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Texte libre

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" Marthe, pensez-vous que la France ait encore un avenir spirituel ?"
Elle a poussé une sorte de cri et a dit : "Ah, ça j'y crois beaucoup !" Elle l'a dit avec une force dans la voix, comme une jaillissement de son coeur....  
PERE BERNARD PEYROUS   

L’arc-en-ciel de la vocation chrétienne est devenu presque infini ; l’éventail des réalisations de la sainteté le sera tout autant.

Mgr Jean-louis Bruguès, o.p. 

 

Jean-Paul II et la France envoyé par paristocrate 

Biographie de Jean-Paul II envoyé par paristocrate 

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"La chose la plus horrible dans notre monde aujourd'hui, c'est la communion
dans la main"
(Mère Teresa, 23 mars 1989, dans The Wanderer, Pakistan).

Texte libre

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Joli chemin n’allonge pas 

 Prière ne retarde pas, 

Et aumône n’appauvrit pas.   

 

Sous le pommier,

Proverbes de la Terre,

par Henri Pourrat,

éd Dominique Martin Maurin 

 

 ___________________________ 

J'ai rêvé que la vie est joie.
Je me suis réveillé et j'ai vu

que la vie est devoir.
J'ai accompli mon devoir et

j'ai réalisé que le devoir est Joie.  

Tagore 

JMJ SYDNEY 2008
envoyé par Le_Bon_Larron

 ____________________________

 La science prétend aujourd’hui que l’univers est vide et muet Je ne crois pas que l’univers soit muet, je crois plutôt que la science est dure d’oreille…

L’œil qui scrute, qui analyse,
qui dissèque, doit être réconcilié avec l’œil qui vénère et qui contemple…


Il nous faut apprendre maintenant
à vivre en pratiquant à la fois la science et la poésie ;
Il nous faut apprendre à garder 
les deux yeux ouverts en même temps

Hubert Reeves (Il y eut un matin ) 

 


Saint(e)s envoyé par Le_Bon_Larron 
  

Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel 3, 51 sq, extraits)

Toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur !
Sources et fontaines, bénissez le Seigneur !
Vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur !
Vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur !
A Lui haute gloire, louange éternelle!


"Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon coeur." (3,15)

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:30

Nos saints de Provence

 

 Ils ont en commun d'être arrivés au Ier siècle évangéliser la Provence, d'y être morts et d'y avoir leur sépulture. Ils ont quitté la Palestine pour fuir les persécutions d'Hérode Agrippa Ier qui avait récupéré le trône de Jérusalem en 41: « Vers ce temps-là, le roi Hérode mit la main sur quelques membres de l'Eglise pour les maltraiter. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Voyant que c'était agréable aux juifs, il fit encore arrêter Pierre. » Actes des Apôtres (12, 1-3). Eusèbe dans son Histoire Ecclésiastique et Clément d'Alexandrie confirment que la dispersion des apôtres et des disciples a eu lieu douze ans après l'Ascension. Marie-Madeleine et les premiers évangélisateurs de la Provence sont donc arrivés chez nous vers l'an 43.

 

Qui étaient-ils ?

 

Très connus sont les amis de Jésus qui débarquèrent ensemble aux Saintes Maries de la Mer. Ils ont été choisis comme saints patrons de nos diocèses:

 

- Lazare, saint patron du diocèse de Marseille, son premier évêque, martyr.

- Marthe, patronne du diocèse d'Avignon où elle a commencé son apostolat avant de s'installer à Tarascon.

- Marie-Madeleine, patronne du diocèse de Fréjus-Toulon. Elle s'est retirée à la Sainte Baume et a été enterrée à Saint-Maximin. La Provence s'est placée sous sa protection depuis le XIVe siècle.

- Maximin, patron du diocèse d'Aix dont il fut le premier évêque.

Marie-Jacobé et Marie Salomé, dites les Saintes-Maries,

Sidoine, Marcelle et Suzanne les accompagnaient.

 

Il y en eu d'autres qui, parmi ceux que saint Pierre et saint Paul envoyèrent évangéliser les Gaules, s'installèrent en Provence.

 

Parmi eux:

- Trophime à Arles.

- Eutrope à Orange.

- Ruf à Avignon,

- Probace à Tourves, dans le Var

Saint Lazare, sainte Marie Madeleine, saint Maxime et sainte Marthe avancent à l'intérieur des terres.

C'est probablement à Arles qu'ils se séparent, ville qui sera évangélisée par saint Trophime. Etait-il donc de ce voyage, ce 1° évêque d'Arles ?

Nul ne peut l'affirmer.

Saint Maximin poursuit sa route vers Aix, où nous le rejoindrons dans un instant. Saint Lazare et sainte Marie Madeleine descendent eux vers le sud et atteignent Marseille.

Ils commencent ensemble l'évangélisation de la ville portuaire, mais sainte Madeleine n'y restera pas longtemps, remontant bientôt sur Aix où elle retrouve saint Maximin.

Saint Lazare, lui, va demeurer près de cinquante ans dans la ville phocéenne.

Au moment où il la rejoint, Marseille est province romaine depuis plus d'un siècle. Mais elle a été fondée par les Grecs 600 ans avant Jésus-Christ, et dans toute la région on parle encore le grec.

Malgré les dégâts subis par l'invasion romaine en 49 avant Jésus-Christ, la ville demeure un port renommé, dont le vaste trafic au cours des siècles a engendré bien des richesses, et dont l'influence s'étend loin à l'intérieur des terres – qui sont encore à cette époque largement boisées, et bâties de nombreuses petites cités.

On y adore les divinités grecques autant que romaines, ainsi que quelques divinités égyptiennes, comme Isis et Osiris.

C'est donc une ville très cosmopolite que saint Lazare s'emploie à évangéliser…

La Tradition le représente priant nuit et jour, jeûnant, prêchant l'Evangile dans cette ville bigarrée aux mille visages, semeur infatigable de la Bonne Nouvelle du Christ Vivant.

Ah, si la télévision avait existé à cette époque, quels beaux et captivants reportages auraient fournis cet apostolat de saint Lazare !

Il est aisé de l'imaginer, devant le temple de Diane, prêchant parmi les marchands et les pêcheurs, tout empli de l'Esprit Saint, lui que le Sauveur avait ramené à la vie…

Et les âmes, tout autour de lui, touchées par la grâce, qui se convertissent peu à peu…

La réputation de sa sainteté s'étendra jusqu'en Italie, et attirera Alexandre de Brescia, encore adolescent, durant la persécution de l'empereur Claude.

Raffermi dans sa foi, il rentrera en Italie, vendra tous ses biens, et affrontera courageusement le martyre, qu'il sera appelé à vivre sous le règne de Néron.

Bien sûr, les traces les plus importantes de l'apostolat de saint Lazare demeurent sans conteste dans le secret des âmes, et le secret de Dieu.

Il reste bien peu de traces visibles, concrètes, de son passage, et leur authenticité est le sujet de controverse entre spécialistes.

On voit par exemple, dans les caveaux de l'église Saint-Victor, une crypte appelée "la Confession", où saint Lazare dut se cacher avec ses néophytes durant les persécutions.

Cette crypte, autrefois appelée "la grotte de sainte Madeleine", a toujours été considérée comme la catacombe de Marseille, tant elle présente d'analogies avec les catacombes de Rome.

Car il ne faut pas perdre de vue que les premiers chrétiens n'étaient pas les bienvenus – c'est le moins que l'on puisse dire – au cœur de la civilisation romaine !

Dans cette crypte, à gauche de l'autel, on vénère un siège de pierre taillé dans le roc ; ce monument aurait servi à saint Lazare pour la réconciliation des pénitents.

Au-dessus, on a sculpté grossièrement une figure de saint Lazare qui semble remonter au VI° siècle et qui représente ce pontife avec la palme du martyre et le bâton pastoral.

 

La Tradition.

 Selon Antoine de Ruffi dans son « Histoire de la Ville de Marseille contenant ce qui s'est passé de plus mémorable depuis sa fondation » (1696) :

« L'Eglise de Marseille est l'une des premières des Gaules.

 

Elle tire son origine de Saint Lazare, que les juifs chassèrent de Jérusalem avec Saintes Marthe, Marie-Madeleine ses sœurs, Marcelle leur servante, Saint Maximin, Saint  Sidoine,  l'aveugle-né, Joseph d'Arimathie et d'autres disciples de Jésus-Christ.

Parce qu'ils prêchaient hautement le résurrection du Sauveur du Monde, et qu'ils l'avaient aimé chèrement durant sa vie, et pour les faire périr, ils les exposèrent dans un vaisseau sans voiles, sans avirons et sans gouvernail; mais comme il n'y a point de conseil humain qui se puisse opposer aux arrêts de la Providence, cette sainte troupe, (selon plusieurs bons auteurs , et une histoire d'Angleterre manuscrite, qui au rapport de Baronius est dans le Vatican) , aborda heureusement au port de Marseille, où s'étant débarquée elle se sépara pour aller prêcher l'Evangile dans tout le reste de la Provence: Saint Maximin et Saint Célidoine allèrent planter la foi dans la ville d'Aix, d'où ils ont été les premiers évêques, Sainte Marthe et Sainte Marcelle à Tarascon, Sainte Magdelaine et saint Lazare demeurèrent à Marseille, y prêchèrent l'Evangile, convertirent ce peuple idolâtre, et changèrent au culte du vrai Dieu le Temple de Diane en une église qui a toujours été le siège des évêques et qu'on appelle communément l'Eglise Major, ou l'Eglise Cathédrale.

Il est vrai que Sainte Magdeleine après avoir demeuré quelque temps dans Marseille, se retira dans une grotte voisine, sur laquelle l'abbaye de Saint-Victor a été bâtie. Mais comme elle était trop exposée aux importunités du peuple, elle alla faire pénitence à la Sainte Baume.

Quant à Saint Lazare, il passa le reste de ses jours dans Marseille, et la gouverna en qualité d'évêque jusqu'en l'an 80 de Notre Seigneur, qu'il y reçut la couronne du martyre. »

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:27

On avait encore au XIXe siècle, dans la cathédrale d'Aix, l'oratoire de Saint-Sauveur édifié par saint Maximin et Marie-Madeleine. Il a été démoli. On a trouvé à Saint-Victor de Marseille une très ancienne inscription chrétienne, la plaque funéraire de Volusianus et Fortunatus, et à la Gayolle, près de Brignoles dans le Var le plus ancien sarcophage chrétien de France.

Mais il fallut attendre Constantin au IVe siècle pour que les chrétiens puissent s'exprimer au grand jour. Les vestiges que nous avons de ces premiers temps du christianisme sont le reflet d'une Eglise déjà très vivante: de superbes sarcophages dont celui de Marthe et de Marie-Madeleine et des baptistères.

Les premiers chrétiens baptisaient les adultes par immersion dans un édifice spécifique nommé baptistère, situé près d'une église et souvent consacré à saint Jean-Baptiste. La base en était un bassin alimenté en eau. La taille du baptistère était proportionnelle au nombre des chrétiens et son luxe à la richesse de l'Eglise locale. Ils ont donc été agrandis et enrichis au fil des siècles. Les vestiges qui ont pu être étudiés prouvent à quel point l'Eglise était florissante entre Aix, Marseille et Saint-Maximin au Ve siècle :

 

Saint-Maximin

 En 1993, à côté de la basilique de Saint Maximin, des fouilles archéologiques mirent à jour un baptistère d'un plan carré de 10 m de côté, avec une piscine baptismale hexagonale d'1,43m de diamètre, des colonnades et des chapiteaux, des restes de mosaïques et des petits vases à eau bénite. Il était contigu à une basilique paléo-chrétienne du IVè siècle et daterait du Ve, époque à laquelle saint Cassien a pu baptiser les nombreux pèlerins qui demandaient le baptême. Par son importance il égale ceux de Fréjus et Riez qui étaient villes épiscopales,

 

Aix-en-Provence

 Le baptistère d'Aix se trouvait près de l'oratoire de Saint-Sauveur. Il est du Ve siècle, superbe lui aussi, entouré de huit colonnes antiques, de plan octogonal. La cuve baptismale, d'époque paléochrétienne est plaquée de marbre. Il est plus grand que celui de Saint-Maximin ce qui est normal puisque Aix était le siège de l'évêché.

 

Les pèlerinages

 Pour les chrétiens, partir en pèlerinage c'est faire une démarche spirituelle, quitter son quotidien pour mettre ses pas dans ceux du Christ, de la Vierge Marie ou des saints, demander leur protection et obtenir la rémission de ses péchés. Qu'on aille en Terre Sainte, à Rome, à Saint Jacques de Compostelle ou bien en Provence, les routes sont balisées de sanctuaires. Très tôt, l'accueil et la garde des lieux saints s'organisent. Ainsi, saint Cassien installe des moines à la Sainte Baume et à Saint-Maximin dès le Ve siècle. Ainsi, on sait que Clovis vint à Tarascon en 500, « frappé par la grandeur et la multitude des miracles », et que « à peine eut-il touché la tombe de la sainte, qu'il fut délivré d'un mal de reins très grave, qui l'avait vivement tourmenté » nous dit Raban Maur. Mais du VIe au Xe siècle la Provence va connaître des périodes troublées par la peste, les invasions sarrasines. Dès le XIe siècle les pèlerins reprennent la route en grand nombre. Les croisés descendent dans le Midi où ils embarquent pour la Terre Sainte. Saint Louis en 1248, avant d'embarquer à Aigues-Mortes pour la septième croisade, va se recueillir à Vézelay sur les reliques de Marie-Madeleine (on croyait que le corps de la sainte y avait été transporté). Six ans après, en 1254, à son retour, le moral très affecté par l'échec de la croisade, il débarque à Hyères et se rend à la Sainte Baume et à Saint-Maximin.

La route de Saint-Jacques de Compostelle pouvait passer par la Provence car il  était plus aisé et moins dangereux d'aller à Compostelle par la mer que par la terre. On embarquait donc à Marseille. Un bon exemple est celui de sainte Brigitte (la patronne des pèlerins) qui quitta la Suède en 1321 et  se donna une année pour faire son aller et retour à Compostelle. Elle viendra à la Sainte Baume et à Saint-Maximin, à Tarascon et à Arles avant d'embarquer à Marseille.

D'ailleurs, au pied de la Sainte Baume l'église est consacrée à saint Jacques.

De nombreux rois et reines sont montés à la Sainte Baume. Le superbe chemin que l'on emprunte pour atteindre la grotte ne s'appelle-t-il pas le Chemin des Rois? Le « Bon Roi René », Louis XI et François Ier, Henri IV, Louis XIII y sont venus et, en 1660, Louis XIV aussi, accompagné de sa mère Anne d'Autriche. Il présida à la translation des reliques de Marie-Madeleine dans une urne de porphyre. (Leur chemin devait les mener ensuite à Cotignac). De plus, les rois se montrèrent très généreux envers les sanctuaires et les religieux qui les gardaient. Ainsi, si la basilique de Saint-Maximin est dite « royale », c'est que sa construction et son entretien furent financés par les comtes de Provence puis par les rois de France jusqu'à la Révolution.  Il fallut attendre Louis XVIII et le pontificat de Pie VII pour que revive la Sainte Baume: en 1822, le pèlerinage du lundi de Pentecôte draina plus de quarante mille personnes à la grotte.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:25

Au IXe siècle Raban Maur, né à Mayence en 766, homme de grande culture, fut formé à l'école de Tours par Alcuin*, qui lui-même avait été disciple de saint Bède le Vénérable. Raban dirigea ensuite en Allemagne l'école du monastère de Fuld, et la rendit très célèbre. On venait consulter Raban Maur de partout. C'était un bourreau de travail qui aurait préféré vivre dans la solitude, mais il fut nommé archevêque de Mayence et le resta jusqu'à sa mort en 856.

 

Beaucoup parmi ses œuvres nous sont parvenues et l'abbé Faillon réussit en 1842 à se procurer sa « Vie de Marie-Madeleine » qui dormait dans la bibliothèque du collège Sainte Madeleine à Oxford. Le culte de Marie-Madeleine était vivant dans toute la chrétienté et que la tradition de Provence était connue partout.

 

Pour écrire son ouvrage, Raban avait à sa disposition la belle bibliothèque du monastère et parmi les documents une « Vie » du Vème siècle (début VIème?) qu'il retranscrit, et d'autres, du VIIème qui, à cette « Vie » avaient apporté beaucoup d'éléments apocryphes qu'il a éliminés dans son œuvre. Il en a fait de même pour une « Vie de sainte Marthe ». Le but de ces « Vies » était de vivifier la dévotion. On a commencé aux Ve et VIe siècles a mettre par écrit les traditions orales et ces textes étaient lus avant les offices religieux pour le plus grand bonheur des fidèles.  L'œuvre de Raban Maur est précieuse en ce qu'elle conforte notre tradition.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:23

Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé

 

 Que savons-nous d'elles ? Le « mémoire » liturgique en date du 24 mai  nous dit que « Le culte des saintes Marie-Jacobé et Salomé est confirmé, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer où des grâces abondantes sont obtenues par leur patronage. Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels. Marie-Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude. Salomé était mère de Jacques le Majeur et de Jean. Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection.

 

Elles ont embarqué ensuite avec Lazare, Marie-Madeleine, Marthe et leurs amis sur le bateau qui les déposa en Camargue, dans un endroit désertique. Ils y dressèrent un pauvre autel de terre pour remercier le Seigneur de les avoir menés à bon port et là une source d'eau douce se mit à sourdre. Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé décidèrent alors de rester en cet endroit béni alors que les autres partirent évangéliser la région. A leur mort, elles furent inhumées près de la source, dans l'oratoire.  On raconte qu'une égyptienne, Sara, les servaient.

 

On sait par le testament de saint Césaire d'Arles (Ve-VIe siècle) qu'une église existait à cet endroit, nommée Sainte Marie de la Barque, et qu'il l'avait donnée à des religieuses. Des pèlerinages y avaient été organisés très tôt. Après deux siècles d'occupation sarrasine, il ne restait rien et une nouvelle église fut reconstruite, toujours au-dessus de la source et de l'oratoire. C'est une église fortifiée qui date en partie de la fin du XIIe siècle, en partie des XIVe et XVe siècles, et qui est très connue aujourd'hui pour être le cœur de pèlerinages qui chaque année attirent les foules, de gitans particulièrement. La tradition voulant que les saintes aient leur sépulture sous l'église, en 1448 le Roi René demanda et obtint du Pape l'autorisation de mener des fouilles officielles dont le procès-verbal fut rédigé par Nicolas de Brancas, évêque de Marseille. On retrouva leurs corps qui exhalaient une merveilleuse odeur.

A voir : http://surlespasdessaintes.over-blog.com/

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:21

Saint Maximin

 

 Maximin était un notable, proche de la famille de Béthanie et l'un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il connaissait donc bien Lazare, Marthe et Marie, et il les accompagna lors de leur traversée. Il commença à évangéliser Aix-en-Provence aidé de Marie-Madeleine. Pour célébrer la messe et prier avec elle et les tout premiers chrétiens, il avait construit en dehors de la ville, dans un endroit solitaire, un tout petit oratoire qui ne pouvait guère contenir plus de 10 à 12 personnes, l'oratoire de Saint Sauveur.

 

On sait qu'il reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la foi. Puis Marie-Madeleine le laissa à son apostolat pour se retirer dans la solitude de la Sainte Baume. Le jour où elle sentit qu'elle allait mourir, elle descendit dans la plaine, retrouva Maximin qui venait à sa rencontre, qui lui donna la communion et l'ensevelit. Il demanda à avoir sa sépulture près de la sienne, ce qui fut fait.  Il mourut le 7 juin, jour où l'on célèbre sa fête. Ce jour-là, dans la liturgie d'Aix, au début de l'évangile on lisait le passage de Saint Luc: « Après que le Seigneur eut choisi les douze apôtres, il désigna encore soixante-douze disciples; et il leur dit: Dans toutes les maisons où vous entrerez, dites d'abord: La paix soit à cette maison. » C'est ce qu'illustre le bas-relief qui orne le centre du somptueux sarcophage que les fidèles lui offriront au IIIe ou IVe siècle, dit aussi sarcophage de sainte Marcelle, où on le voit recevant sa mission du Christ, les bras ouverts dans l'attitude de l'orant.  Saint Sidoine  lui succéda comme évêque d'Aix.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:19

Saint Sidoine  L'aveugle-né

 

 « En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent: « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents? » Jésus répondit: « Ni lui ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. » Il cracha sur le sol et avec de la salive il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, et il lui dit: « Va te laver à la piscine de Siloë. » (Ce nom signifie envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava; quand il revint, il voyait… »

 

Extrait de Saint Jean 9,1-7

 

Cet homme, aveugle de naissance, c'était Sidoine. Il vivait en faisant la manche. Après sa guérison, il revit ses voisins: ils hésitèrent à le reconnaître. Il fut amené devant les pharisiens qui se divisèrent à son sujet et interrogèrent ses parents: « Comment se fait-il qu'il voie à présent? » Ils ne répondront pas. Que leur fils se débrouille et s'explique. Eux, ils ont peur. Alors Sidoine s'expliqua devant les pharisiens et, nous dit l'Evangile, « ils le jetèrent dehors.

 

Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit: « Crois-tu au Fils de l'Homme? » Il répondit: « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui? » Jésus lui dit: « Tu le vois, c'est lui qui te parle. » Il dit: « Je crois, Seigneur », et il se prosterna devant lui. »

 

Extrait de Saint Jean 9,34-38

 

Peut-on imaginer Sidoine mendiant à nouveau après ce miracle? Non. Il rejoignit les disciples du Christ et, le moment venu d'aller annoncer l'Evangile « au bout de la terre », il embarqua avec Lazare, Marthe, Marie-Madeleine et leurs amis sur le bateau qui les emmena en Provence.

 

A la mort de Maximin, il devint évêque d'Aix. Auparavant, il avait été évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux sous le nom de Restitut. Il a sa sépulture dans la crypte de Saint Maximin. C'est dans son sarcophage qu'avaient été cachées les reliques de Marie Madeleine pour les soustraire éventuellement aux sarrasins. Plusieurs églises du Midi lui ont été consacrées.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 10:33

Saint François d'Assise (San Francesco d'Assisi, né Giovanni di Pietro Bernardone) (entre 1181 et 1182 – 3 octobre 1226), est le fondateur de l'ordre des frères mineurs (o.f.m., couramment appelé ordre franciscain) caractérisé par la prière, la pauvreté, l'évangélisation et le respect de la Création.
Il est canonisé depuis 1228 déjà par le pape Grégoire IX. Il est fêté le 4 octobre.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:06

SAINTS ARCHANGES

MICHEL, GABRIEL, RAPHAËL

PAR DEFENDENTE GÉNOLINI

Ils n’ont évidemment ni date de naissance, ni date de mort ! Ce ne sont pas des hommes, mais des anges. Attestés par tant de textes bibliques, l’existence et le rôle particulier des archanges font partie de la vie profonde des croyants. Michel est le «grand prince» protecteur d’Israël. Le livre de Daniel, comme celui de l’Apocalypse, nous donnent le sens de sa mission sur cette terre et dans les cieux, en particulier son éternel combat contre Satan. Dans la tradition religieuse, il apparaît comme le chef des anges, celui qui protège l’homme des démons. Nombreuses sont ses apparitions au cours des siècles. Celle du 8 mai 495 sur le mont Gargano marquera l’antiquité chrétienne. Il est, en outre, « psychopompe » : il conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement. Il est le patron des banquiers, des radiologues, de ceux qui utilisent la chaleur du four – pâtissiers et gaufriers – et des parachutistes ! Gabriel est l’archange dont parlent aussi Le livre de Daniel et l’Evangile puisque c’est lui qui apparaît à Zacharie et à la Vierge Marie et leur délivre des messages divins. Il est le patron des télécommunications et des ambassadeurs.

Le livre de Tobie, quant à lui, nous décrit l’assistance extraordinaire de Raphaël, qui en fait le saint patron des routiers, des guérisseurs, et des mutilés de guerre ! 

Pensée spirituelle à propos des archanges :

« Leur intuition est si prompte, si vive, si profonde, qu’il leur est impossible d’être, comme nous, surpris par l’erreur. » (Dom Guéranger) 

Courte prière à saint Michel : « Saint Michel Archange, que votre protection me défende

contre tous mes ennemis visibles et invisibles. »

                                                         Lu dans le gratuit Direct Soir  

Extrait : http://petrus.angel.over-blog.com/article-ntsarchanges-57979773.html

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 20:34

 

La Constitution Civile du Clergé a divisé les prêtres et les chrétiens. La Révolution a écrit de pages très sombres. Parmi les 191 prêtres et laïcs massacrés à Paris les 2 et 3 septembre, 23 ont une attache au diocèse de Coutances. Ayant refusé la Constitution civile du clergé, ils ont choisi l'honneur de Dieu. Et la liberté de l'Eglise.

 

François Lefranc était vicaire général de Coutances. Béatifiés avec lui : C-J du Perron, M-S Binard, J-F Bonnel, Nicolas Cléret (né à Barfleur), Jacques Dufour( de Troisgots), Gilbert Fautrel (de Marcilly), Georges Girault, Julien Hédouin (Coutances), J-B Jannin (Sourdeval), Gilles Lanchon (Les Pieux), Robert Le Bis (Torigni), Louis Le Danois (Moitiers en Bauptois), Jacques Lejardinier-Deslandes (vicaire à La Feuillie), Jean-Pierre et Julien Le Laisant (Valognes), J-B et René Nativelle (Guilberville), J-B Pontus (Néville sur Mer, Pierre-Claude Pottier (Valognes), J-L Rabé (Sainte-Mère-Eglise), Pierre Regnet (Cherbourg), Jean Samson (Avranches).

 

" Je n'y connais plus rien : vos prêtres allaient à la mort avec la même joie que s'ils allaient à la noce… " (un commissaire).

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 20:29

 

 

Sa vie (1728-1792)

Georges Girault est né à Rouen, France, le 14 janvier 1728 et fut baptisé le lendemain dans la paroisse Saint-Lô. A vingt-et-un an, il rentra au noviciat du Tiers-Ordre régulier de Saint François d’Assise (les Tiercelins) de Rouen, et reçut le nom religieux de Frère Séverin de Saint Jean. Après ses études cléricales, il fut ordonné prêtre en juin 1754. Prédicateur estimé et confesseur des frères et des soeurs du Tiers-Ordre, on lui confia très vite l’enseignement de la philosophie au couvent de Saint-Lô, dans la Manche. En 1757, il exerça la charge de secrétaire de la Province de Normandie. Puis, de 1762 à 1765, il revint à Saint-Lô comme gardien (ou responsable) du couvent. En 1770, il est nommé Visiteur général de la Province de Normandie. En 1773, il est choisi comme secrétaire général de la Province de Paris et il exerce divers ministères en cette ville, en particulier l’assistance spirituelle et la confession des Soeurs tertiaires de sainte Elisabeth (ou Elisabethines) au N°195 de la rue du Temple dont la chapelle faisait office de paroisse. Il est donc, de fait, curé de la paroisse Ste Elisabeth et réside, non loin de là au couvent de Nazareth où il remplit l’office de bibliothécaire.

 

Le 29 août 1792, les révolutionnaires, sous l’instigation de Marat du Club des Cordeliers, envahissent les établissements religieux et les paroisses de Paris et regroupent les religieux et ecclésiastiques, dans le couvent des Carmes, 21 rue d’Assas, adossé à l’église Saint-Joseph de la rue de Vaugirard (aujourd'hui dans l'enceinte de l'Institut catholique de Paris). Quelques jours plus tard, après un simulacre de jugement, les prisonniers sont abattus à l’arme blanche dans le jardin des Carmes. Le Père Séverin Girault fut la première victime et tomba sous les piques des tueurs, près du bassin du jardin où une stèle en perpétue le souvenir. La paroisse Sainte-Elisabeth, de Paris, honore fidèlement son curé martyr.

 

Bibliographie :

*P. Ubald d’Alençon, Notice historique sur le Père Girault, Paris, Librairie St François, 1907.

*Les Martyrs franciscains des Carmes : le Bienheureux Appolinaire de Fribourg, le Bienheureux Burté cordelier, Séverin Girault, tertiaire, Paris, Gembloux, 1926.

*J. Grente, Les martyrs de Septembre 1792 à Paris, Paris, Téqui, 1926.

·Yvan Gobry, Dictionnaire des martyrs de la Révolution française, Paris, Perrin, 1989.

 

GIRAULT Georges

En religion Père Séverin de Saint Jean

Bienheureux CARMES

NAISSANCE : le 14 janvier 1728, à Rouen (Seine-Maritime)

PERE : Georges Girault , menuisier

MERE : Madeleine Hautemer

BAPTEME : le 15 janvier 1728, paroisse Saint-Lô, à Rouen

PARRAIN : Jean-Baptiste Hautemer

MARRAINE : Madeleine Ferrand

ORDRE RELIGIEUX : Tiers ordre de Saint-François

(profession le 8 août 1750)

ETUDES : Noviciat à Rouen 7 août

ORDINATIONS : Tonsuré en sept 1750 ; minoré en sept 1751;

Sous-diacre en mai 1752 ; diacre en juin 1753.

Prêtre en juin 1754

ACTIVITES : Prédicateur, confesseur des frères du Tiers ordre, lecteur désigné pour la philosophie au couvent de Saint-Lô en 1754

Confesseur des soeurs du Tiers ordre

Titulaire de la chaire de philosophie 1755-1756

Secrétaire de la Province de Normandie en 1757

Gardien du couvent de Saint-Lô (Manche), 1762-1765

Visiteur de la Province de Normandie en 1770

Secrétaire général de la Province de Paris en 1773

Confesseur des religieuses franciscaines de Sainte Elizabeth, à Paris

Bibliothécaire du couvent de Nazareth à Paris où il réside

ARRESTATION : le 29 août

INCARCERATION : aux Carmes

DATE MARTYRE : le 2 septembre 1792.

Première victime, tué à l'arme blanche près du bassin (stèle commémorative)

RELIQUES : le missel retrouvé près du bassin et conservé par le Carmel de Créteil, lui a été attribué par erreur (percé par balle)

ARCHIVES : - A.D.S.M. 5 Mi  502 acte de baptême

Arsenal : MS 6206 catalogue annoté de la bibliothèque du couvent de Nazareth

BIBLIOGRAPHIE : - J. Grente : "Les martyrs de septembre 1792 à Paris", Téqui Paris 1926, p. 190 à 192, 258 et 283

"Les Martyrs franciscains des Carmes : Le Bienheureux Appolinaire de Fribourg, le Bienheureux Burté, cordelier, Séverin Girault, tertiaire". Paris Gembloux  J. Duculot 1926 119 pages

Père Ubald d'Alençon : "Notice historique sur le Pare Girault" Librairie St-François Paris 1907

Etudes Franciscaines 1905 T XII et XIV - Annales Franciscaines mai 191

Bienheureux Séverin Girault, prêtre du Tiers-Ordre régulier de saint François d'Assise, martyr.

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Published by Sur les Pas des Saints - dans Divers vies de Saints
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