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Texte libre

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" Marthe, pensez-vous que la France ait encore un avenir spirituel ?"
Elle a poussé une sorte de cri et a dit : "Ah, ça j'y crois beaucoup !" Elle l'a dit avec une force dans la voix, comme une jaillissement de son coeur....  
PERE BERNARD PEYROUS   

L’arc-en-ciel de la vocation chrétienne est devenu presque infini ; l’éventail des réalisations de la sainteté le sera tout autant.

Mgr Jean-louis Bruguès, o.p. 

 

Jean-Paul II et la France envoyé par paristocrate 

Biographie de Jean-Paul II envoyé par paristocrate 

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"La chose la plus horrible dans notre monde aujourd'hui, c'est la communion
dans la main"
(Mère Teresa, 23 mars 1989, dans The Wanderer, Pakistan).

Texte libre

imTOU.jpg 

Joli chemin n’allonge pas 

 Prière ne retarde pas, 

Et aumône n’appauvrit pas.   

 

Sous le pommier,

Proverbes de la Terre,

par Henri Pourrat,

éd Dominique Martin Maurin 

 

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J'ai rêvé que la vie est joie.
Je me suis réveillé et j'ai vu

que la vie est devoir.
J'ai accompli mon devoir et

j'ai réalisé que le devoir est Joie.  

Tagore 

JMJ SYDNEY 2008
envoyé par Le_Bon_Larron

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 La science prétend aujourd’hui que l’univers est vide et muet Je ne crois pas que l’univers soit muet, je crois plutôt que la science est dure d’oreille…

L’œil qui scrute, qui analyse,
qui dissèque, doit être réconcilié avec l’œil qui vénère et qui contemple…


Il nous faut apprendre maintenant
à vivre en pratiquant à la fois la science et la poésie ;
Il nous faut apprendre à garder 
les deux yeux ouverts en même temps

Hubert Reeves (Il y eut un matin ) 

 


Saint(e)s envoyé par Le_Bon_Larron 
  

Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel 3, 51 sq, extraits)

Toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur !
Sources et fontaines, bénissez le Seigneur !
Vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur !
Vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur !
A Lui haute gloire, louange éternelle!


"Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon coeur." (3,15)

Archives

18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 12:06
PRIERE DES MARSEILLAIS A SAINT LAZARE
 
Saint Lazare, Patron de notre diocèse et de Marseille, vous qui avez été l’ami et l’hôte du Sauveur, nous venons déposer devant vous nos hommages et nos supplications. Soyez remercié d’avoir apporté le trésor de la foi à cette ville, la plus ancienne des gaules, notre ville de Marseille. Bénissez et soutenez celui qui vous succédant, de nos jours, a la lourde tâche sur ce siège que vous avez illustré par le martyr, de nous maintenir et de nous faire progresser dans la foi.
 
Bénissez le clergé qui l’assiste, et donnez-lui de nombreux continuateurs dans sa mission auprès de nous.
 
Bénissez aussi, et tout particulièrement, les édiles qui veillent à la bonne marche et à l’avenir de notre ville : donnez-lui la sagesse dans l’administration, et la lucidité dans la conduite de nos affaires.
 
Enfin, bénissez-nous, humbles fidèles, régénérés par le Saint Sacrifice du Calvaire. Par la possession de votre chef sacré devant lequel nous vous prions, vous êtes devenu notre hôte, comme vous l’avez été à Béthanie pour le Sauveur, avec vos sœurs Marthe et Marie Madeleine. Son amitié, ainsi que l’hospitalité que vous lui avez souvent offerte, ont fait qu’il a accompli pour vous le plus grand des miracles, vous ressuscitant après trois jours passés dans la tombe. Que cette hospitalité que nous vous offrons à notre tour, grâce à la possession de votre chef sacré, fasse que vous soyez un jour, l’hôte qui nous recevra dans le ciel obtenu par votre aide et votre patronage. Ce souhait, qu’il se réalise pour tous ceux que notre chère ville de Marseille a abrités et continue à abriter. Que toutes les autorités présidant à notre ville, religieuses et civiles, avec le peuple fidèle, deviennent ainsi vos diocésains pour l’éternité ! Ainsi soit-il !
 
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Lazare 
 est un personnage de l'origine du christianisme, apparaissant dans le Nouveau Testament et les légendes orientales et occidentales du début de l'histoire chrétienne.

Ce que dit la Bible Selon l'Évangile de Jean Lazare
était un ami de Jésus, frère de Marthe et de Marie de Béthanie. C'est lui que le Christ a ressuscité, le faisant sortir de son tombeau. On peut lire ce passage dans l'Évangile de Jean, au chapitre 11.

Chapitre 11 Ev St jean Bible du chanoine Crampon 
1.    Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.
2.     2 .Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et c'était son frère Lazare qui était malade.
3.    Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: "Seigneur, celui que vous aimez est malade.
4.    Ce qu'ayant entendu, Jésus dit: "Cette maladie ne va pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle."
5.    Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare.
6.    Ayant donc appris qu'il était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
7.    Il dit ensuite à ses disciples: "Retournons en Judée."
8.    Les disciples lui dirent: "Maître, tout à l'heure les Juifs voulaient vous lapider, et vous retournez là?"
9.    Jésus répondit: "N'y a-t-il pas douze heures dans le jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne se  heurte point, parce qu'il voit la lumière du monde.
10.        Mais s'il marche pendant la nuit, il se heurte parce qu'il manque de lumière."
11.        Il parla ainsi, et ajouta: "Notre ami Lazare dort, mais je me mets en route pour le réveiller."
12.        12. Ses disciples lui dirent: "S'il dort, il guérira."
13.        Mais Jésus avait parlé de sa mort, et ils pensaient que c'était du repos du sommeil.
14.        Alors Jésus leur dit clairement: "Lazare est mort;
15.        .et je me réjouis à cause de vous de n'avoir pas été là, afin que vous croyiez; mais allons vers lui."
16.        Et Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui."
17.        . Jésus vint donc et trouva Lazare depuis quatre jours dans le sépulcre.
18.        Or, Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
19.        . Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
20.        Dès que Marthe eut appris que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à   la maison.
21.        Marthe dit donc à Jésus: "Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.
22.        Mais maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu, Dieu vous l'accordera."
23.        Jésus lui dit: "Votre frère ressuscitera."
24.        ."Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour;
25.        .Jésus lui dit: "Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra;
26.        Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. Le croyez-vous?"
27.        "Oui, Seigneur", lui dit-elle, "je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde."
28.        . Lorsqu'elle eut ainsi parlé, elle s'en alla, et appela en secret Marie, sa sœur, disant: "Le Maître est là, et il   t'appelle."
29.        . Dès que celle-ci l'eut entendu, elle se leva promptement et alla vers lui.
30.        . Car Jésus n'était pas encore entré dans le village; il n'avait pas quitté le lieu où Marthe l'avait rencontré.
31.        . Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l'ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent en   pensant: "Elle va au sépulcre pour y pleurer."
32.        . Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit: "Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort."
33.        33. Jésus la voyant pleurer, elle et les Juifs qui l'accompagnaient, frémit en son esprit, et se laissa aller à l'émotion.
34. Et il dit: "Où l'avez-vous mis?" "Seigneur, lui répondirent-ils, venez et voyez."
35. Et Jésus pleura.
36. Les Juifs dirent: "Voyez comme il l'aimait."
37. Mais quelques-uns d'entre eux dirent: " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux d'un aveugle-né, faire aussi que cet homme ne mourût point?"
38. Jésus donc, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre: c'était un caveau, et une pierre était posée dessus.
39."Otez la pierre", dit Jésus. Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit: "Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là."
40. Jésus lui dit: "Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu?"
41. Ils ôtèrent donc la pierre; et Jésus leva les yeux en haut et dit: "Père, je vous rends grâces de ce que vous m'avez exaucé.
42. Pour moi je savais que vous m'exaucez toujours; mais j'ai dit cela à cause
 de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est vous qui m'avez envoyé."
43. Ayant parlé ainsi, il cria d'une voix forte :
44."Lazare, sors!" Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit: "Déliez-le, et laissez-le aller."
45. Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus près de Marie et de Marthe, et qui avaient vu ce qu'avait fait Jésus, crurent en lui.
46. Mais quelques-uns d'entre eux allèrent trouver les Pharisiens, et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.
47. Les Pontifes et les Pharisiens assemblèrent donc le Sanhédrin et dirent : "Que ferons-nous ? Car cet homme opère beaucoup de miracles.
48. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire notre ville et notre nation."
49. L'un d'eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit :
50."Vous n'y entendez rien; vous ne réfléchissez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas."
51. Il ne dit pas cela de lui-même; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation ;
52.Et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
53. Depuis ce jour, ils délibérèrent sur les moyens de le faire mourir.
54. C'est pourquoi Jésus ne se montrait plus en public parmi les Juifs ; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville nommée Ephrem, et il y séjourna avec ses disciples.
55. Cependant la Pâque des Juifs était proche, et beaucoup montèrent à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56. Ils cherchaient Jésus et ils se disaient les uns aux autres, se tenant dans le temple : "Que vous en semble? Pensez-vous qu'il ne viendra pas à la fête ?" Or, les Pontifes et les Pharisiens avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'ils le fissent prendre.
 
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Nos saints de Provence
Ils ont en commun d'être arrivés au Ier siècle évangéliser la Provence, d'y être morts et d'y avoir leur sépulture. Ils ont quitté la Palestine pour fuir les persécutions d'Hérode Agrippa Ier qui avait récupéré le trône de Jérusalem en 41: « Vers ce temps-là, le roi Hérode mit la main sur quelques membres de l'Eglise pour les maltraiter. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Voyant que c'était agréable aux juifs, il fit encore arrêter Pierre. » Actes des Apôtres (12, 1-3). Eusèbe dans son Histoire Ecclésiastique et Clément d'Alexandrie confirment que la dispersion des apôtres et des disciples a eu lieu douze ans après l'Ascension. Marie-Madeleine et les premiers évangélisateurs de la Provence sont donc arrivés chez nous vers l'an 43. Qui étaient-ils ? Très connus sont les amis de Jésus qui débarquèrent ensemble aux Saintes Maries de la Mer. Ils ont été choisis comme saints patrons de nos diocèses:- Lazare, saint patron du diocèse de Marseille, son premier évêque, martyr.- Marthe, patronne du diocèse d'Avignon où elle a commencé son apostolat avant de s'installer à Tarascon.- Marie-Madeleine, patronne du diocèse de Fréjus-Toulon. Elle s'est retirée à la Sainte Baume et a été enterrée à Saint-Maximin. La Provence s'est placée sous sa protection depuis le XIVe siècle.- Maximin, patron du diocèse d'Aix dont il fut le premier évêque. Marie-Jacobé et Marie Salomé, dites les Saintes-Maries, Sidoine, Marcelle et Suzanne les accompagnaient. Il y en eu d'autres qui, parmi ceux que saint Pierre et saint Paul envoyèrent évangéliser les Gaules, s'installèrent en Provence. Parmi eux:- Trophime à Arles.- Eutrope à Orange.- Ruf à Avignon, - Probace à Tourves, dans le Var
La tradition orientale. Une autre tradition rapporte qu'après la Pentecôte , Lazare, ressuscité, s'est joint aux apôtres et est venu à Chypre pour faire œuvre d'évangélisation. son tombeau est toujours vénéré à Larnaka , ville qui est le siège de l'évêché actuel de Kition ..L'empereur Léon VI le Sage (886 avait une grande vénération pour saint Lazare. Il fit édifier à Constantinople une église à son nom et y plaça le corps du saint qu'il avait ordonné d'aller chercher à Larnaka.Fêtes : le samedi veille des Rameaux (sa résurrection) et le 17 octobre (translation de ses reliques de Chypre à Constantinople).
Saint Lazare, sainte Marie Madeleine, saint Maxime et sainte Marthe avancent à l'intérieur des terres. C'est probablement à Arles qu'ils se séparent, ville qui sera évangélisée par saint Trophime. Etait-il donc de ce voyage, ce 1° évêque d'Arles ? Nul ne peut l'affirmer. Saint Maximin poursuit sa route vers Aix, où nous le rejoindrons dans un instant. Saint Lazare et sainte Marie Madeleine descendent eux vers le sud et atteignent Marseille.Ils commencent ensemble l'évangélisation de la ville portuaire, mais sainte Madeleine n'y restera pas longtemps, remontant bientôt sur Aix où elle retrouve saint Maximin. Saint Lazare, lui, va demeurer près de cinquante ans dans la ville phocéenne.Au moment où il la rejoint, Marseille est province romaine depuis plus d'un siècle. Mais elle a été fondée par les Grecs 600 ans avant Jésus-Christ, et dans toute la région on parle encore le grec. Malgré les dégâts subis par l'invasion romaine en 49 avant Jésus-Christ, la ville demeure un port renommé, dont le vaste trafic au cours des siècles a engendré bien des richesses, et dont l'influence s'étend loin à l'intérieur des terres – qui sont encore à cette époque largement boisées, et bâties de nombreuses petites cités. On y adore les divinités grecques autant que romaines, ainsi que quelques divinités égyptiennes, comme Isis et Osiris. C'est donc une ville très cosmopolite que saint Lazare s'emploie à évangéliser…La Tradition le représente priant nuit et jour, jeûnant, prêchant l'Evangile dans cette ville bigarrée aux mille visages, semeur infatigable de la Bonne Nouvelle du Christ Vivant. Ah, si la télévision avait existé à cette époque, quels beaux et captivants reportages auraient fournis cet apostolat de saint Lazare ! Il est aisé de l'imaginer, devant le temple de Diane, prêchant parmi les marchands et les pêcheurs, tout empli de l'Esprit Saint, lui que le Sauveur avait ramené à la vie… Et les âmes, tout autour de lui, touchées par la grâce, qui se convertissent peu à peu…La réputation de sa sainteté s'étendra jusqu'en Italie, et attirera Alexandre de Brescia, encore adolescent, durant la persécution de l'empereur Claude. Raffermi dans sa foi, il rentrera en Italie, vendra tous ses biens, et affrontera courageusement le martyre, qu'il sera appelé à vivre sous le règne de Néron. Bien sûr, les traces les plus importantes de l'apostolat de saint Lazare demeurent sans conteste dans le secret des âmes, et le secret de Dieu. Il reste bien peu de traces visibles, concrètes, de son passage, et leur authenticité est le sujet de controverse entre spécialistes. On voit par exemple, dans les caveaux de l'église Saint-Victor, une crypte appelée "la Confession", où saint Lazare dut se cacher avec ses néophytes durant les persécutions. Cette crypte, autrefois appelée "la grotte de sainte Madeleine", a toujours été considérée comme la catacombe de Marseille, tant elle présente d'analogies avec les catacombes de Rome. Car il ne faut pas perdre de vue que les premiers chrétiens n'étaient pas les bienvenus – c'est le moins que l'on puisse dire – au cœur de la civilisation romaine ! Dans cette crypte, à gauche de l'autel, on vénère un siège de pierre taillé dans le roc ; ce monument aurait servi à saint Lazare pour la réconciliation des pénitents. Au-dessus, on a sculpté grossièrement une figure de saint Lazare qui semble remonter au VI° siècle et qui représente ce pontife avec la palme du martyre et le bâton pastoral.
 
Saint Lazare Le ressuscité Frère de Marthe et Marie -Premier évêque de Marseille Martyr
Patron du diocèse et de la ville de Marseille - Patron de l'Eglise d'Autun
Patron des lépreux sous le nom de saint Ladre
Saint Jean nous présente Lazare alors qu'il est mourant. On annonce au Christ: « Seigneur, celui que tu aimes est malade ». Il est le frère de Marthe et Marie, et, précise l'évangéliste: « Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare ». Que fait Jésus? Il traîne. Il aurait pu se précipiter à Béthanie, guérir son ami malade, ou même le ressusciter tout de suite. Mais non. Quand il arrive, Lazare est mort. Il a été placé dans son tombeau il y a quatre jours et, détail macabre, il sent déjà mauvais. On sait que la famille de Lazare était une famille de notables fortunés et de nombreuses personnalités juives de Jérusalem se trouvaient près de Marthe et Marie lorsque Jésus arriva. Tout le monde pleurait, Marie sanglotait, et l'évangéliste nous dit qu'ému par tant de chagrin « Jésus pleura ».
Or, Jésus avait donc traîné. Il savait qu'il était recherché, qu'on attendait une bonne occasion de l'arrêter, qu'il n'avait plus que peu de jours à vivre et il avait décidé de frapper un grand coup, devant témoins : ressusciter Lazare. Il demande que l'on enlève la pierre qui ferme le tombeau et ordonne : « Lazare, viens ici. Dehors. » Et Lazare sort. Merveille pour les uns qui se convertissent, scandale pour d'autres qui vont tout raconter aux pharisiens et « à partir de ce jour ils furent résolus à le (Jésus) tuer. »
On retrouve peu après Lazare lors d'un repas à Béthanie, chez Simon le lépreux, repas auquel participait Jésus. (C'est alors qu'eut lieu la seconde onction de Marie qui scandalisa tant Judas et à l'occasion de laquelle Jésus fit une allusion à sa sépulture). Il y avait foule, tout le monde voulait les voir et « les grands prêtres résolurent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de juifs les quittaient à cause de lui et croyaient en Jésus » (Jean, 12,10-11).
Nous n'avons plus ensuite de nouvelles officielles de Lazare. La tradition nous apprend : qu'avec ses sœurs et des amis il traversa la Méditerranée sur un pauvre bateau jusqu'en Camargue,
qu'il gagna Marseille qu'il évangélisa, en devint le premier évêque. On sait qu'il y reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la foi. Il fut emprisonné Place de Lenche et souffrit le martyre sous Domitien,
- que c'est au-dessus de sa sépulture que fut construite l'abbaye de Saint-Victor.
- que son corps, moins la tête gardée à Marseille, fut confié à l'Eglise d'Autun pour qu'il ne soit pas profané par les sarrasins, (ce que confirment les échanges entre les églises de Marseille et d'Autun). Le reliquaire qui contient son chef vient d'être remis à neuf.
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L'épiscopat de Saint-Lazare à Marseille
Par saint Eugène de Mazenod Evêque de Marseille de 1837 à 1861 « L'épiscopat de Saint Lazare à Marseille rend compte de l'établissement du siège épiscopal de cette ville dans la plus haute antiquité ecclésiastique. Il est certain que Marseille, colonie Grecque, cité importante, située sur les bords de la Méditerranée, en rapport continuel avec l'Orient comme avec l'Italie, habituée également à la langue d'Athènes et à celle de Rome, a dû être visitée dès les premiers temps par les prédicateurs de l'Evangile. On ne peut s'empêcher de croire qu'en y formant une chrétienté ils y ont laissé un évêque comme ils faisaient partout. Aussi voyons-nous qu'en 290, Maximien-Hercule se montra fort irrité d'y trouver un très grand nombre de chrétiens et qu'en 303 beaucoup d'entre eux souffrirent le martyre avec Saint Victor. On y reconnaît une Eglise dès lors florissante et déjà ancienne; c'est sans doute à cause de l'ancienneté de cette Eglise qu'en 314 Oresius, Evêque de Marseille, eut la préséance, au premier Concile d'Arles sur les évêques de la Province Viennoise, même sur Marin d'Arles et sur Verus de Vienne, et c'est encore pour cette raison que les évêques de Marseille furent considérés comme métropolitainsde la Seconde Narbonnaise jusqu'au Ve siècle, époque où, d'après le Concile de Nicée, les métropoles civiles devinrent métropoles ecclésiastiques. » Lettre à Mgr l'Evêque d'Orléans (1886)
La Tradition. Selon Antoine de Ruffi dans son « Histoire de la Ville de Marseille contenant ce qui s'est passé de plus mémorable depuis sa fondation » (1696) :« L'Eglise de Marseille est l'une des premières des Gaules. Elle tire son origine de Saint Lazare, que les juifs chassèrent de Jérusalem avec Saintes Marthe, Marie-Madeleine ses sœurs, Marcelle leur servante, Saint Maximin, Saint Sidoine, l'aveugle-né, Joseph d'Arimathie et d'autres disciples de Jésus-Christ. Parce qu'ils prêchaient hautement le résurrection du Sauveur du Monde, et qu'ils l'avaient aimé chèrement durant sa vie, et pour les faire périr, ils les exposèrent dans un vaisseau sans voiles, sans avirons et sans gouvernail; mais comme il n'y a point de conseil humain qui se puisse opposer aux arrêts de la Providence, cette sainte troupe, (selon plusieurs bons auteurs , et une histoire d'Angleterre manuscrite, qui au rapport de Baronius est dans le Vatican) , aborda heureusement au port de Marseille, où s'étant débarquée elle se sépara pour aller prêcher l'Evangile dans tout le reste de la Provence: Saint Maximin et Saint Célidoine allèrent planter la foi dans la ville d'Aix, d'où ils ont été les premiers évêques, Sainte Marthe et Sainte Marcelle à Tarascon, Sainte Magdelaine et saint Lazare demeurèrent à Marseille, y prêchèrent l'Evangile, convertirent ce peuple idolâtre, et changèrent au culte du vrai Dieu le Temple de Diane en une église qui a toujours été le siège des évêques et qu'on appelle communément l'Eglise Major, ou l'Eglise Cathédrale. Il est vrai que Sainte Magdeleine après avoir demeuré quelque temps dans Marseille, se retira dans une grotte voisine, sur laquelle l'abbaye de Saint-Victor a été bâtie. Mais comme elle était trop exposée aux importunités du peuple, elle alla faire pénitence à la Sainte Baume. Quant à Saint Lazare, il passa le reste de ses jours dans Marseille, et la gouverna en qualité d'évêque jusqu'en l'an 80 de Notre Seigneur, qu'il y reçut la couronne du martyre. »
Les vestiges archéologiques
On avait encore au XIXe siècle, dans la cathédrale d'Aix, l'oratoire de Saint-Sauveur édifié par saint Maximin et Marie-Madeleine. Il a été démoli. On a trouvé à Saint-Victor de Marseille une très ancienne inscription chrétienne, la plaque funéraire de Volusianus et Fortunatus, et à la Gayolle, près de Brignoles dans le Var le plus ancien sarcophage chrétien de France.
Mais il fallut attendre Constantin au IVe siècle pour que les chrétiens puissent s'exprimer au grand jour. Les vestiges que nous avons de ces premiers temps du christianisme sont le reflet d'une Eglise déjà très vivante: de superbes sarcophages dont celui de Marthe et de Marie-Madeleine et des baptistères.
Les premiers chrétiens baptisaient les adultes par immersion dans un édifice spécifique nommé baptistère, situé près d'une église et souvent consacré à saint Jean-Baptiste. La base en était un bassin alimenté en eau. La taille du baptistère était proportionnelle au nombre des chrétiens et son luxe à la richesse de l'Eglise locale. Ils ont donc été agrandis et enrichis au fil des siècles. Les vestiges qui ont pu être étudiés prouvent à quel point l'Eglise était florissante entre Aix, Marseille et Saint-Maximin au Ve siècle :
Marseille Le baptistère de Marseille a été retrouvé près de l'Ancienne Major lors des travaux effectués pour la construction de la nouvelle cathédrale. Il est somptueux, et par ses dimensions, 25m de côté, il est même plus grand que celui de Milan, ce qui n'a rien d'étonnant si l'on admet la primauté de l'Eglise de Marseille, fondée par Lazare (enfoui sous la nouvelle cathédrale).
Saint-Maximin En 1993, à côté de la basilique de Saint Maximin, des fouilles archéologiques mirent à jour un baptistère d'un plan carré de 10 m de côté, avec une piscine baptismale hexagonale d'1,43m de diamètre, des colonnades et des chapiteaux, des restes de mosaïques et des petits vases à eau bénite. Il était contigu à une basilique paléo-chrétienne du IVè siècle et daterait du Ve, époque à laquelle saint Cassien a pu baptiser les nombreux pèlerins qui demandaient le baptême. Par son importance il égale ceux de Fréjus et Riez qui étaient villes épiscopales,
Aix-en-Provence Le baptistère d'Aix se trouvait près de l'oratoire de Saint-Sauveur. Il est du Ve siècle, superbe lui aussi, entouré de huit colonnes antiques, de plan octogonal. La cuve baptismale, d'époque paléochrétienne est plaquée de marbre. Il est plus grand que celui de Saint-Maximin ce qui est normal puisque Aix était le siège de l'évêché.
Les pèlerinages Pour les chrétiens, partir en pèlerinage c'est faire une démarche spirituelle, quitter son quotidien pour mettre ses pas dans ceux du Christ, de la Vierge Marie ou des saints, demander leur protection et obtenir la rémission de ses péchés. Qu'on aille en Terre Sainte, à Rome, à Saint Jacques de Compostelle ou bien en Provence, les routes sont balisées de sanctuaires. Très tôt, l'accueil et la garde des lieux saints s'organisent. Ainsi, saint Cassien installe des moines à la Sainte Baume et à Saint-Maximin dès le Ve siècle. Ainsi, on sait que Clovis vint à Tarascon en 500, « frappé par la grandeur et la multitude des miracles », et que « à peine eut-il touché la tombe de la sainte, qu'il fut délivré d'un mal de reins très grave, qui l'avait vivement tourmenté » nous dit Raban Maur.Mais du VIe au Xe siècle la Provence va connaître des périodes troublées par la peste, les invasions sarrasines. Dès le XIe siècle les pèlerins reprennent la route en grand nombre. Les croisés descendent dans le Midi où ils embarquent pour la Terre Sainte. Saint Louis en 1248, avant d'embarquer à Aigues-Mortes pour la septième croisade, va se recueillir à Vézelay sur les reliques de Marie-Madeleine (on croyait que le corps de la sainte y avait été transporté). Six ans après, en 1254, à son retour, le moral très affecté par l'échec de la croisade, il débarque à Hyères et se rend à la Sainte Baume et à Saint-Maximin.
La route de Saint-Jacques de Compostelle pouvait passer par la Provence car il était plus aisé et moins dangereux d'aller à Compostelle par la mer que par la terre. On embarquait donc à Marseille. Un bon exemple est celui de sainte Brigitte (la patronne des pèlerins) qui quitta la Suède en 1321 et se donna une année pour faire son aller et retour à Compostelle. Elle viendra à la Sainte Baume et à Saint-Maximin, à Tarascon et à Arles avant d'embarquer à Marseille.
D'ailleurs, au pied de la Sainte Baume l'église est consacrée à saint Jacques.
De nombreux rois et reines sont montés à la Sainte Baume. Le superbe chemin que l'on emprunte pour atteindre la grotte ne s'appelle-t-il pas le Chemin des Rois? Le « Bon Roi René », Louis XI et François Ier, Henri IV, Louis XIII y sont venus et, en 1660, Louis XIV aussi, accompagné de sa mère Anne d'Autriche. Il présida à la translation des reliques de Marie-Madeleine dans une urne de porphyre. (Leur chemin devait les mener ensuite à Cotignac). De plus, les rois se montrèrent très généreux envers les sanctuaires et les religieux qui les gardaient. Ainsi, si la basilique de Saint-Maximin est dite « royale », c'est que sa construction et son entretien furent financés par les comtes de Provence puis par les rois de France jusqu'à la Révolution. Il fallut attendre Louis XVIII et le pontificat de Pie VII pour que revive la Sainte Baume: en 1822, le pèlerinage du lundi de Pentecôte draina plus de quarante mille personnes à la grotte.
Les persécutions
Très tôt en Palestine, après la mort du Christ, les communautés chrétiennes se multiplièrent: « la parole de Dieu se répandait de plus en plus et le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem. » (Actes, VI,7). Les disciples prêchaient, pleins d'enthousiasme. Ils étaient gênants. Le premier persécuté sera saint Etienne, l'un des sept diacres, lapidé sous les yeux de celui qui deviendra saint Paul. D'autres, anonymes, suivirent. En 41, Hérode Agrippa étendit la persécution. Il fit tuer Jacques, frère de Jean et arrêter Pierre. C'est alors que les chrétiens* commencèrent à se disperser « jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes I,8)
Particulièrement gênant était Lazare, ami personnel de Jésus, frère de Marthe et Marie, le ressuscité. Il décida alors d'embarquer avec ses sœurs et leurs amis pour Marseille, comptoir phocéen depuis le VIe siècle, devenue romaine en 49 avant Jésus-Christ après avoir choisi le parti de Pompée et avoir été vaincue par Jules César. C'était une porte d'entrée privilégiée des Gaules grâce au Rhône, tout proche, par lequel tout transitait. Ils abordèrent aux Saintes Maries de la Mer et Lazare gagna Marseille où il annonça l'Evangile et dont il devint le premier évêque. On pense qu'il fut persécuté et décapité sous Domitien qui fut empereur de 81 à 96. Son martyre nous est relaté dans des extraits d'une très ancienne « Vie » conservés dans les anciens livres liturgiques de Nantes et d'Autun et cités par Faillon.
Que reproche-t-on aux Chrétiens? Ils adorent un Dieu qui refuse de prendre place dans le cercle très ouvert du panthéon romain. Comme ils deviennent de plus en plus nombreux, les empereurs les considèrent comme une menace pour la stabilité de l'Empire.
Grégoire de Tours (538-594) De Lazare, Marthe et Marie-Madeleine il ne parle pas. Les traditions de Provence sont si vivantes encore au XIXe siècle qu'elles sont représentées dans l'église de la Madeleine à Paris, et dans les fresques du Sacré-Cœur de Montmartre qui datent du début du XXe. On y voit en tête Lazare et son bâton d'évêque, Marie-Madeleine et son flacon de parfum, Marthe et la tarasque qui arrivent sur un bateau, suivis de saint Denis portant sa tête.
Raban Maur
Au IXe siècle Raban Maur, né à Mayence en 766, homme de grande culture, fut formé à l'école de Tours par Alcuin*, qui lui-même avait été disciple de saint Bède le Vénérable. Raban dirigea ensuite en Allemagne l'école du monastère de Fuld, et la rendit très célèbre. On venait consulter Raban Maur de partout. C'était un bourreau de travail qui aurait préféré vivre dans la solitude, mais il fut nommé archevêque de Mayence et le resta jusqu'à sa mort en 856.
Beaucoup parmi ses œuvres nous sont parvenues et l'abbé Faillon réussit en 1842 à se procurer sa « Vie de Marie-Madeleine » qui dormait dans la bibliothèque du collège Sainte Madeleine à Oxford. Le culte de Marie-Madeleine était vivant dans toute la chrétienté et que la tradition de Provence était connue partout.
Pour écrire son ouvrage, Raban avait à sa disposition la belle bibliothèque du monastère et parmi les documents une « Vie » du Vème siècle (début VIème?) qu'il retranscrit, et d'autres, du VIIème qui, à cette « Vie » avaient apporté beaucoup d'éléments apocryphes qu'il a éliminés dans son œuvre. Il en a fait de même pour une « Vie de sainte Marthe ». Le but de ces « Vies » était de vivifier la dévotion. On a commencé aux Ve et VIe siècles a mettre par écrit les traditions orales et ces textes étaient lus avant les offices religieux pour le plus grand bonheur des fidèles. L'œuvre de Raban Maur est précieuse en ce qu'elle conforte notre tradition.
L'abbaye de Saint Victor de Marseille. Sa consécration par Benoit IX en 1040.
Le rétablissement des indulgences. La tradition rapporte que saint Lazare, après avoir souffert le martyre Place de Lenche à Marseille, fut inhumé en dehors de la ville, comme il se devait à l'époque, dans un endroit creusé dans la roche, une ancienne carrière qui servait de nécropole. Les chrétiens pouvaient s'y cacher lors de persécutions et ils s'y réunissaient. On peut encore voir dans cette crypte la Confessionavec le siège de pierre qui servit à Lazare. Pour bénéficier de sa protection, beaucoup de chrétiens voulurent avoir leur sépulture près de celle de Lazare. C'est là aussi que fut enterré saint Victor, un soldat martyrisé au début du IVe siècle dont le monastère qui sera élevé à cet endroit gardera le nom. Les sarrasins et les normands ledétruisirent.
Consécration par Benoît IX Après le départ des sarrasins, une nouvelle église Saint Victor fut reconstruite et consacrée par le Pape Benoît IX en 1040, en présence de vingt-trois évêques de la région. On lit dans l'acte de consécration que « le monastère avait été fondé auprès de la ville de Marseille du temps d'Antonin (dit Le Pieux: 138-161) et établi dans la suite par le saint abbé Cassien » et qu'il avait possédé autrefois « les passions des saints martyrs Victor et ses compagnons, et spécialement de deux autres, Hermès et Adrien, et aussi de saint Lazare, ressuscité par Jésus-Christ, et des saints Innocents ». L'acte dit bien que les corps y avaient été, mais en 1040 on savait que celui de saint Lazare avait été transporté à Autun pour lui éviter d'être profané par les sarrasins.
L'ancien privilège Benoît IX, en présence de vingt-trois évêques de la région, rétablit également un privilège ancien, l'indulgence du jubilé, très rare, qu'avait l'église Saint Victor: « …. Par un privilège apostolique, nous rétablissons cette église dans l'ancien honneur qu'elle avait d'absoudre les pêcheurs », c'est pourquoi on l'appelait « une seconde Rome, ce qu'on lit encore gravé sur des marbres antiques, destinés à transmettre ces souvenirs aux siècles futurs….. Qu'en vertu donc de ce privilège, les portes de l'église soient ouvertes à tout pénitent qui y viendra de son pied; que ses péchés lui soient remis, et que, purifié de la laideur de ses crimes, il retourne chez lui avec allégresse, pourvu toutefois qu'il confesse ses péchés aux prêtres et qu'il s'amende à l'avenir ». Ce privilège très rare ne fait-il pas de l'abbaye de saint Victor un des très haut lieux de la chrétienté? Ne le doit-on pas à Lazare,
La prison de Saint Lazare à Marseille Place de Lenche. La prison existe toujours, Place de Lenche, Sous Domitien ( 81 à 96), saint Lazare, après avoir été battu, y fut incarcéré pour ne pas avoir voulu sacrifier aux idoles : (Il fut enfermé dans une prison souterraine très obscure), nous dit un fragment des Actes du Martyre de Saint Lazare conservé dans les anciens livres liturgiques de Nantes. Puis on lui trancha la tête.
Le reliquaire de saint Lazare à Marseille Cathédrale de la Major
Dans cette châsse se trouvent des reliques de saint Lazare, ressuscité à Béthanie par Notre Seigneur, par la suite premier évêque de Marseille et martyr.
Au centre, son chef, lequel est toujours resté à Marseille, alors que le reste de son corps fut transféré à Autun en 860 environ, où il devrait toujours se trouver dans la cathédrale saint Lazare. Mais qu'en reste-t-il après de nombreuses profanations?
En 1737, Mgr de Belsunce obtint de l'évêque d'Autun que lui fut donné un fragment de côte et trois ossements de la main. Seuls ces derniers sont dans la châsse. Le fragment de côte se trouve dans un riche reliquaire en bois doré à la paroisse Saint-Lazare de Marseille.
En 1859, saint Eugène de Mazenod obtint à son tour que lui fut donné, pris sur les reliques d'Autun, un bras de saint Lazare: on le voit dans cette châsse avec les autres reliques.
Prière des Marseillais à Saint Lazare
Saint Lazare, Patron de notre diocèse de Marseille, vous qui avez été l'ami et l'hôte du Sauveur, nous venons déposer devant vous nos hommages et nos supplications.
Soyez remercié d'avoir apporté le trésor de la foi à cette ville, la plus ancienne des Gaules, notre ville de Marseille.
Bénissez et soutenez celui qui, vous succédant de nos jours, a la lourde tâche sur ce siège que vous avez illustré par le martyre, de nous maintenir et de nous faire progresser dans la foi.
Bénissez le clergé qui l'assiste, et donnez-lui de nombreux continuateurs dans sa mission auprès de nous.
Bénissez aussi, et tout particulièrement, les édiles qui veillent à la bonne marche et à l'avenir de notre ville: donnez-leur la sagesse dans l'administration, et la lucidité dans la conduite de nos affaires.
Enfin, bénissez-nous, humbles fidèles, régénérés par le Saint Sacrifice du Calvaire. Par la possession de votre chef sacré devant lequel nous vous prions, vous êtes devenu notre hôte, comme vous l'avez été vous-même à Béthanie pour le Sauveur, avec vos sœurs Marthe et Marie Madeleine. Son amitié, ainsi que l'hospitalité que vous lui avez souvent offerte, ont fait qu'il a accompli pour vous le plus grand de ses miracles, vous ressuscitant après quatre jours passés dans la tombe.
Que cette hospitalité que nous vous offrons à notre tour, grâce à la possession de votre chef sacré, fasse que vous soyez un jour l'hôte qui nous recevra dans le ciel obtenu par votre aide et votre patronage. Ce souhait, qu'il se réalise pour tous ceux que notre chère ville de Marseille a abrités et continue à abriter. Que toutes les autorités présidant à notre Ville, religieuses et civiles, avec le peuple fidèle, deviennent ainsi vos diocésains pour l'éternité! Ainsi soit-il!
Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé Que savons-nous d'elles? Le « mémoire » liturgique en date du 24 mai nous dit que « Le culte des saintes Marie-Jacobé et Salomé est confirmé, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer où des grâces abondantes sont obtenues par leur patronage. Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels. Marie-Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude. Salomé était mère de Jacques le Majeur et de Jean. Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection.
Elles ont embarqué ensuite avec Lazare, Marie-Madeleine, Marthe et leurs amis sur le bateau qui les déposa en Camargue, dans un endroit désertique. Ils y dressèrent un pauvre autel de terre pour remercier le Seigneur de les avoir menés à bon port et là une source d'eau douce se mit à sourdre. Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé décidèrent alors de rester en cet endroit béni alors que les autres partirent évangéliser la région. A leur mort, elles furent inhumées près de la source, dans l'oratoire. On raconte qu'une égyptienne, Sara, les servaient.
On sait par le testament de saint Césaire d'Arles (Ve-VIe siècle) qu'une église existait à cet endroit, nommée Sainte Marie de la Barque, et qu'il l'avait donnée à des religieuses. Des pèlerinages y avaient été organisés très tôt. Après deux siècles d'occupation sarrasine, il ne restait rien et une nouvelle église fut reconstruite, toujours au-dessus de la source et de l'oratoire. C'est une église fortifiée qui date en partie de la fin du XIIe siècle, en partie des XIVe et XVe siècles, et qui est très connue aujourd'hui pour être le cœur de pèlerinages qui chaque année attirent les foules, de gitans particulièrement. La tradition voulant que les saintes aient leur sépulture sous l'église, en 1448 le Roi René demanda et obtint du Pape l'autorisation de mener des fouilles officielles dont le procès-verbal fut rédigé par Nicolas de Brancas, évêque de Marseille. On retrouva leurs corps qui exhalaient une merveilleuse odeur.
 
Saint Maximin Maximin était un notable, proche de la famille de Béthanie et l'un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il connaissait donc bien Lazare, Marthe et Marie, et il les accompagna lors de leur traversée. Il commença à évangéliser Aix-en-Provence aidé de Marie-Madeleine. Pour célébrer la messe et prier avec elle et les tout premiers chrétiens, il avait construit en dehors de la ville, dans un endroit solitaire, un tout petit oratoire qui ne pouvait guère contenir plus de 10 à 12 personnes, l'oratoire de Saint Sauveur.
On sait qu'il reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la foi. Puis Marie-Madeleine le laissa à son apostolat pour se retirer dans la solitude de la Sainte Baume. Le jour où elle sentit qu'elle allait mourir, elle descendit dans la plaine, retrouva Maximin qui venait à sa rencontre, qui lui donna la communion et l'ensevelit. Il demanda à avoir sa sépulture près de la sienne, ce qui fut fait. Il mourut le 7 juin, jour où l'on célèbre sa fête. Ce jour-là, dans la liturgie d'Aix, au début de l'évangile on lisait le passage de Saint Luc: « Après que le Seigneur eut choisi les douze apôtres, il désigna encore soixante-douze disciples; et il leur dit: Dans toutes les maisons où vous entrerez, dites d'abord: La paix soit à cette maison. » C'est ce qu'illustre le bas-relief qui orne le centre du somptueux sarcophage que les fidèles lui offriront au IIIe ou IVe siècle, dit aussi sarcophage de sainte Marcelle, où on le voit recevant sa mission du Christ, les bras ouverts dans l'attitude de l'orant. Saint Sidoine  lui succéda comme évêque d'Aix.
 
Sainte Marthe Elle est celle qui accueille, qui ouvre sa maison, son porte-monnaie et son cœur, la parfaite maîtresse de maison, une foi à toute épreuve. Du solide. Elle a reçu le Christ à plusieurs occasions et l'Evangile nous dit, dans le passage qui relate larésurrection de Lazare (Jean 11, 1-46), que « Jésus aimait Marthe et Marie sa sœur, et Lazare. » C'étaient de riches notables et sûrement de bons maîtres car Maximin qui fut leur intendant, Marcelle et Suzanne qui étaient à leur service les suivirent dans leur exil jusqu'en Provence.
« Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et t'agites pour beaucoup de choses; pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée. » (Luc 10, 41-42) On retrouve une dernière fois Marthe dans l'Evangile à l'occasion de la deuxième onction, chez Simon le Lépreux.
La suite, c'est la tradition de Provence qui nous la transmet: Après leur arrivée en Camargue, Marthe remonta le Rhône , apporta la foi à Avignon. Mais c'est à Tarascon qu'elle s'installa après avoir débarrassé la région de la célèbre Tarasque,un animal redoutable qui semait la terreur. Elle y construisit près du Rhône un oratoire et sa maison. C'est là qu'elle mourut et fut inhumée. Des fouilles menées en 1979 mirent à jour à cet endroit un habitat antique et un tombeau vide, peut-être le premier tombeau de la sainte qui reçut au IIIe siècle un superbe sarcophage de marbre, caché sous terre par précaution lors des invasions sarrasines comme ceux de Saint-Maximin et des Saintes Maries de la Mer et redécouvert en 1187. On y trouva une petite tablette précisant: « Beata Martha jacet hic »: La Bienheureuse Marthe repose ici. Le corps de la sainte était intact.
Louis XI qui avait une grande dévotion pour sainte Marthe lui offrit une superbe chasse reliquaire en or massif de 25 kg où l'on plaça son crâne. Qu'est-il devenu? en 1793, le conseil municipal contraint d'envoyer à

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Published by Sur les Pas des Saints - dans Prières pour la France
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