, aux terres de Cotinato ." Une raison pressante motivait cette démarche, ainsi que celle de la ville de Marseille, quelques mois plus tôt: la menace de la peste. Il semble bien que, de fait, le terrible fléau s'écarta de ces deux villes pendant plus d'un siècle. On connait d'autres démarches religieuses municipales auprès de Notre-Dame: Montfort, Brignoles, La Valette, Digne, Aubagne, et d'autres, pour des raisons très diverses.

 

La première société sacerdotale de prêtres de l'oratoire en France voit le jour à Cotignac : Mais le besoin d'une Communauté religieuse stable se fait sentir sur la colline. Dès 1586, la petite communauté des prêtres, autour du Chanoine Rollin Ferrier, put s'organiser en société sacerdotale rattachée à l'Oratoire, que Saint Philippe NERI (1515-1595) venait de fonder à Rome. Quelques années plus tard, en 1619, cette première maison de l'Oratoire en France finit par s'agréger à l'Oratoire français, qu'entre-temps le futur Cardinal de Bérulle avait réuni à Paris!

Le 10 mai 1629, le Pape URBAIN VIII envoyait une nouvelle lettre (ou Bulle) aux Pères de l'Oratoire; elle n'était qu'un magnifique témoignage de vénération mariale: le Saint-Père y mentionne le célèbre Sanctuaire dédié à la Bienheureuse Marie, dite de Grâce ou des Grâces, vers lequel les fidèles du Christ par reconnaissance ou dévotion, accourent de presque tous les points du monde, à cause des miracles éclatants que Dieu y a opérés . Mais le signe le plus retentissant de l'intercession de Notre-Dame de Grâces devait encore venir.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:35

 

La journée s'annonce chaude. Un jeune berger, provençal, de Cotignac, Gaspard Ricard, âgé de 22 ans, a conduit son troupeau sur le versant est du Bessillon. Vers une heure de l'après-midi la chaleur est intense. Assoiffé, il s'allonge sur le sol rocailleux quand soudain un homme d'imposante stature se tient près de lui et indique un rocher en lui disant: "Iéu siéu Joùsè; enlevo-lou e béuras ." c'est-à-dire : "Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras." La pierre est lourde, huit hommes pourront à peine la déplacer; comment Gaspard la soulèverait-il ? Mais le vénérable vieillard, comme disent les récits de l'époque, réitère son ordre. Le berger obéit déplace le rocher, et découvre une eau fraîche qui commence à ruisseler. Il boit aussitôt avec avidité. Lorsqu'il se relève, l'apparition a déjà disparu. Sans plus attendre, il va porter la nouvelle au village, et les curieux arrivent. Trois heures après l'événement en un lieu que tous savent être dépourvu de source, une eau abondante s'écoule.

 

Saint Joseph mis en lumière dans l'Église et en France

C'est tout. Rien de plus simple, rien de plus pauvre que cette apparition comme l'Evangile", commentait Mgr Gilles Barthe, dans sa lettre pastorale du 14 février 1971. L'eau est le signe, si essentiel dans notre foi, de notre régénération et de la vie nouvelle jaillie pour nous de la Pâque du Christ. Ici est mis en lumière le rôle puissant d'intercession de Saint Joseph. St Joseph uni à la Vierge Marie dans le plan éternel de la Providence divine, que Dieu veut voir associé à son épouse dans la prière et le coeur des chrétiens, spécialement dans la vie des familles. Les faits sont dûment attestés par d'abondantes sources, bien conservées. Un épisode des mois suivant l'apparition est remarquable : une fois de plus, les Consuls de Cotignac, en hommes politiques, et en chrétiens responsables, vont croire à l'événement et prendre bientôt toutes les mesures utiles en vue du bon déroulement des pèlerinages tout en respectant profondément les compétences et responsabilités propres aux autorités d'Eglise dans le domaine spirituel (reconnaissance, cultes, etc.) Car les choses ne traînèrent pas. A la réunion du conseil municipal du 25 juillet, on délibéra au sujet de la font (source) de Saint Joseph , dont l'eau a beaucoup de qualités et fait beaucoup d'opérations . Car de toutes parts de la province, on vient y prendre de l'eau pour s'y laver, boire et guérir si on a des maladies et infirmités : cela provoque de la confusion ! La construction d'une chapelle y est décidée. On recevra les aumônes à cette fin. Commencée le 9 août, elle sera déjà terminée en octobre suivant ! Bientôt trop petite, on en met une plus vaste en chantier dès 1661 ; elle sera dans le style de l'époque. C'est le Sanctuaire de St Joseph consacré en 1663 que vous pouvez voir aujourd'hui. Mais, dans l'immédiat la grosse question était de savoir qui, prêtres séculiers ou religieux, sera chargé de la chapelle de Saint Joseph. La population de Cotignac et ses élus désiraient que ce fussent les Pères Oratoriens de Notre-Dame de Grâces. Et telle fut finalement la décision de l'Evêque de Fréjus. Ainsi en fut-il jusqu'à la Révolution.

 

Des signes extraordinaires

En 1662, dans son compte-rendu de visite, le Père Allard de l'Oratoire avait écrit parlant de l'année 1661 : "Nos Pères (de Notre-Dame de Grâces) m'ont assuré qu'il y a eu 52 processions, de Pâques à la Pentecôte, et qu'il y a eu 6 000 personnes dans l'octave de cette dernière solennité. L'eau de Saint Joseph fait des miracles. Depuis mon retour un boiteux de naissance, originaire d'Avignon, y étant allé, est revenu bien droit et a laissé ses crosses ; nous le connaissons. Tout le monde boit et emporte de cette eau." Il ajoutait encore que les Pères avaient construit un bâtiment de six chambres à Saint Joseph, et qu'ils étaient débordés : il leur faudrait du renfort ! Le Pape, Alexandre VII accorda sa bénédiction à la confrérie qui s'établit bientôt sous le nom de Confrérie de la Sainte Famille ou de Jésus Marie Joseph. Tout ceci illustre la popularité acquise par le culte de Saint Joseph ; sa fête le 19 mars vit accourir les foules dès 1661. C'est du reste cette année-là que Louis XIV décrétait ce jour, fête chômée ! Bientôt Saint Joseph fut fêté dans tous les diocèses de France (ce que le Saint-Père demandait depuis 40 ans), et spécialement en Provence ; des églises y apparurent qui portaient son nom, et dans presque toutes les autres, un autel fut dédié à celui que l'Eglise proclamerait un jour son Protecteur universel (en 1871). La Font Saint Joseph ne s'est jamais tarie, au pied du sanctuaire. Elle reste visible en contre bas de celui-ci, sur le côté ; les grâces non plus, dont on ne saurait faire la liste notent les Moniales Bénédictines, qui ont trouvé là le lieu privilégié de leur installation depuis 1977, à leur retour d'Algérie.

A tous ceux qui prient avec foi, Saint Joseph répond avec son coeur de père ; il ramène le coeur des enfants vers leurs parents, protège les enfants à naître, réconcilie des frères désunis, rend le goût de vivre, notent encore les Bénédictines, qui sont souvent les confidentes des grâces obtenues ; et celles-ci concernent quelquefois des nécessités très matérielles : pour vivre, il faut avoir de quoi se nourrir, avoir un toit. Après son pèlerinage à Cotignac et l'apparition de Saint Joseph, Louis XIV ne pouvait faire moins que lui consacrer la France et sa personne (Ces bonnes dispositions chrétiennes ne survécurent guère à la mort de sa mère, Anne d'Autriche).

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:33

MOIS DE MARS, MOIS DE SAINT JOSEPH - 19 mars 2009 - 348e anniversaire de la consécration de la France à Saint Joseph par LOUIS XIV

 

La dévotion à saint Joseph s’est développée assez tardivement en Occident. Ce n’est guère qu’au XVème siècle qu’apparaissent les premières manifestations principalement en Italie et en Espagne (on sait la confiance que la grande sainte Thérèse d’Avila avait envers le Père nourricier de l’Enfant-Jésus ; c’est sous sa protection qu’elle plaçait chaque carmel fondé). Etape décisive : en 1621, le pape Grégoire XV proclama que la fête de saint Joseph serait fête de précepte pour l’Eglise universelle (le 19 mars devient alors une fête chômée). Toutefois, cette décision pontificale ne fut pas reçue partout immédiatement, l’aval des princes étant nécessaire pour qu’elle aie force de loi dans chaque Royaume. En France, c’est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph fut ainsi reconnue, et cela, avec une rapidité confondante. Qu’on en juge : dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Les 9 et 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, prit personnellement le pouvoir et, avec une détermination qui causa la surprise générale, ne nomma pas de premier ministre ; il s’entoura cependant de deux conseils pour faire entériner ses décisions. Sur le point qui nous occupe ici, le jeune roi était tout aussi décidé et mena l’affaire tambour battant. Où doit-on alors chercher les origines de la dévotion de Louis XIV à saint Joseph ? – Sans doute dans les suites de l’apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence (le 7 juin 1660) qui avait fait grand bruit à la Cour… mais aussi chez deux princesses espagnoles, les plus proches du souverain : sa mère, Anne d’Autriche et l’infante Marie-Thérèse d’Espagne. Cette dernière était entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari… le 7 juin 1660, jour même de l’apparition susdite, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. Revenons à l’année 1661 : le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide donc de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Il aurait toutefois dû consulter les prélats français, or le 19 mars était proche… Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnèrent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut, le roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle (qui ne songent cependant pas à noter la rapidité de la procédure). Or, un événement concomitant tombe dans l’oubli le plus total : La consécration du royaume à saint Joseph ! oubli qui contraste avec la notoriété du Vœu de Louis XIII, consacrant la France à la Très Sainte Vierge en 1638.Il est vrai que la cérémonie de 1661 eu lieu dans l’intimité : non dans une basilique, une cathédrale ou une église… mais tout simplement dans la chapelle du Louvre. C’est là que, le matin du samedi 19 mars 1661, la France fut consacrée à saint Joseph. L’après-midi, après les vêpres, Bossuet, qui était occupé à prêcher le Carême aux carmélites du Faubourg-Saint-Jacques, célébra, dans leur chapelle, les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence de Anne d’Autriche. Le célèbre évêque de Meaux avait accepté, au pied levé, de ne pas prêcher sur le Carême ce jour-là et de composer, en grande hâte, son deuxième Panégyrique à saint Joseph (il ne pouvait, certes, avoir l’indélicatesse de répéter le premier Panégyrique qu’il avait déjà prêché, quelques années plus tôt, devant la même Reine-Mère). Citons, pour conclure, la belle envolée par laquelle se termine ce sermon : « Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur ; l’Eglise n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant que toujours il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ». Par la suite, la consécration de la France à saint Joseph fut commémorée en France tous les 19 mars jusqu’à la Révolution. Depuis, elle n’a jamais été reprise. Il n’empêche qu’il est nécessaire de rappeler cet événement majeur dont on fête cette année le 343ème anniversaire. Le signataire de ce bref exposé n’en est pas le véritable auteur, car il en doit la substance à un ami, Monsieur Christian Gaumy, conservateur de la Bibliothèque universitaire de Limoges, qui a eu pour cela la patience d’explorer les montagnes de documents des Archives nationales et de la Bibliothèques nationale (Département des Manuscrits), et qu’honore le profond souci de faire connaître et aimer le saint patron de l’Eglise universelle ; qu’à tous ces titres, il soit ici remercié et assuré de ma gratitude. Père Damien-Marie « Le Sourire de Marie »

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:26

PRIERES DU XX° SIECLE

Prière à saint Joseph (1)

Saint Joseph,

Vous avez connu comme nous la vie familiale,

Vous et Marie, vous vous êtes aimés,

Comme deux époux savent le faire.

Votre amour mutuel se tournait naturellement

Vers Jésus, le Fils de Dieu, devenu enfant.

Et comme nous, vous avez dû faire grandir votre amour

Au milieu des joies et des peines de la vie.

Saint Joseph,

Protégez aujourd'hui notre famille.

Aidez-nous à bien nous comprendre,

A l'exemple de votre Fils Jésus

Qui savait regarder les cœurs au-delà des visages.

Faites que ni l'orgueil ni l'égoïsme ne porte atteinte

A l'affection que nous nous portons.

Rendez-nous toujours plus fidèles à nos engagements.

Veillez sur nos enfants.

Saint Joseph,

Dans tout ce qui pouvait vous arriver

Vous faisiez confiance à Dieu.

Soutenez notre Espérance.

Dans nos peines, nos faiblesses et nos doutes,

Aidez-nous à croire

A l'amour toujours fidèle

Et à la Miséricorde toujours accueillante

De notre Père du Ciel.

Amen

Prière à saint Joseph (2)

Glorieux saint Joseph, époux de Marie,

accordez-nous votre protection paternelle,

nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.

O vous dont la puissance s'étend à toutes les nécessités

et sait rendre possible les choses les plus impossibles,

ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.

Dans l'embarras et la peine qui nous pressent,

nous recourons à vous avec confiance ;

daignez prendre sous votre charitable conduite

cette affaire importante et difficile,

cause de notre inquiétude.

Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu

et au bien de ses dévoués serviteurs.

(Prière diffusée par l'Association des Saints Anges Gardiens, à Lyon.)

 

Prière à Joseph, mon ami

 

 

Joseph, on t'appelle le juste, le charpentier, le silencieux ;

moi, je veux t'appeler "mon ami".

Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur,

avec Marie, ton épouse et ma Mère,

tu as ta place dans mon cœur,

tu as ta place dans ma vie.

Ta présence sur mon chemin,

elle est discrète comme ton silence ;

mais je te reconnais bien à ton regard attentif,

à ton cœur disponible,

à ta main secourable.

Prends ma main et conduis-moi,

lorsque l'ombre et la nuit rendent mes pas incertains.

Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l'as trouvé, dis-moi où il est.

Dis-moi où il est, quand l'épreuve et la souffrance sont le pain quotidien.

Dis-moi où il est, quand l'espérance relève mon courage et m'invite à avancer avec plus d'entrain.

Dis-moi où il est, quand on vient près de moi, chercher réconfort, amitié et joie.

Joseph mon ami,

toi qui a cheminé à travers les rayons et les ombres,

apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.

Toi, le témoin étonné de l'action de l'Esprit,

aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.

Garde bien ouverts mon cœur et ma main.

Amen.

(Prière diffusée par le Sanctuaire de Saint-Joseph de Mont-Rouge.)

 

 

 

Aurais-tu pensé, toi l'humble serviteur, que tu prendrais pour épouse la Femme bénie entre toutes les femmes dont toutes les générations parleraient ?

Aurais-tu pensé, toi le modèle des pères, tenir entre tes bras le Verbe fait chair ?

Petit à petit, tu as découvert ton chemin, difficile oui, mais baigné dans la Lumière divine.

Avec quelle admiration tu as regardé Marie !

Avec quelle sagesse tu as accompli ta mission !

Avec quelle confiance tu t'es laissé conduire par l'Enfant que tu protégeais !

soient pacifiés.

Donne-nous un peu de ta clarté afin que nos actions et nos paroles soient pleines de la Lumière divine.

Donne-nous un peu de ton courage pour poursuivre notre tâche sans compter sur nous-mêmes mais sur la divine Providence.

Tu brilles dans le Ciel plus intensément qu'on ne l'imagine.

Marie et toi vous êtes les deux étoiles de feu embrasant la terre appauvrie du Feu de l'Amour divin.

Tu écoutes toutes nos demandes, toutes nos détresses car tu as souffert, peiné sans aucune plainte ni révolte.

Tu as veillé sur Marie ton épouse bien-aimée.

Veille sur l'Epouse de Ton Fils, cette Eglise dont Il est la pierre angulaire et dont tu es, toi, une pierre de choix.

Apprends-nous à être doux et humbles de Cœur.

(Prière diffusée par le Sanctuaire de Saint-Joseph de Mont-Rouge.)

 

 

Prière à Saint Joseph

« Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. » Amen.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:25

GABRIEL CHRISMENT (né en 1883)

 

Prêtre du diocèse de Saint-Dié, Gabriel Chrisment est un "prêtre-poète", comme le furent aussi Louis Le Cardonnel, Maxime Rousseau, Camille Melloy, ... Le poème qui suit est extrait du recueil intitulé En feuilletant le calendrier, à la date du 19 mars.

 

La mort de saint Joseph

 

Ce soir-là, Joseph a dû s'appuyer

Sur son établi, pour ne pas tomber.

Il est las, si las, depuis des semaines,

Un rien le fatigue, il marche à grand-peine.

Il voit, il sent bien qu'il ne pourra plus

Travailler longtemps auprès de Jésus.

Quand il a voulu lever cette planche,

Il a comme eu peur de ses mains trop blanches,

Et son vieux rabot lui paraît si lourd !

Mon Dieu, qu'a-t-il donc ? Est-ce que le jour

Est déjà fini ? Son vieux cœur s'affole,

Il a froid, il tremble. Des copeaux s'envolent

Comme autour de lui de grands papillons.

Et la nuit l'a pris dans un grand frisson.

Et la nuit s'écoule et déjà s'achève.

Le vieux patriarche est là, dans son rêve.

L'ange d'autrefois, l'ange lui a dit

Qu'il lui faut encor partir cette nuit.

Ah ! partir encor ! Vers l'exil sans doute ?

Ses pieds sont si las, si longue est la route !

Il veut se lever, puisque l'ange attend,

Marie et Jésus sont là. Doucement

Ils ont joint ses mains. Et calme, il repose.

Au bout de la nuit l'aube est déjà rose.

Jésus a levé la main pour bénir...

Joseph, pour toujours, vient de s'endormir.

 

(Gabriel Chrisment, En effeuillant le calendrier, poèmes, 1° série, Aubanel, Avignon, 1953, pp. 24-25.)

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:21

Mgr JOSEPH MARTIN (né en 1891)

 

Mgr Martin, archevêque de Rouen, a consacré sa Lettre pastorale de Carême de 1954 à saint Joseph. Trois parties la composent : Histoire de saint Joseph et de la dévotion envers ce saint - Leçons qui découlent de sa vie - Puissance de saint Joseph dans le ciel. Les lignes qui suivent sont extraites de la seconde partie.

 

Leçons d'obéissance et de respect de l'autorité

 

Saint Joseph obéit aux anges ; il obéit aux hommes, du moins à ceux qui sont accrédités pour parler de la part de Dieu et il nous donne ainsi un grand exemple de respect de l'Autorité.

 

Son obéissance est rapide. Il part en pleine nuit, aussitôt qu'il le faut. Il ne se fait pas répéter l'ordre deux fois. Puisque Dieu veut qu'il en soit ainsi, cela suffit.

 

Il met de la docilité à obéir, ce qui rend l'ordre plus aisé et plus agréable pour celui qui commande et l'exécution plus douce pour celui qui obéit. Il aurait pu faire valoir, au moment du recensement, les difficultés du voyage pour Marie et arguer de la situation de son épouse pour essayer de s'en dispenser, mais il nous donne au contraire l'exemple de la bonne volonté.

 

II n'attend pas d'avoir compris les raisons de ce qu'on lui commande pour obéir. S'il avait été raisonneur, que d'explications il aurait pu demander à l'Ange qui lui portait l'ordre du départ en Egypte à la veille du massacre des Innocents !

 

Mais l'ordre venu d'En-Haut lui suffit, car le fondement de l'obéissance est dans l'autorité de celui qui commande, et non pas dans l'approbation, par le subordonné, des raisons qui motivent les ordres.

 

Sa profonde conviction que l' « Autorité vient de Dieu » lui donne à lui-même l'assurance dont il avait besoin comme chef de la Sainte Famille. Il était bien inférieur à Jésus et à Marie, et pourtant c'est à lui que l'Ange s'adresse : c'est par lui que Dieu fait passer ses ordres. Sachant que son autorité ne vient pas de lui-même mais de Dieu, Joseph commande et leur confiance n'est jamais trompée.

 

Cette leçon du respect de l'Autorité, toujours bonne, n'est-elle pas spécialement actuelle de nos jours ? Ah ! si nous savions entendre la voix de Dieu dans la voix de ceux qui commandent, que de désordres évités et que de malheurs épargnés ! Nous demandons à saint Joseph pour nos contemporains et pour nous la grâce d'une vue claire de la notion d'Autorité et celle de la docilité.

 

Leçon de confiance et de foi

 

Nous trouvons aussi dans la vie de saint Joseph une leçon de confiance et de foi.

 

Qui donc n'a remarqué dans l'Evangile que l'Ange avait trouvé saint Joseph endormi toutes les fois qu'il était venu à lui ?

 

Tant de gens s'inquiètent dans la vie ! Le bon saint Joseph, lui, dormait tranquillement, du sommeil du juste, comme l'on dit ! Saint Paul devait recommander plus tard aux chrétiens de ne se préoccuper outre mesure de rien : Nihil solliciti sitis (Phil., IV, 6). Sous l'inspiration du Saint-Esprit, Joseph avait, avant l'heure, compris et pratiqué ce conseil.

 

Son sommeil n'était pas celui du lâche ou de l'indifférent qui s'endort égoïstement dans l'insouciance de tout, mais il était celui de l'homme de Foi qui sait qu'à chaque jour suffisent sa grâce et sa peine, que rien n'arrive que Dieu n'ait voulu ou permis et que Dieu ne veut ou ne permet rien, en fin de compte, que pour notre plus grand bien.

 

Oh ! mes frères, dans notre monde bouleversé où les hommes s'inquiètent et s'agitent comme si tout dépendait d'eux, que la leçon de calme et d'abandon de saint Joseph est bonne, bienfaisante et, somme toute, reposante à méditer !

 

Si les hommes avaient plus de foi, il y aurait sur terre moins de trouble, plus de paix et de sérénité. Nous prierons pour que la Paix de Dieu gagne sur terre - et tout d'abord en nous - et, par nous, autour de nous - par l'augmentation de la foi.

 

Leçon de silence

 

Il sera bon de relever encore et de méditer la leçon de silence que nous donne saint Joseph.

Aucun mot n'est rapporté de lui dans l'Evangile ! Ce n'est pas à dire qu'il ne parlât point. Il aurait été un triste compagnon pour la Sainte Vierge s'il n'avait jamais rien dit ! Mais « juste » en toute chose, il n'était pas « bavard », il disait « juste » ce qu'il fallait dire, ni plus, ni moins, quand il le fallait et comme il le fallait. Bref, il parlait peu, mais il parlait bien.

 

Là encore, quel exemple pour notre siècle où l'on parle tant !

 

Un éminent prélat ne donnait-il pas, il y a quelque temps, à ses diocésains, la consigne de « savoir se taire » ?

 

Si l'on ne disait que ce que l'on sait, si l'on ne prophétisait pas à tort et à travers, si l'on ne jugeait que ce qu'on est capable de juger et quand on a autorité pour le faire, le règne de l'erreur et du mensonge, qui relève du prince des ténèbres, serait moins étendu sur terre !

 

Le silence de saint Joseph n'était pas seulement un silence de réserve et de prudence ; c'était aussi un silence de recueillement et d'union à Dieu. Ayant constamment sous les yeux l'exemple de la sainteté la plus éminente, des vertus les plus sublimes, saint Joseph, comme Marie, conservait dans son cœur le souvenir de toutes ces merveilles : « Conservabat omnia verba haec in corde suo » (Luc, II, 51). En les admirant et en les méditant, il concevait un amour toujours plus grand pour Jésus et Marie. « C'est le silence qui commence les saints, a écrit un pieux auteur ; c'est lui qui les continue ; c'est lui qui les achève. »

 

Je souhaite à mes diocésains de mettre du silence dans leur vie, un silence qui ressemble à celui de saint Joseph, le silence de la prière, celui des lectures saintes, de la méditation, de la messe et de l'Eucharistie - ces bienfaisants silences pendant lesquels l'âme découvre Dieu, parce que Dieu, qui n'aime pas le bruit, révèle ses splendeurs aux âmes qui le cherchent, loin des affaires du monde, dans le recueillement de l'esprit.

 

Je vous livre cette pensée d'un auteur contemporain : « Bienheureux ceux dont le silence est la patrie, et la parole un voyage de charité qu'ils font au pays de ceux qui les entourent.»

 

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:18

DEUX HYMNES LITURGIQUES (XX° siècle)

A la suite de l'institution de la fête de saint Joseph artisan, la liturgie fut dotée d'une nouvelle messe et d'un nouvel office. Celui-ci comporte deux hymnes propres pour matines et laudes. En voici leur traduction rythmée, d'après le texte latin dû à un hymnographe romain dont le nom n'a pas été révélé.

 

Hymne de Matines : « Te Pater Joseph »

 

C'est vous, patriarche Joseph,

Ouvrier digne des autels,

Ravi de vous cacher dans l'ombre à Nazareth,

Qu'à hautes voix comme à pleins cœurs

Cette nuit nous allons chanter.

Une descendance de rois

Et la condition des pauvres,

Vous portez tout cela calme et silencieux,

En nourrissant l'Enfant sacré

Grâce au dur labeur de vos mains.

Saint Ouvrier, des ouvriers

Le pur miroir, combien aux humbles

Votre existence apporte un modèle splendide,

Pour que les sueurs du travail

Et l'atelier soient choses saintes !

Les miséreux qui sont sans pain,

Accueillez-les avec amour ;

Calmez toute révolte, apaisez tout conflit ;

Qu'en nous croisse le Christ mystique

Sous votre garde paternelle.

O Dieu trine et un à la fois,

Père de tous, auteur du monde,

Donnez-nous d'imiter par toute notre vie

Le saint patriarche Joseph,

De l'imiter en notre mort !

 

Hymne de Laudes : « Aurora, Solis Nuntia »

 

L'aurore, annonce du soleil,

Ouverture du mois des fleurs,

Salue le toit de Nazareth

Vibrant des coups du charpentier.

Salut à vous, Chef de famille

Sous lequel l'Ouvrier suprême

Baigné d'une amère sueur

Travaille au métier paternel !

Habitant les hauteurs célestes

Auprès d'une Epouse sublime,

A cette heure aidez vos clients,

Ceux que le dénuement accable.

Au loin violence et conflits,

Toute fraude dans les salaires !

Que seule la frugalité

Mesure biens et nourriture !

Unité de la Trinité,

A la prière de Joseph

Guidez au chemin de la paix

Les pas de tous et leur voyage !

(Traduction de Mgr Francis Trochu)

 

 

 

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:16

PIE XII (1876-1958)

 

Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.

 

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII

 

O glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l'exemple d'une vie parfaite dans le travail constant et dans l'admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d'être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

 

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l'égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés. Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

 

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n'éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

 

Ainsi soit-il.

 

Indulgence de trois années, en faveur des artisans qui, avec contrition et dévotion, réciteront la prière.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saints - dans Saint Joseph
commenter cet article